Tâchons de rattraper le tort causé par l’autre indifférencié(e) rappeu(se).

Je suis vraiment fan du multi-dimensionnel Bob Dylan. Y’a pas, c’est un bon. Aussi vais-je lire ses Chroniques. Je suis navré pour ceux qui le haïssent ou ceux qui le connaissent mais il faut absolument ne pas passer à côté, c’est comme l’immigration chance pour la France, faut que vous l’ayez entendu une fois dans votre vie. Des fois qu’ça prenne…

Une de mes préférées (si après une telle production, l’idée de classement a encore un sens) est la classique A hard rain’s gonna fall. Une chanson bukwoskienne au possible. A ce sujet, si Will Smith n’avait pas fait son caprice negro spiritual avec Bob Marley, cette chanson eût été beaucoup plus adaptée pour le film I am legend -médiocre au passage.

Dans un autre registre, Pressing on, ma préférée de son époque chrétienne. Toujours dire à quelqu’un qui dit aimer Dylan (grosses probabilités qu’il soit un gauchiste) que vous adorez sa période chrétienne. Ça l’agacera et ça fait toujours plaisir de taquiner un crétin laïciste (pléonasme). Pressing on, donc. Il chantait cette chanson à chaque fin de concert, comme pour mieux leur dire de fermer leurs grandes gueules – à ces cons ! Thème récurrent de Dylan que celui des lamentations de l’Amicale des aigris, déclassés, ratés, perdants et autres inutiles qui nous intoxiquent avec leurs inavouables rancunes et leurs encombrantes angoisses. Faut les faire taire ces gens-là !

Many try to stop me, shake me up in my mind,
Say, “Prove to me that He is Lord, show me a sign.”
What kind of sign they need when it all come from within,
When what’s lost has been found, what’s to come has already been?