Elisabeth Lévy vous cause.

Extrait :

 

Une aubaine pour les amateurs de sociologie à deux balles qui adorent pointer un doigt accusateur sur la société tout entière coupable de maltraitance à l’encontre des populations que l’on désigne désormais comme issues de la diversité. (Le fait que l’on puisse employer sans rigoler une expression aussi grotesque prouve à quel point l’esprit de sérieux s’est abattu sur ce malheureux pays, n’épargnant pas les citoyens issus de l’uniformité, également appelés Gaulois.)

A ce sujet, j’ai relevé un passage d’un commentaire de notre camarade XP sur l’excellent billet de Gai Luron. Je cite :

Imaginons qu’on ai envoyé en 37 une foule de sociologues et de psy pour interroger des jeunes gens enrolés dans la wermart ou la SS pour assayer de “comprendre”…Ils en seraient revenus avec des tonnes de portraits touchants de braves gars, auraient décelé des monceaux de detresses sociales, psychologiques, de frustrations, autant de choses totalement inutiles pour comprendre se qui allaient se passer et cerner l’essence de l’idéologie qui s’était emparé d’eux.

Sarkozy a d’ailleurs fort bien répondu à la fashion victim Chabot qui nous contait ses comptines de détresse sociale, d’accumulation d’handicaps sociaux et autres réflexes idéologiques vestiges de la domination intellectuelle marxiste. Internet n’a donc pas que des défauts même si le Conservateur relève que le célèbre Quid est menacé par Wikipédia. Nostalgie. Quand j’étais plus jeune, j’adorais les encyclopédies. Les réseaux sociaux ouébtoupohintezewo participatifs machins deviennent des menaces quand ils ringardisent ce qui leur est supérieur. Mieux vaut offrir l’intégrale Littré récupérée par le Figaro qu’une connexion internet avec Wikipedia dans les favoris. C’est plus économique, plus sérieux, plus profond et ça fait tourner le premier bureau d’études en armement d’Europe. A ce sujet, l’article réactionnaire de Wiki est un grand moment de Propagandastaffel.

Chose qui irriterait Versac qui, grand rebelle et éternel défenseur des causes perdues, n’en finit pas de pinailler devant les rafales de netbashing (ça fait smart, non ?). Toujours marrant ces sanglots pseudo-libertaires. Signalons également l’hommage que nous nous devons de rendre à Anne-Lorraine. Dignité et grandeur. J’admire la foi qui l’a portée dans son ultime combat. Elle nous interroge sur notre combativité et notre capacité de résistance.

Plus légèrement, je vous conseille de lire le blog de la dulcinée et femme de Versac. Ecrivaine qu’elle se dit. Vous y contemplerez les tracas d’une jeune maman parisienne bobo. Assez intéressant. Un parfum de décadence. Ce truc puant d’intimisme, ce nombrilisme pleurnichard tout à fait français qui se répand partout de notre musique dèsormais célèbre “la chanson française” jusqu’au cinéma français qui a à peu près tout perdu de sa superbe en passant par la somme de merdes invendables des maisons d’édition m’exaspère. Il ne faut pas s’étonner.

Mais, ne nous inquiètons pas, le camarade-clown de CSP a tout dit à leurs sujets :

Il y’ a décidément beaucoup de gens qui se masturbent la nouille par rapport à ces histoires de ouèbdeupoinzéro, et de “réseaux participatifs”, et de ce genre de bêtises, et il me semble qu’il faut recadrer les débats. Voyez ? Bon.

