J’ai failli oublier. Globalement, activité marrante et parfois hilarante. Des grands moments de geekeries à me marrer devant un écran, lamentable. Autrement, toujours cette impression de peaufiner éternellement qui m’enchante mais qui me rend très critique sur tout article écrit il y a plus d’une semaine.

J’ai commencé ce blog par une posture au-dessus de la masse bruyante (la citation de Steinbeck), posture que je trouve aujourd’hui ridicule, snobinarde, bourgeoise et grandiloquente. Ce bleaugue a donc servi. Ensuite, je pense avoir affiné mon point de vue sur le libéralisme. Je maintiens néanmoins ma ligne politique ; le libéralisme couplé à une véritable vision stratégique (ne pas brader les actifs, ne pas négliger la défense etc et de manière générale considérer le marché comme la solution la plus apte pour ce qui relève de la petite politique et une politique plus conservatrice, plus stratégique pour la graônde politique) est la solution a minima, le royalisme la plus ambitieuse. Un libéralisme imbécile (laïcisme, avortement, mariage gay, Education à fonds perdus etc) revenant ni plus ni moins à la social-démocratie, horreur.

Sur l’immigration, rien n’a changé. L’immigration est un déracinement et une violation du droit qui me semble le plus fondamental, à savoir le droit d’évoluer dans sa culture d’origine et le droit au respect de celle-ci. L’immigration est malheureusement portée par des libéraux imbéciles qui voient dans la donnée humaine la seule variable d’ajustement et un levier de croissance. Je ne leur en veux qu’à moitié, étant entendu que la pression fiscale française conduit inévitablement à considérer la ressource humaine comme la seule variable manipulable. L’immigration, le stage comme contrat de droit commun des embauches, tout est lié : c’est parce que la pression fiscale est délirante que les entreprises se ruent sur la dernière donnée variable restante. C’est leur seule voie pour améliorer la compétitivité. Tout le reste (fiscalité, normes etc) est structurel et impossible à manipuler ou n’offre que très peu de possibilités d’optimisation. Enfin, c’est le progressisme petit-bourgeois qui introduit l’idée qu’un 1500 net dans un open-space avec des lunettes carrées et une carte de fidélité chez tous les psys du coin est préférable à une activité manuelle, par exemple. Je revendique donc l’étiquette de réactionnaire : c’est le progrès considéré comme idéologie totale, intégrée à chaque degré de l’économie, de la société, de la culture, qui nous a conduit au désastre. De la solidarité (traduction progressiste : fiscalité élevée et injuste) à l’esprit petit-bourgeois (traduction : dévalorisation des activités manuelles et de la famille), tout me semble venir de là.

Pour lever un malentendu qui pourrait persister, je ne suis évidemment pas gaulliste. C’est de Gaulle qui a dressé le pupitre à partir duquel la gôche exercera son magistère intellectuel sur la culture, la vie des idées, l’art etc C’est de Gaulle, vexé et égocentrique, qui a émasculé l’armée française (je reste un fervent admirateur de l’organisation politique, économique -l’oyak- etc de l’armée turque), c’est de Gaulle qui a introduit cette idée crétine par laquelle le Peuple a raison, récupération hérétique du précepte Vox populi, Vox dei (Ellul a tout dit là-dessus, je copierai le passage lorsque j’aurai le temps), bref je ne suis pas gaulliste et le titre -ridicule- de ce bleaugue n’est que dérision et vanité.

Gros effleurage de plafond également avec le fait d’écrire seul. Ca tourne vite à l’ego trip et au grand n’importe quoi. J’aimerais un bleaugue plus collectif sur une autre structure avec d’autres auteurs inconnus de la réacosphère subversive qui si possible apporteraient du neuf. J’ai pensé à certains amis mais là pour le coup les chercheurs très sérieux y verront vraiment un esprit sectaire. Et ça sonnerait trop private joke, on s’comprend etc

L’ouverture, donc. Nous verrons bien.

Voilà, ravi de cette expérience et mes salutations aux visiteurs.

Deo gratias !