avril 14, 2008
La première, j’ai acheté l’Action Française (toujours ce plaisir intact et aristocrate comme disait l’autre de déplaire) ce matin. On y parle de Freund (j’apprends que Freund connaissait et lisait Michel Villey, professeur qu’il faut lire et dont je vous ai déjà parlé), la méthode du storytelling comme représentation, contre-révolution etc ; sage lecture donc.
La deuxième, l’AF est en difficulté. Malgré quelques obsessions et poncifs (préférables, malgré tout, à ceux de la presse officielle), c’est un journal qui gagne à être lu. Il faut le soutenir. A cette fin, une souscription a été lancée. Prière d’adresser vos dons à Mme Geneviève Castelluccio, l’AF 2000, 10, rue Coix-des-Petits-Champs 75001 Paris.
avril 15, 2008 at 9:41
J’attends avec impatience votre premier billet consacré à Villey.
avril 15, 2008 at 10:12
Vous aurez remarqué qu’il y a des auteurs, cinéastes ou penseurs auxquels je fais souvent allusion sans pour autant écrire sur leurs travaux.
Pour la simple et bonne raison que je refuse ce truc typiquement moderne et flagrant sur le ouèbe qui consiste à être généraliste en tout, spécialiste en rien. Je me permets de parler des Coen, de Dylan ou de certains écrivains sudistes car c’est relativement contemporain et pour la simple et bonne raison qu’ils sont, à mon avis, underrated comme disent les amerloques. Et encore, honnêtement, je suis dérisoire lorsque j’évoque Faulkner, ce Balzac américain. Je ne me le permets uniquement parce que peu de gens en parlent.
Pas un mois sans lire ou relire un Balzac, je n’en parle jamais ici.
Je ne me vois vraiment pas, du haut de ma jeunesse, écrire sur Villey. Lisez ses Carnets publiés aux PUF par Jamin et Marie-Anne Frison-Roche (profs de droit à pipeau) et vous serez frappé par cette concentration d’intelligence. Ce ne sont que des prises de notes ; pourtant on devine déjà un esprit supérieur.
Simplement, pourrais-je recopier deux trois passages (sur la philosophie du droit, mai 68 et l’époque, il y a de jolies choses) de ces Carnets pour suggérer sa pensée, rien de plus.
Ici, par mon âge, par le support, je ne peux que suggérer voire recommander. Je ne peux raisonnablement faire un billet de 300 mots pour dire Villey n’a pas dit que des conneries. Ou alors, il faudrait que je juge le rendu assez brillant pour le publier mais je n’ai pas le temps d’écrire des choses un minimum structurées, référencées et travaillées pour un blog, aussi respectable soit-il (comme l’est ce présent journal :) ).
Il y a aussi la petite introduction du professeur Stéphane Rials (personnage assez fantastique, ancien président de l’Institut Villey) à l’oeuvre mais qui me semble un petit trop universitaire et accompli pour être une véritable introduction. Il a préféré ne pas dénaturer plutôt que de vulgariser.
Non, les Réflexions sur la philosophie et le droit sont à recommander et me semblent être une parfaite première approche.
avril 16, 2008 at 10:21
L’expression “billet consacré” était mal choisi, je songeais davantage à quelques extraits particulièrement représentatifs de l’oeuvre de Villey, si celle-ci s’y prête…Mais bon, le tenancier d’un blog est maître chez lui. Sniff tout de même.
avril 17, 2008 at 1:14
Je copierai des passages :)