A ceux qui ont jadis prêché dans le désert.Amis lyonnais, vous auriez pu goûter au Progrès soviétique.
Aux termes d’un plan d’opération daté du 14 octobre 1964, approuvé par le président tchécoslovaque Antonin Novotny, Moscou, raconte Petr Lunak, avait dévolu « un rôle ambitieux et difficile » à l’armée tchécoslovaque : « vaincre les armées occidentales dans le sud de l’Allemagne de l’Ouest (ex-RFA) afin d’opérer au bout d’une semaine près de la frontière française ». Après la prise de Lyon par les Tchécoslovaques, l’Armée rouge était censée prendre le relais pour atteindre les Pyrénées. Des conversations entre généraux tchèques rapportées par l’historien montrent que ces derniers jugeaient toutefois ce plan irréaliste.
Le plan, qui, selon Petr Lunak, prévoyait « 130 tirs nucléaires pour atteindre Lyon », est resté intact jusqu’en 1986, date à laquelle l’ancien numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev lançait sa perestroika et amorçait un rapprochement avec les pays occidentaux.
Ô Nostalgie.