I’m pressing on
mai 6, 2008 par Le Grand Charles
Je suis -vraiment- catholique depuis cet instant où j’ai compris que seule la Bible était garante de paix universelle comme dirait l’autre. Je n’ai jamais rien trouvé d’autre. Pourtant, ce n’est pas faute de bouquiner.
Or, je n’ai jamais compris comment on peut ne pas être croyant. Si nous n’étions pas en république laïciste, je dirais plus précisément, catholique.
Déjà, pascalement dirais-je, comment ne pas avoir besoin de croire lorsque la laideur de ce bas-monde s’impose quotidiennement à nos yeux pourtant mis au pas depuis le protocole d’accouchement ?
Sans la foi, tout est dépourvu de relief. On s’emmerde, non ?
Alors, on s’invente des évasions. Supplétivement. Sûr que si la foi illuminait le monde, bien des affaires se casseraient la gueule. Faut bien dire que la seule alternative honnête à la foi n’est autre que le suicide. Pas rentable. Autant abrutir puis proposer l’évasion, le Progrès, la rupture. A cet égard, nul doute qu’il y aurait bien de ça dans la politique actuelle. La rupture et le Progrès, ils l’avouent. L’abrutissement généralisé comme suicide mal-assumé, c’est plus compliqué.
Mais surtout, comment croire, comment garder l’espoir, quand déjà depuis quelques millénaires ça n’en finit pas de foirer, quand jamais rien ne réussit, quand il n’en suffit que d’un pour que les projets d’un autre soient compromis, quand tout a été pensé, repensé puis post-pensé et que pourtant tout foire toujours, quand même la lecture intégrale des plus brillants esprits couplée aux expériences les plus enrichissantes projetées à l’universel n’arrangeront rien, quand rien n’a de sens et que tout est si insignifiant ?
Du moins, moi, c’est comme ça que j’le vois comme dirait Goldofaf (séquence : effrayer un peu plus le lecteur vigilant).
Je veux dire, vous pensez qu’ils croient sincèrement, réellement, vraiment que lorsque le mariage homo sera adopté, lorsque le “racisme” sera vaincu à coup de mariage forcé politique, pardon de métissage, lorsqu’il y aura un peu plus de service public des fois que, tout ça, tout irait mieux ou ne serait-ce qu’un peu mieux ?
Jamais soif de Progrès ne sera assouvie. Sans cesse, il faudra promener l’idiot utile à l’optimisme béat dans les jardins de la vertu. Il y a toujours un couac, on ne cesse de les résoudre que déjà d’autres couacs font leur apparition. A la fin, y’aura intérêt que ce soit le bonheur sur terre car on en aura mené des luttes et on en aura trucidé des bêtes immondes, camarade !
I just don’t understand it.
Tout cela n’a pas de sens. Vanité etc
Ou alors, faut-il attendre d’avoir éprouvé toutes les vanités de ce bas-monde comme ces inconnus du vieil âge que l’on voit devenir soudainement assidus aux seules obligations qui vaillent.
Une sorte de purge, mais est-elle longue lorsque l’aiguille tourne. Sans cesse, même au repos.
M’enfin, ce que j’en dis… Ca fait tourner les psys, les pompiers, les agences de voyage et la presse féminine.
Moi, je persiste…
Magnifique gospel piano, avec ce passage :
Many try to stop me, shake me up in my mind,
Say, “Prove to me that He is Lord, show me a sign.”
What kind of sign they need when it all come from within,
When what’s lost has been found, what’s to come has already been?











Je me suis toujours dit:
“Comment on peut ne pas être juif”.
Ca doit être une question de point de vue.
Oui, voilà, une question de point de vue
En même temps, quand on compte le nombre de sociaux-traîtres que compte l’église catholique de France, on se pose aussi des questions
!
j’aurai grand plaisir à adhérer a votre sympathique congrégation, mais il faut avouer que les hommes n’ont pas l’air égaux devant la foi, ce qui finalement me donne une raison plus que suffisante pour prendre contact avec ce bon vieux Louis Schweitzer.
Humour de mauvais goût mis a part, le “show me a sign’, résume bien mon petit désespoir personnel dans cette vaste question qu’est l’espérance.
Mais quel signe attendent-ils quand tout vient de l’intérieur, quand ce qui est perdu a déjà été trouvé, quand ce qui doit arriver s’est déjà produit ?
“Je suis -vraiment- catholique depuis cet instant où j’ai compris que seule la Bible était garante de paix universelle comme dirait l’autre. Je n’ai jamais rien trouvé d’autre. Pourtant, ce n’est pas faute de bouquiner.”
J’étais dans la même situation, jusqu’à ce que je lise les Principia Discordia. C’est souverain contre le dogmatisme, paraît-il. Toutefois les références culturelles à posséder sont nombreuses.