Vous avez sans doute entendu parler des déclarations de Barack Hussein Obama.
C’est ici. Le son est dégueulasse, lisez la transcription.
Pour les hommes pressés, voici ce qu’il dit :
“les pauvres gens se sentent délaissés au niveau économique et du coup se rattachent à la religion, à la violence ou à leur antipathie à des gens qui ne leur ressemblent pas ou à des sentiments racistes envers les clandestins.”
Mépris classique du peuple par les élites diront les françois. Le français y est habitué (dernier exemple en date, Lisbonne).
Aux USA, ça ne passe pas. Il faut lire les commentaires des américains, c’est très intéressant. Les gauchistes ont le même niveau de boboïsme que les français mais les US de droite sont vraiment de droite. Là, ça diffère de la France. C’est presque surprenant à nos yeux. Un exemple de commentaire :
Obama includes religion, along with guns, xenophobia, and bigotry as things that small town people cling to because they are bitter at their economic disadvantage.
He says this in private to wealthy San Fransisco donors, who probably feel the same way and did not consider it controversial.
His attempt to “unsay” it and claim that what he meant to say was some construct he obviously wished he had said was laughable.
There was nothing unclear about his original statement on April 6. He thinks religion is an anachronism that will disappear with prosperity.
While his supporters may “cling” to the hope that this will blow over, Obama is toast.
Americans will rightfully not elect a secular humanist or atheist as president.
avril 14, 2008 at 6:46
Les Français, anti-américains et anti-libéraux pour la plupart, ne se rendent absolument pas compte du rôle essentiel de la religion aux Etats-Unis. 80% des Américains sont croyants.
A vrai dire, ils ne se rendent pas compte du rôle absolument essentiel de la religion dans le capitalisme.
Si celui-ci a tant prospéré, si les Etats-Unis en furent le phare, c’est que les valeurs altruistes de la religion chrétienne (et du protestantisme en particulier) canalisaient les tentations égoïstes et destructrices du culte de l’argent.
Pour Samuel Huntington, la religion est la toute première valeur qui fonde l’identité américaine.
La religion disparue, en Europe, le capitalisme devient socialement destructeur. C’est ce régime que les incultes anti-libéraux appellent le libéralisme.
avril 14, 2008 at 6:55
Robert, que parlez-vous de charité, d’altruisme, ces valeurs rétrogrades ?!
C’est l’Etat qui doit opérer la redistribution ! A ce titre, il faut voir les chiffres des dons américains, ceux des fondations et surtout des versements anciens élèves à leurs écoles, une certaine transcendance.
Même en allant au-delà du capitalisme américain, voyez les fonds souverains de la Norvège ou des pays arabes. Même les grands capitaines d’industrie catholiques français. Les exemples fusent.
C’est ce qui me navre le plus dans “notre camp”, cette méfiance à l’endroit du capital-qui-vicie-tout, ce péché de l’intelligence. C’est le monde désincarné qui ouvre la voie à l’oisiveté, pas l’argent en tant que tel. Politique d’abord disent-ils, qu’ils comprennent les sens cachés de ce précepte.
avril 14, 2008 at 7:01
Evidemment, les mêmes qui conspuent le-grand-capital-qui-vicie-nos-valeurs-traditionnelles sont les mêmes qui se réclament du réalisme aristotélicien en omettant soigneusement son actualisation par Aron.
avril 15, 2008 at 3:27
Dans la même veine, andré dufour sur libertyvox illustre encore une fois la faillite de l’europe par la faute de nos élites.
Sur facebook j’ai une discussiont rès intéressante avec descoings le directeur de sciences po: il veut la discrimination positive parce qu’il a peur et il est lache.
idem pour moscovici qui soutien l’entrée de la turquie dans ‘leurope (vu sur le blog de quatremer) et malgré tout ce que la turquie a de négatif. La peur les guide et la haine de soit et les “beaufs” les empeche de se reprendre.
avril 15, 2008 at 5:56
Richie est une caricature totale.