Yo les kids,

Le grand Charles adore cette époque : la nuit du 31 fut une nuit "plutôt calme" selon Libé & le Ministère de l’Intérieur (jeu des 7 différences), 1137 véhicules brûlés en une nuit malgré l’état de siège. Orwell, sweet Orwell.

Le grand Charles a passé une année "plutôt calme", d’où son activité réacosphèrique plutôt calme, mais différemment. Il vous souhaite une année aussi "plutôt calme" que 2009 l’était pour lui. Kissouilles.

Pluto calme

Et vive le Roy, évidemment.

Une expo financée par vos impôts.

Pendant que la France culturelle s’attache à David Lynch et à Sasha Sperling, ce sens du détail proustien diront les plus optimistes, de vrais artistes continuent de tracer les grandes lignes. Les  Coen, dont chaque film est une filmographie en soi, ont semble-t-il encore performé.

Extraits des critiques (ouverture de Toronto, qui concurrence de plus en plus sérieusement Cannes) de leur petit dernier A serious man (le site officiel). Déjà, le film est sur la première place du podium des critiques dudit festival.

Ensuite :

  • Peter Sciretta :

The Coen brothers’ A Serious Man is very comparable to Alexander Payne’s masterwork Election, which just happens to be one of my favorite films of all time. Both films are brilliant dark comedies about teachers who are trying to do their best, trying to do the right thing, and somewhere along the way, make one small bad decision which spirals out of control into the biggest mess you’ve ever seen.

[...]

A Serious Man is my favorite Coen Brothers film produced in the last decade, the exact period of time since Ethan and Joel created the comedy cult classic The Big Lewbowski. It is not only a brilliant dark comedy which will have you laughing out loud, but a masterful character study filled with great performances, of a family in crisis, the moral decisions they face, and the horribly funny consequences that result. The ending will have you talking about the movie well after leaving the theater, which to me is one of the definitions of great cinema.

  • Le Time est plus réservé, d’autant que les Coen ont incrusté ce disclaimer à la fin de leur générique “No Jews were harmed in the making of this motion picture.” Politiquement incorrect. Toujours ce rapport bizarre à leur judaïté, voir l’immense Barton Fink. Ils n’ont pas aimé leur enfance (milieux universitaires juifs dans le Minnesota) et je pense que Barton Fink et A serious man peuvent avoir quelque chose à voir avec cette expérience.

Larry is a familiar figure from Jewish literature that dates back to the Old Testament and up to Bruce Jay Friedman’s 1962 novel Stern, about a Jew who moves to the suburbs and endures a plague of abuse from neighbors and nature. The men at the center of Philip Roth’s novels may rage and flail, but Larry doesn’t dish out insults, he takes them. When the truth is found to be lies, and all the joy within you dies, just suck it up and hope you don’t explode. That’s Larry’s method of coping. In Stuhlberg’s precise embodiment, Larry accepts all tribulations with a mouth pressed into pruny silence, as if he had bitten into something rancid but doesn’t want to be seen spitting it out. Wouldn’t matter if he did: no one gives him a moment to articulate the psychic pains he harbors.

  • Time out NY :

Can I have been completely wrong about the Coens for more than two decades? Raising Arizona andBarton Fink were my gateway drugs into what I thought was significant cinema; now I cringe at how painfully wacky those movies are. Meanwhile, by the time The Big Lebowski came out, I thought I had smartened up, so I brandished my dislike. Yet that film is so clearly their sweetest: a frog-and-toad story and a masterpiece.

[...]

It’s not Neil Simon–esque nostalgia, but rather a dark satire on the idea of living an upright life. Larry, in his increasing panic, consults several rabbis whose wisdom is questionable. The parables they tell him go nowhere; one of them, magnificently spun to a Jimi Hendrix jam, might be the Coens’ finest sequence, period. I have a line of dialogue stuck in my head, too good to overexplain with context: “Accept the mystery.” It’s the wisest thing the Coens have written, and I’m wondering if I finally need to accept that they’ve become profound.

