J’apprends dans l’AF que les Editions des Mille et une nuits ont publié un ouvrage intitulé Contre Rousseau (un exemplaire avant le réapprovisionnement !). Ce court texte (90pages) du grand de Maistre a été établi d’après un texte posthume du Comte répondant au titre d’ Examen d’un écrit de Jean-Jacques Rousseau sur l’inégalité des conditions. Le tout pour 3€ !
Une lecture que vous devez hiérarchiser comme il se doit dans votre programme. Un pamphlet hostile à Rousseau sous la plume du savoyard c’est une belle affiche.
avril 14, 2008 at 9:48
Je l’ai déjà lu dans l’édition numérisée par Gallica, ça n’est pas ce qu’il a écrit de mieux. C’est un peu brouillon. Voyez plutôt le premier des Paradoxes à la marquise de Nav*** (le texte est dans l’édition Bouquins), si je me souviens bien, il dit la même chose, mieux, et surtout avec plus de concision…
avril 14, 2008 at 10:14
C’est noté. Pour l’acte militant, je vais tout de même le lire :)
avril 14, 2008 at 11:24
Vous avez parfaitement raison, il faut savoir faire des actes militants, comme ça, pour le principe, pour la beauté de la chose. Dans le même genre, je me rappelle avoir acheté Le Marchand d’oiseaux – et l’avoir relu plusieurs fois, avec ostentation. “- Honnêtement, ça t’intéresse ?” “- Non, c’est chiant comme la mort. Mais c’est Brasillach qui l’a écrit.”
avril 14, 2008 at 1:14
Ah, Brasillach c’est toujours subversif. J’ai souvenir d’une émission ouèbe (Ipol je crois) où une grande conne tout à fait conformiste et moderne s’indignait à grand renforts de consultation wikipedia que Jean-Marie Le Pen fasse la promotion du poète maudit. “Mais Brasillach c’est un fasciiiiiiiss’, c’est écrit dans Wikipedia ! “
avril 14, 2008 at 3:52
Ayant lu à peu près tout ce qu’il a écrit – et avec toute la suffisance qui caractérise la jeunesse actuelle – il me semble pouvoir dire que si effectivement c’était un des meilleurs critiques de théâtre et de cinéma d’avant-guerre, en revanche, ses romans ne valent pas tripette (Les Sept Couleurs est un bon exercice de khâgneux, amusant à la rigueur, la première partie de Comme le temps passe vaut le coup), et ses Poèmes de Fresnes, même si ça a un petit côté émouvant, dernier jour d’un condamné, u.s.w., ça n’est quand même pas grandiose. J’écrirai une synthèse à propos de Brasillach sur mon blogue, tiens, quand j’aurai le temps. Ah oui, Notre avant-guerre c’est très bien, évidemment.
avril 14, 2008 at 6:35
De Brasillach je n’ai lu que les Poèmes de Fresnes… Autrement, j’ai un penchant pour la taquinerie et l’insolence, j’ai donc une tendance à me ruer vers les auteurs blacklistés. Scandaliser les imbéciles (comme disait l’autre), mon califourchon :)
J’attends avec impatience votre synthèse.
avril 14, 2008 at 7:19
“(…) l’homme étant un être actif et perfectible, et son action ne pouvant s’exercer que sur les êtres qui l’environnent, il s’ensuit que ces êtres NE SONT PAS D’EUX MÊME CE QU’ILS DOIVENT ÊTRE, parce que ces être sont coordonnés avec l’existence et les attributs de l’homme (…)
Donc le boeuf est fait POUR labourer, le cheval POUR être bridé (…) Donc L’ART EST LA NATURE DE L’HOMME, donc l’ordre que nous voyons est l’ordre naturel.”
Contre Rousseau – mille et une nuit – p 50
dur d’apprécier après une première lecture l’importance de ce texte/ébauche au sein du corpus maistrien mais déjà cet extrait… (avec ces “donc” péremptoires évidement).
avril 14, 2008 at 7:35
L’ami fan de Nimier disait “un peu brouillon”. Je crois qu’on y est.
avril 14, 2008 at 10:46
Baaah, Brasillach, plus personne connaît…vous prenez pas de risque…la provoc ne prend même plus…
(”robert brasillach”: 41 000 occurences sur google
“joseph de maistre”: 150 000
“jean-jacques rousseau”: 1 500 000
“jk rowling”: 10 000 000 )
avril 14, 2008 at 11:33
Pour Brasillach , vous oubliez quand même ” Présence de Virgile ” et son “Corneille ” .Sinon, bien d’accord pour ses romans .Son “Histoire du cinéma” avec Bardèche reste intéressante …
D’accord aussi pour les “actes militants ” ….J’oblige même la FNAC à me les commander ,idem pour Drieu et …Raspail ,usw …!