décembre 3, 2007
On ne devrait pas rire de notre malheur, mais tout de même là il y a des passages où l’on est tellement atterré par le simple aperçu du désastre à venir, que ça en devient drôle. Faut dire que le normalien y est pour quelque chose.
Finky en grande forme, toujours. Sa capacité d’indignation, sa naïveté presque progressiste, son rêve d’un retour à l’Ecole de la IIIème République comme solution sont presque touchants…
A partir de la 8ème minute (vers - 2min 30), c’est du collector. Quand il parle de l’Eglise de France, qu’il découvre progressiste semble-t-il, il est tellement effondré que ça en est drôle.
Il n’a pas encore compris que les banlieues vivent du business (ce qui ridiculise d’ailleurs toute analyse socio-économique qui postule que les revenus des habitants des cités correspondent aux minimas sociaux ; l’investigation, la présence sur le terrain -à partir du Bvd Raspail tout de même- etc etc), que le post-modernisme fournira toujours des cautions intellectuelles (repentance, analyses sociologiques à 2 balles comme dit Lévy etc).
Il faut vraiment écouter ces 10 petites minutes. La consternation va crescendo et finit par un fatalisme qui laisse deviner ce qui nous attend.
décembre 4, 2007 at 12:22
A ! merci de nous avoir sélectionné cette exquise merveille. Voilà grand-papa qui découvre ce que tout jeune toubab pas trépané du bulbe à légèrement compris : tu es une proie. Il finira par remarquer que Vatican 2 ne fut (sait-on jamais ?) peut-être pas absolument le plus grand concile de l’Eglise… Que progrès et individualisme puissent être liés et prendre source dans ses précieuses Lumières, n’allons pas jusque là. On finirait pas lire de Maistre, et ça, ce serait franchement, authentiquement, réellement grave !
Ps Cher Grand Charles, par votre commentaire à mon dernier passage, vous m’avez fait rougir comme jeune socialiste se rendant à sa première réunion de cellule lambertiste. Le grand complot libéro-neo-con sarkoziste avait refrappé ma boite à wifiser gentiment dans le samidzat moderne, petite excuse à ma malséance..
Je note le titre du Thibaudet que j’ignorais. Par contre, j’ai rencontré –préface des Mémorables de Maurice Martin du Gard) du même Thibaudet l’amusante distinction entre les auteurs qui écrivent « vicomte » (chateaubriand) et ceux qui écrivent « lieutenant » (Stendhal). Je vous la donne pour ce qu’elle vaut…
décembre 4, 2007 at 6:39
http://www.youtube.com/watch?v=o7nIiJxwyPA&feature=related
Finkie plus tranchant et plus direct.