  • La veine autobio pour IndieWire :

The facts speak for themselves: Born in the late 1950s, the Coens grew up in a Jewish suburb of Minneapolis most likely akin to the white picket fence world where Larry’s story takes place. As a gateway to the filmmakers’ nostalgia trip, the movie suggests an emotional honesty unseen in their previous films. If Larry’s community bears a resemblance to the one of the Coens’ youth, then we should be able to read it as a guide to the seeds of their inspiration. Larry’s son embodies adolescent confusion, but he’s also an essential witness (as the Coens may have been) to the religious community’s tired rituals and incessant vanity. Coen characters who want to control their fates generally suffer as a result, and Larry makes no exception. The odds are always against him.

  • Un extrait :

  • Enfin, parmi les hypothèses de spin-off, les Coen ont relativisé la possibilité de voir un jour le film 100 minutes of Jesus tourné mais ont réaffirmé leur projet de faire le film Old Fink. Barton serait prof à Berkeley et aurait toujours une coupe qui va bien. Si le projet se réalise, ce serait comme un monde débarrassé de l’atrocité pantalonnière et peuplé de robes à fleurs. Un monde meilleur.

fleurs

Ce WE, la tour LGC SA accroche un portrait de Dominique de Villepin sur sa façade Nord en signe de soutien. Dominique, il sait qui c’est Raoul. Preuve suit, de la très grande littérature :

Voilà déjà près de six heures qu’Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin se succèdent et se confrontent à la barre. Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, prend son tour de questions face à Imad Lahoud. Fait des tours et des détours, puis soudain :

"Connaissez-vous Dominique de Villepin ?

- Oui.

- C’est-à-dire ?

- C’est-à-dire que je connais très très bien sa belle-soeur, Delphine (la soeur de Marie-Laure, l’épouse de M. de Villepin). J’ai, par son intermédiaire, rencontré Dominique de Villepin. Je dois dire que j’avais une grande admiration pour lui. C’était l’homme de l’ONU, ça m’avait beaucoup impressionné et, en tant que Libanais, j’avais été très sensible à tout ce qu’il avait dit ce jour-là.

- Quand l’avez-vous rencontré ?

- C’était en 2005. J’étais très ébranlé par toute cette affaire. A un moment, je me suis dit : ça suffit les conneries, je ne veux pas prendre pour tout le monde. Un ami m’avait conseillé d’aller dire tout ce que je savais aux juges d’Huy et Pons. Il m’avait dit : "Dans les films américains, c’est toujours le chauffeur noir qui se fait buter à la fin. Dans cette affaire, ce sera toi, le Libanais." J’en ai donc parlé à Jean-Louis Gergorin, mais il m’a repris en main et m’a dissuadé d’aller voir les juges."

C’est à ce moment-là, ajoute-t-il, que Jean-Louis Gergorin organise une "rencontre" entre Dominique de Villepin et lui. "Je l’ai rencontré chez sa belle-soeur, c’est ma voisine", raconte-t-il.

Me Metzner, l’un des avocats de M. de Villepin, intervient alors.

"Et que lui avez-vous dit ?

- Je lui ai dit que j’étais excédé par tout cela.

- Et que vous a-t-il répondu ?

- Il m’a dit qu’il fallait tenir, que la vérité triomphera et que tout ce que j’avais fait, je l’avais fait pour le bien de la France…"

Me Metzner demande à son client, M. de Villepin, de se lever.

"Connaissez-vous Imad Lahoud ?

- Monsieur le Président, je n’ai jamais rencontré Imad Lahoud."

Il marque un temps. "Mais je dois dire que j’ai été très touché par son témoignage, par l’approbation qu’il a manifestée de la politique que j’ai menée et je voudrais redire l’affection que je porte au peuple libanais…" Rires et sourires dans la salle. M. de Villepin se rassoit et savoure.

