Ou Le Southern Gothic expliqué à ma fille. Tout est là.
Prenez le temps de regarder, c’est du bon.
A noter néanmoins que la trad est foireuse et sur un des points où il ne fallait justement pas être bancal.
Bell
How many a those things you got now?Ellis
Cats? Several. Wal. Depends what you
mean by got. Some are half-wild, and
some are just outlaws.
Ca donnerait plus dans l’idée :
- T’en as combien d’ces machins-là ?
- Des chats ? Plusieurs. En fait tout dépend de ce que tu entends par ‘avoir’. Certains sont à moitié sauvages, les autres sont tout simplement sans foi ni loi.
Si j’ai le temps et la patience, je vais faire un truc vraiment pas mal sur ce film ultra-réactionnaire dans l’esprit par l’action conjointe des Coen Bros et McCarthy (il faut d’ailleurs saluer la critique, ou sa bêtise ou son ignorance je ne sais pas, qui ne cesse d’encenser ce film et un auteur qui est des plus craignos selon les diktats de la pensée française de base qui soit, pire que Faulkner même, à croire qu’ils les adorent en dehors de chez eux les vrais auteurs de vraie droite dirait le Consanguin -Sartre vénérait Faulkner). Plus j’y pense, plus je crie à la masterpiece.
mars 4, 2008 at 10:50
GrandCharles,
Il n’y avait pas de juifs dans la conquête de l’ouest, ce film pue la rance culture hébraïque.
mars 4, 2008 at 11:44
En quoi relève-t-il de la culture hébraïque ?
mars 5, 2008 at 1:53
Les intérieurs sont bordéliques, sales et poussiereux comme chez les juifs, la caméra s’attarde sur des personnages vieux et insignifiants, il n’y a aucune référence à une tradition, mythe ou histoire de ce pays dans lequel ils ne sont pas venus avant le XXeme siècle.
mars 5, 2008 at 2:23
“des personnages vieux et insignifiants, il n’y a aucune référence à une tradition, mythe ou histoire de ce pays”
Nous n’avons pas vu le même film.
Plus largement, sur le judaïsme des Coen, plusieurs choses :
- ces gens-là défendent ce que j’aime. Un film bien vu et bien pensé des Coen par un spectateur moyen vaut 20 heures de consultation de François de Souche.
- Leurs inspirations chrétiennes sont évidentes, des codes aux ellipses.
- s’agissant de NCFOM, reconsidérez le discours tenu sur les indiens et leur version moderne, les mexicains.
- ils ont une grosse auto-dérision sur les juifs. Regardez Walter de Lebowski ou lisez le livre d’Ethan. J’ai dit sur ce blog qu’un film comme Barton Fink serait objectivement antisémite s’il n’était pas réalisé par des Coen.
Je rajoute qu’adapter un bouquin de McCarthy n’est pas le signe le plus flagrant d’un cosmopolitisme débridé.
mars 7, 2008 at 9:17
Je suis partagé sur ce film que j’ai vu hier. Je suis partagé car je n’ai vraisemblablement pas saisi la fin. Je dois être trop idiot pour cela. Ou alors, peut-être ai-je eu un moment d’absence. Il paraît que le Llelewyn (y a des fautes, ok) meurt. Mais quand ?
Voilà pourquoi je suis partagé. Pour le reste, je ne suis pas docteur ès Frères Coen (on ne peut pas être docteur en tout), mais j’ai beaucoup apprécié ce film qui a pris une autre dimension grâce à vos différents billets.
Sacré film.
Merci.
mars 9, 2008 at 9:34
Il meurt oui. Juste après l’épisode de la piscine où il jure fidélité à sa femme. Episode de la piscine qui reprend la scène de Mme Lebowski si vous l’avez vu.
Il meurt assassiné par les mexicos qui paniqués et crétins n’ont pas eu le temps de trouver le butin. D’où leur fuite en pagaille.
Chigurh reviendra le prendre car dans l’hôtel précédent il avait vu la combine de la conduite d’air et le Sheriff n’aura pas les couilles d’affronter l’ombre (il dit croire parfois que c’est un fantôme) et le laissera filer en allant dans la salle de bains où la seule fenêtre est fermée. Il était donc dans la chambre et il le savait (on croit voir une ombre, la serrure est détruite etc)
Sur le monologue de fin, il faut revoir cette scène avec le collègue du papy sheriff que je diffuse ici. Tout est là. C’est la scène clé (avec la scène d’introduction). C’est une scène géniale, il y a tout l’esprit du Sud dedans. C’est pour cela que je la colle, j’adôôre.
C’est par rapport à cette scène où il rend les armes et prend conseil auprès du sage qu’il parle de son grand-père dans la nuit, seule lumière. C’est pour cela qu’il voulait savoir quand c’était (1909 ? non, le jour ou la nuit ?). Il y a tout un jeu d’ombre et de lumière dans ce film (le moment le plus flagrant étant le cadre TV). Les mexicains, les indiens, l’ombre, le vieux monde avec ses codes (la médaille, Dieu etc) désuets, anachroniques, aristocratiques dans un nouveau monde qui n’a plus aucune valeur et où la violence colle aux corps.
Il faut que je fasse une suite de billets sur ce film, j’ai vraiment pas mal de trucs à dire là-dessus.
mars 10, 2008 at 10:30
Entre ombre et lumière, tout s’éclaire avec votre propos. Me doutais bien qu’il disparaissait à ce moment là…
merci.