novembre 4, 2007
J’ai décidé de rendre hommage à la créativité et à la Diversité de notre Université Frâânçaiiise. Je vous dévoilerai donc les pépites des produits proposés par l’Université Fraâânçaiiiise (l’Université n’est pas un marché ! Sarko le Peuple aura ta peau ! Sarkozy si tu savaiiiiiiiiiiiis, tes réformes, tes réformes… etc).
Aujourd’hui, je commence avec du lourd.
Master Professionnel Stratégie du Développement Culturel de The University Of Avignon.
Le genre de trucs dont l’Université Frââânçaââîîsêê a le secret. Vous êtes diplômé pour avoir fumé des pétards dans des festivals de spectacles de rue financés par le contribuable dans le Sud. Cool. Mais, avec moi, on ne fait pas dans la petite monture : je vous parle d’un Master reconnu par le Nouvel Obs’ et premier du classement SBMG dans la catégorie Management des Entreprises Culturelles (de quoi rendre folle Miss Béart).
Sinon, sans déconner, on se croirait à Saint-Cyr. Remplacez communication culturelle par communication de crise et c’est bon. Ca ne rigole pas.
Cet objectif se décline sur les deux années du Master de la manière suivante :
1. Acquérir les fondamentaux à propos de la communication culturelle (M1 1er semestre)
2. Construire des outils d’action stratégique (M1 2e semestre)
3. Programmer l’action culturelle et concevoir un projet (M2 1er semestre)
4. Mettre en œuvre une stratégie : la mission sur le terrain (M2 2e semestre)
Bref, si ça vous tente de passer un semestre à acquérir les fondamentaux à propos de la communication culturelle et un autre semestre à construire des outils d’action stratégique et que vous êtes en licence, bah, renseignez vous sur le marché immobilier d’Avignon.
On sous-estime trop souvent la dimension stratégique d’une expo subventionnée. Grâce à ce Master, vous y voilà sensibilisé. Il y a des étudiants qui, dans leur bunker, conceptualisent l’exposition que vous irez visiter par courtoisie et opportunisme envers ceux qui vous y ont invité.
Qu’on se le dise.
novembre 5, 2007 at 1:27
Excellente idée, Grand.
Ma contribution personnelle, chopée à la radio à l’écoute de je ne sais plus quelle émission de “phone-in” destinée aux Jeunes: un mastère de management de missions humanitaires à l’étranger. Je ne garantis pas l’appellation à 100%, mais vous voyez l’idée.
Le plus comique, c’est que le principe de l’émission, c’était de permettre à des Jeunes de présenter une demande d’emploi à l’antenne.
N’importe quel couillon qui sait ajouter deux et deux se dit qu’une université qui pond une formation aussi pointue le fait en étroite collaboration avec les ONG qui ont besoin de “managers de missions humanitaires à l’étranger”, et que donc les étudiants qui rentrent là-dedans sont pré-recrutés avant même d’avoir fini leurs études.
Tu parles. La pauvre chérie qui téléphonait expliquait que, en gros, c’était trop injuste car personne ne voulait d’elle alors qu’elle avait fait de super-études, que y’a pas assez de débouchés, que c’est un scandale parce que l’humanitaire, c’est bien, etc.
L’animateur, forcément compatissant, lui demande donc ce qu’elle recherche, et notre étudiante lui répond qu’elle veut partir (en mission humanitaire, etc) dans UN pays africain bien précis dont j’ai oublié le nom (mais ça n’a naturellement aucune importance).
L’animateur se sent alors obligé de lui annoncer, avec tous les ménagements possibles, que si elle veut faire reluire son diplôme tout neuf, il lui faudra peut-être consentir à partir là où on a besoin d’elle, et non pas là où elle veut faire du tourisme…
Je pense que s’il lui avait dit qu’elle devrait peut-être même accepter de commencer par faire du management, etc, dans un bureau d’ONG à Clichy-sous-Bois, elle aurait risqué la crise cardiaque.
Peut-être, à l’heure qu’il est, est-elle dans une prison tchadienne avec l’Arche de Zoé?
novembre 6, 2007 at 5:39
Quelques suggestions : http://master.emagister.fr/master_commerce_equitable-ek2443.htm
Un lien qui m’a aidé à comprendre pourquoi on ne voit plus ces temps-ci que des jeunes filles - pourtant charmantes - qui déclarent un peu timidement “je fais une école de commerce” mais se redressent fièrement et ajoutent “mais pour faire du commerce équitable”.
novembre 7, 2007 at 3:53
Je vous trouve injustes car vous ne parlez même pas de mon mastère d’études théatrales au cours duquel je me suis initié à la mise en scène et à la dramaturgie ! C’est pourtant un diplôme qui offre de nombreux débouchés !
http://www.u-paris10.fr/MP02008/0/fiche___formation/
novembre 8, 2007 at 1:10
@ Robert Marchenoir et Donoso Cortes :
Le plus drôle dans les ONG et le barnum autour de ce qui est équitable & solidaire est que d’une certaine façon ce secteur reste élitiste. On se souvient lors du Tsunami que les ONG filtraient leurs bénévoles et signalaient qu’ils ne voulaient pas de bras cassés au grand coeur etc
Idem, pour l’ONU, l’exemple le plus connu où le CV et le carnet d’adresses doivent être épais.
@ Philippe :
Il est signalé dans les débouchés possibles [je cite : "Concours de l'école du TNS (option mise en scène et option dramaturgie), 4ème année des Ecoles supérieures d'art, concours de la fonction publique territoriale filière culturelle, enseignement de l'art dramatique (diplôme d'Etat, certificat d'aptitude)."] qu’il est possible d’intégrer la “fonction publique territoriale filière culturelle”. Je suis intrigué. Que comprend le secteur de la Cûlture dans la fonction publique territoriale ? Ca sent à des KM la décentralisation/doublon.
novembre 8, 2007 at 2:50
Moi j’ai pris l’option “théatre des rues et animation estivale”, c’est là qu’il y a le plus dé débouché.
L’été prochain, j’irai me rouler par terre dans les rues d’Avignon.
novembre 21, 2007 at 12:19
Avec cette formation là, au moins on sait à quoi s’attendre!
YEAHHH!!!!!!!!!
http://www.universite-lyon.fr/LYON2_ACSP/0/fiche_LYON2+++00__formation/
novembre 23, 2007 at 9:52
Et que pensez vous de “l’institut de management public et de gouvernance territoriale” ? http://www.managementpublic.univ-cezanne.fr/