De la Réaction et du style. C’est intelligent, c’est drôle, c’est fin, c’est filou, c’est arrogant, c’est mégalo, c’est supérieur, c’est grand : c’est françois, aucun doute là-dessus. Presque digne du mot de Voltaire à Rousseau. Dominique se rassoit, remet sa mèche, sourit, remet sa mèche, réajuste son col, remet sa mèche, resourit et remet sa mèche. Quel bel homme.

Le grand Charles n’est pas franchement sarkozyste pas plus qu’il n’est gaulliste, mais cette histoire est intéressante. Le fond ne l’est pas (hormis le fait qu’une assemblée de crétins et de cadrillons organise un tel coup, ça sent quand même la puissance en coulisse qui chapeaute, peut-être pas celle que l’on croit, mais bon, notre Président est grand, c’est Etienne Mougeotte qui l’dit)  mais le sens de cette histoire l’est.

C’est l’histoire du petit-bourgeois contre le mec de rang (même si la répartition des rôles sanguinement parlant laisse à désirer), de l’autodidacte contre l’élite, du vilain contre le bellâtre, de la besogne contre l’intelligence, du tyran  colérique contre le doué impertinent et irrévérencieux. Dans nos sociétés modernes et bourgeoises, un tel duel est presque miraculeux. Dominique de Villepin brille auprès du tout-Paris pendant que Sarko est incognito à NYC et revoit son ex qui l’a fait mille fois cocu. Un goût de la scène de l’université d’été où Dominique, fantasque, les cheveux au vent, torse affuté, un labrador blanc à ses pieds, revient de la plage et le père Sarko, tout mal fagoté, en pull et enrhumé, diarréheux, qui l’attend et qui bout, triple leaule. Du grand art.  Dominique agace. Ou pourquoi il y aura toujours des petits roquets et des grands qui ont la clôsse, naturellement. C’est tout. Il y a une hiérarchie naturelle, Révolution ou non. Il faut être bon joueur, gentleman. Que la réincarnation de Marlon Brando lève mieux que moi, je n’aurais pas des envies de guillotine. Hé bien, ce doit être valable à l’échelle de la société. Une société civilisée doit comprendre cela.

Dominique de Villepin sur ce bon mot a montré qu’il était grand.

Et Sarko est tout petit.

Sarko, fâché que les TV US ne le calculent pas, s’est invité sur les plateaux français. Arlette, si tu nous lis. Comme d’habitude, comme une dédicace, il a fait son petit JPP.

Au sujet de la fiscalisation (?) des congès maladie :

Si c’est un revenu de remplacement, pourquoi il ne serait pas taxé aussi ?

Implacab’. J’vois pas pourquoi, an’effet ! JPP ! Un syllogisme conditionnel avec la syntaxe sarkozyste, des pures mathématiques de politicard, du génie en barre. Du travail d’orfèvre. Alors là, je dis non seulement oui mais je dis AUSSI bravo.

Un autre, plus faiblard :

Est-ce que vous croyez que je suis un homme à échanger l’assassin de Chapour Bakhtiar contre une étudiante ?

Aucun rapport avec la choucroute, mais ainsi le débat est clos. JPP j’échangerai un assassin contre une étudiante. Et vous ?

Je n’ai pas scruté le verbatim, je me suis contenté de quelques formes interrogatives au pif, propices aux JPP chez Sarko (voulez-vous me dire au nom de quoi/pourquoi M’ame Chabot[...], c’est quand même formidable[...], JPP [...], moi je refuse cela [...], il n’y a pas de fatalité[...], [...] c’est ça la Frônce nouvelle, M’ame Chabot). Je suis certain qu’il y en a au moins deux ou trois plus consistants.

Bonus : Sarko invente l’impôt qui, en fait, tu vois, c’est pas un impôt. C’est un impôt mais on te le rend, en fait. Citons notre cher président de la république :

J’ai pris un engagement : tout l’argent prélevé à la taxe carbone vous sera rendu.

Qu’il va nous le rendre, oh yeah. La sodomie avec une syntaxe de clando, sans doute des restes du voyage brésilien. Ce mec est épatant.

