Je reçois souvent des invitations (quand elles ne sont pas classées en spam, évitez les URL dans le formulaire), il me faut alors mettre les choses au clair.

Je suis un dandy subversif qui fume des Dunhill et qui écoute les slams de Murray dans son Ipod ; je ne déconne pas ; j’ai la mine grave ; longtemps, j’ai hésité entre ouvrir un blog réac et m’acheter un chien, de la came et des piercings ; je suis un esthète dépressif ; je ne réponds pas aux journalistes ; je suis un rebelle en 3pièces sur-mesure ; j’ai toujours un air désabusé ; je n’aime que Le Beau© tout en n’étant pas chrétien ; je ne cire plus mes pompes londoniennes ; je ne vais plus à la messe, l’espérance c’est pour les naïfs collectivistes ; même la typologie de liberaux.org (dans le genre enculage de mouche, allez-y, vous allez vous marrer et c’est plus drôle que de se moquer des cathos même quand c’est très tentant) ne répond plus à la subtilité de mon positionnement hayeko-vonmisien ; je bourre de tracts libermachinstrucs les poinçonneuses du service public pourtant payant ; depuis que les tickets de métro ne sont plus violets, j’ai quitté Alternative Libérale pour l’Amicale des Maurrassiens hayeko-vonmisiens ; je suis un groupuscule à moi tout seul ; je suis méchant, je suis un fou, je suis infréquentable, je suis un vrai réac de chez vrai réac, bordel ! ! ! !

Alors, comment peut-on encore m’inviter, merde ? Les menus, les meeting points, les heures de RDV, tout ce collectivisme m’oppresse. Et il m’en faut peu. Ces égards égratignent ma subversion jusqu’alors pure.