Et tout d’abord, il faut asséner une vérité cruelle : la blogosphère, c’est pour l’essentiel un gros bocal clos où les gens passent un temps fou à s’admirer le nombril. Ben si. L’exemple des bouffis qui s’auto-proclament “blogueurs influents” est à ce titre à mourir de rire : qui sont ces pignoufs ? Travaillant pour l’essentiel dans le parasitisme communicationel, s’entre-linkant joyeusement entre eux et vivant dans trois rues à Paris, leur seul talent semble leur capacité à “réseauter” un maximum pour se convaincre qu’ils sont de l’importance. Alors que non. Mais ils ont visiblement un urgentissime besoin d’y croire : leur narcissisme en dépend. Ce qui donne régulièrement lieu à ces guéguerres où le comble du grotesque est régulièrement atteint, et qu’on s’invective par clavier interposé, et qu’on s’auto-ostracise à coups de pixels, et que franchement, quand on assiste à ça, on aimerait bien qu’ils règlent ça au rasoir sur un terrain vague, ça serait beaucoup plus fun. Moi je trouve, en tout cas.

J’avoue avoir du mal à imaginer que l’on puisse tirer fierté de l’étude d’un impact marketinje d’une pub sur le net. Et enfin, le meilleur pour la fin, le mec des Enfants de la Zone grise, définitivement très bon. Je ne peux tout mettre en gras et je ne peux tout citer. Mais c’est remarquable :

Ce que nous « disent » de tels événements, c’est simplement que la bonne vieille Fracture Sociale est accomplie, que rien ne la rebouchera, qu’elle a toujours existé mais qu’elle était soigneusement maquillée en vague malaise de la jeunesse par le matraquage masochiste des rentiers de l’immigration massive. Et ce maquillage est craquelé comme le fond de teint d’une salope trop vieille pour refuser de négocier le prix de la passe. « Ils » ne sont pas « Nous ». Ils n’ont jamais voulu l’être, rares sont ceux d’entre eux qui ont réussi à faire illusion en gagnant assez de fric et en gravissant assez d’échelons dans la hiérarchie des Régulateurs et des spéculateurs.

Ce sont des choses que Monsieur Moyen mettra encore du temps à réaliser pleinement. Il finira par gober toute la pilule, un jour ou l’autre. Mais il sera trop tard. Et au moment de la dernière pénible déglutition, il se rendra compte aussi qu’avec la pilule, c’est un hameçon qu’il aura avalé en même temps. Un hameçon relié à des communautés dont il ne pourra plus se défaire. Elles auront la même « nationalité » que lui, c’est-à-dire des titres de séjour et des fiches de paie qui paralyseront toute intervention de l’Etat à leur encontre, quand bien même elles sortiraient les lance-roquettes pour officialiser pleinement leur autonomie territoriale.

Cette paralysie administrative mène d’ores et déjà à des paralysies analytiques auprès des instances officielles qui en ont la charge. Le choix du groupe d’appartenance culturelle, la définition d’un « Nous Autres » selon le taux de mélanine, ce sont des choses qu’aucune directive gouvernementale ni aucun lavage de cerveau lobbyesque ne peut éradiquer. Ça s’éteint naturellement chez les plèbes cacochymes et ça résiste à tout chez les peuples à l’épreuve du temps.

Vous aurez beau les enterrer sous leurs Certificat d’Européanitude reconnu par Bruxelles, encenser les bienfaits qu’ils représentent pour nos rentes AVS, nos besoin en main-d’œuvre et nos taux de fécondité honteux à se flinguer, RIEN n’y fera. Vous resterez toujours des Toubabs, des Faces de Craie, des exploiteurs, des descendants d’esclavagistes, les membres d’une race de racistes congénitaux, contre qui aucune insulte n’est assez vache ni aucun coup suffisamment dur.

Seulement, une séparation, c’est quand même une histoire de couple. Si l’un veut s’en aller mais que l’autre l’en empêche, il n’y a pas de divorce possible.

« Eux », ils ont déjà choisi. Ils veulent conserver la bagnole, la maison et la garde des enfants, mais ils nous laissent généreusement les factures, la pension alimentaire et le Devoir de Remord. En clair, ils nous foutent dehors – avec évidemment un droit de visite régulier pour nos filles et frangines prêtes à leur transmettre nos excuses en nature.