Bonus 2 : un des meilleurs laïves du Zim.

Moi, ça m’a fait penser aux Yeux dans les bleus (!). Quand Petit vanne Thuram et Henry et qu’ils se marrent. Quand Dugarry vanne Zidane. A l’époque Canal + n’avait pas retiré ces propos à l’évidence carrément génocidaires.

Une université d’été est proche de l’ambiance d’un vestiaire, c’est pas du haut-niveau mais je ne vois pas en quoi c’est condamnable. Dans les faits, Hortefeux est un vieux de la vieille qui va voir des p’tits jeunes, pas un ministre en exercice à l’Ambassade des USA, voilà le contexte. C’est d’ailleurs ce que reproche l’Elysée à Hortefeux, de la jouer un peu trop à la bon papa. L’Elysée ne lui reproche pas d’être un waciste mais un peu trop de morgue et je trouve cela assez honnête intellectuellement.

Ce n’est pas une blague raciste, c’est plus une remarque paternaliste que je ressens un peu lourdingue aujourd’hui. Mais j’imagine que lorsqu’on a 30 ans de bouteille dans un domaine, on fait assez facilement ce genre de remarque à un p’tit jeune. Le naufrage est une vieillesse, ou un truc du genre, vous savez.

Autrement, la qualification waciste est assez symptomatique de la dérive totalitarisante du régime anti-raciste en place.

Et au fond, est-ce que sa remarque est totalement illégitime ? Est-ce que sa remarque est totalement idiote ?

Poser la question du nombre est-ce totalement délirant ? Je cite le communiqué du Parti de l’In-nocence de Renaud Camus :

Le parti de l’In-nocence se réjouit de constater qu’au fond de lui M. Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, partage ses analyses et estime avec bon sens, s’agissant de l’immigration et de l’intégration, que les problèmes qui leur sont liés ne sont pas envisageables indépendamment des questions de nombre, et que ce qui est possible et souhaitable, pour une nation, quand elle a affaire, dans ces domaines, à des individus, cesse tout à fait de l’être quand elle est confrontée à des peuples entiers ou des communautés.

Le parti de l’In-nocence n’en déplore que davantage que la politique de M. Brice Hortefeux soit si éloignée de ses paroles et que, dans la déplorable lignée du président de la République, elle ne fasse qu’accélérer dans notre pays le processus de contre-colonisation massive. Si les vues de M. Hortefeux sont bien celles qu’il a subrepticement exprimées, l’hypocrisie de ses propos publics et de ces décisions n’est pas loin de relever de la trahison, de la patrie et de lui-même.

Quand on parle de "ghetto" à tout-va pour des zones irriguées subventionnellement par la république, ne parle-t-on pas de concentration massive d’une communauté sur un espace géographique restreint ? D’une classe sociale présente en masse à tel point qu’elle devient la seule et unique population ? Au fond, n’est-il pas question de nombre ?

La question du nombre et de la dilution de ce nombre dans la "communauté" nationale n’est ni une question illégitime ni totalement idiote. C’est par leur grand nombre que les populations exogènes se maintiennent et concurrencent la population en place. C’est le nombre qui créé les camps et qui appuie l’effet de contre-colonisation massive. Rien de waciste, et c’est à juste titre l’excellent B&F, numérologue historien, nous rappelle l’attachement viscéral des populations exogènes aux vestiges de la colonisation. Au fond, tout cela est histoire de sentiment.

Est-ce que c’est drôle ? Peut-on rire d’une blague présentée par Lopèz Lédzep Lopez raaaaaaaaaah, Lozès, voilà, rentier médiatique grâce au gros marronnier du wacisme, comme pas drôle ? Moi, j’aime bien l’ambiance un peu franchouillarde, ça me détend. Au pire si tu n’aimes pas lecteur, prends un petit Starbuck, emprunte un Lynch (super sympa’ les galeries Lafayette hein ?) et glisse-le dans ton Mac et ça ira mieux, je t’assure. Tu t’en remettras, va. Grand sensible.

