Quelqu’un connaît-il le contenu de cette curieuse qualification juridique nommée Consentement à l’horrible ?
J’ai lu ça sur le net et je ne trouve pas d’explications serieuses. Il semblerait que ce soit une création jurisprudentielle taillée sur mesure pour Le Pen. En tout état de cause, cette qualification juridique me laisse sans voix. On peut difficilement faire plus novlang comme terme et c’est clairement une boîte de Pandore susceptible d’ouvrir une autoroute à la subjectivité du juge. Et je ne me fais guère d’illusion sur l’épaisseur intellectuelle des juges, leur honnêteté et leur capacité à mettre entre parenthèses leurs inclinaisons politiques. Autrement dit, une justice arbitraire. Ca sonne très soviétique l’idée de consentement à l’horrible.
Des infos ?
J’ai en effet des sueurs froides et en bon Citoyen je ne tiens pas à ignorer le droit; je crois en effet avoir consenti à l’Horrible non-Citoyen plusieurs fois dans ma vie. Je vais planquer des bouquins sous les lattes du parquet. A l’inverse, peut-on avoir des points de citoyenneté (pour passer les concours, obtenir des promotions etc) si l’on consent au Bien Citoyen et qu’on le fait savoir ? Achats et promotions de voitures hybrides, hébergement de Citoyens du monde, métissage comme preuve de Tolérance, adhésion à des associations Citoyennes, signatures de manifestes Citoyens, vigilance Citoyenne etc
Un ordre juste comme le nôtre se doit d’accorder la Miséricorde à ceux qui, par leurs lectures par exemple, ont au moins une fois consenti à l’Horrible. La lecture de ceux qui ont consenti à l’Horrible n’est-elle pas un aveu de consentement à l’Horrible ? La conscience Citoyenne, la distance Citoyenne plaiderais-je si j’étais avocat mais on me rétorquera qu’elle ne suffit pas et que certains bouquins de Céline sont par exemples introuvables, preuve que la République ne mise pas toujours sur la conscience Citoyenne. Pour avoir lu du Céline ou du Drieu, on risque de prendre combien ? L’avocat pertinent notera néanmoins que la République et sa Justice ne considèrent pas l’Horrible comme une valeur absolue. L’individualisation de la peine, sans doute. Suffit pas d’avoir fait couler du sang. Avoir déclaré que l’URSS avait été globalement positive, vêtir des uniformes soviétiques, faire l’apologie des Brigades Rouges c’est prescrit au bout de 24 heures ou exempté, semble-t-il. L’exception juridique française, sans doute.
