mai 4, 2008
Egalité & Réconciliation
Posted by Charles under Chroniques des préparatifs de la guerre civile, On n'arrête pas le Progrès
Par les très undâground Romain Costa-Gavras aka Dis-Papa-comment-on-fait-un-film (tu vois y’a du Kassovitz et du Kubrick dans mon art, yo knâ ?), Xavier Dulong de Rosnay et Gaspard Augé (semi-fripouilles de l’électro).
mai 4, 2008 at 10:33
Douce France,
Cher pays de mon enfance.
mai 5, 2008 at 8:18
Quel est le but ?
- Dire que les Noirs et les Arabes sont des racailles ?
- Dire que les Noirs et les Arabes sont des victimes de la société ?
- Dire que la banlieue est la cause de la “racaillitude” (comme dirait Marie-Ségo) des Noirs et des Arabes ?
- Dire que les sweat-capuches seront à la mode cet automne ?
- Dire que rouler en BX ça craint ?
- Dire qu’en bande, y a un esprit, donc on se le partage (c’est du Coluche) ?
La violence (quoique) en moins, ça me rappelle les Halles-Châtelet aux heures de pointe.
mai 5, 2008 at 10:51
Filston Costas-Gravas qui ferait dans la dénonciation politiquement incorrecte ?
Kourtrajmé ?
Les ambianceurs de backroom Xavier Dulong de Rosnay et Gaspard Augé ?
Vous déconnez ?
Non, tout cela relève du fantasme petit-bourgeois qui consiste à s’émerveiller devant le nihilisme de la société qu’ils ont enfantée.
Il y a aussi l’idée d’un glissement de la sphère de “contestation-sociale” dans les banlieues. Pur fantasme, on l’aura compris.
J’ai lu, je crois que c’est chez le Nouvel Obs, un truc du genre “et si Mai 2008 commençait dans les banlieues” avec ce clip est un remake d’”Orange mécanique” patati patata. Grotesque.
C’est aussi grotesque que de comparer Kubrick et Burgess à un clip, truc moderne au possible qui consiste à meubler une musique vide. Mozart, pas besoin de clip. A cet égard, Bob Dylan a dit des choses intéressantes sur cette manie du clip, remède au vide total de la musique moderne. L’image sans le son.
Pas un semi-cloporte du top 50 ne peut se passer de clip. Et ce n’est-pas-la-pression-de-l’industrie-du-disque (dossier spécial Les Inrocks, la musique peut-elle être une industrie ?) qui l’impose mais leur modernité, leur sample de 3 notes qui tourne en boucle, leurs paroles qui font douter de l’existence d’une civilisation etc
On a malgré tout un certain plaisir à voir le sorbonnard à lunettes, le junkie à rastas renifler un peu les dopes de la Diversité, du trop plein de sécuritaire, de la destruction minutieuse de la famille, de l’érosion de la figure paternelle, la sécularisation de la société et du multiculturalisme qu’ils nous refourguent chaque jour à grosse dose. Et quelques grosses envies de violence en one-to-one. Mais tout cela est malsain et très peu chrétien.
Je suis pour le Grand-Paris et des lignes directes Bobigny-Saint-Germain. Histoire de partager tous ensemble le festin que nous ont préparé nos chers politiques. Une histoire de fraternité républicaine et de mixité-sociale, sans doute.
mai 6, 2008 at 8:44
mouais, ce morceau est l’un des seuls corrects de l’album de Justice.
mai 7, 2008 at 4:33
Je viens de voir le clip - sans le son, je suis au taf’ - c’est effrayant…
mai 8, 2008 at 10:54
C’est étrange cette façon de fantasmer la violence, de la mettre inconsciemment sur un piédestal tout en prétendant la dénoncer.