Londres: manif anti-islamique dégénère
AFP
11/09/2009 | Mise à jour : 20:34 | Ajouter à ma sélection
La police anti-émeute est intervenue aujourd’hui pour séparer des manifestants anti-islamiques et des musulmans en colère à Harrow, un quartier du nord-ouest de Londres, a constaté un correspondant de l’AFP. La police s’est interposée en fin d’après-midi après que de jeunes musulmans, pour certains le visage masqué, eurent commencé à lancer des bâtons et des pierres à destination d’un groupe isolé d’une dizaine de manifestants anti-islamiques, aux abords d’une grande mosquée en construction, selon la même source.
La manifestation était organisée par l’organisation "Arrêt à l’islamisation de l’Europe" (SIOE), le jour du huitième anniversaire des attentats du 11-Septembre.
"On est en Angleterre, on devrait pouvoir manifester", a dit à l’AFP l’un des manifestants anti-islamiques, dont la plupart avaient la tête rasée. "J’ai deux fils dans l’armée, ils se battent en Afghanistan mais la police ne veut pas nous défendre aujourd’hui", a déclaré l’homme, proche de la cinquantaine, qui a refusé de donner son nom.
Après de premiers affrontements, la police a maintenu les manifestants anti-islamiques à l’écart, et la situation restait tendue en début de soirée alors que plusieurs centaines de jeunes musulmans et militants anti-fascistes exprimaient leur colère verbalement ou en jetant des projectiles à quelque 500 mètres de la mosquée.
Stephen Gash, un membre du SIOE — dont le slogan est "le racisme est la forme la plus basse de bêtise humaine, mais l’islamophobie est le summum du bon sens" — a expliqué que son groupe ne voulait pas de nouvelles mosquées.

Puisque le journaleux croit bon de devoir préciser que "la plupart" des manifestants anti-islamisation avait "la tête rasée" (des tondus ?), le grand Charles demande instamment à toute la profession de nous renseigner à l’avenir sur la pilosité faciale des musulmans pro-islamisation. Le grand Charles, ardent défenseur de l’Egalité pour Eux, ne voit pas pourquoi la pilosité faciale devrait être discriminée au profit de la pilosité capillaire.

Merci d’avance et bon ouïque-Andes.

Des barbus

Londres: manif anti-islamique dégénère

AFP
11/09/2009 | Mise à jour : 20:34
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La police anti-émeute est intervenue aujourd’hui pour séparer des manifestants anti-islamiques et des musulmans en colère à Harrow, un quartier du nord-ouest de Londres, a constaté un correspondant de l’AFP. La police s’est interposée en fin d’après-midi après que de jeunes musulmans, pour certains le visage masqué, eurent commencé à lancer des bâtons et des pierres à destination d’un groupe isolé d’une dizaine de manifestants anti-islamiques, aux abords d’une grande mosquée en construction, selon la même source.
La manifestation était organisée par l’organisation "Arrêt à l’islamisation de l’Europe" (SIOE), le jour du huitième anniversaire des attentats du 11-Septembre.
"On est en Angleterre, on devrait pouvoir manifester", a dit à l’AFP l’un des manifestants anti-islamiques, dont la plupart avaient la tête rasée. "J’ai deux fils dans l’armée, ils se battent en Afghanistan mais la police ne veut pas nous défendre aujourd’hui", a déclaré l’homme, proche de la cinquantaine, qui a refusé de donner son nom.
Après de premiers affrontements, la police a maintenu les manifestants anti-islamiques à l’écart, et la situation restait tendue en début de soirée alors que plusieurs centaines de jeunes musulmans et militants anti-fascistes exprimaient leur colère verbalement ou en jetant des projectiles à quelque 500 mètres de la mosquée.
Stephen Gash, un membre du SIOE — dont le slogan est "le racisme est la forme la plus basse de bêtise humaine, mais l’islamophobie est le summum du bon sens" — a expliqué que son groupe ne voulait pas de nouvelles mosquées.

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