Toujours plus loin, voilà le slogan du progressisme. On a pu encore le constater. L’inconvénient de n’écouter Finky que par Podcast, c’est que l’on rate certaines choses. Vu sur Causeur (je vous encourage à lire l’article d’Elisabeth Lévy dans son intégralité) :
Samedi dernier, pour annoncer “Répliques”, l’émission d’Alain Finkielkraut qui est le fleuron de la chaîne, voilà en effet la petite déclaration dont il s’est fendu, déclaration que chacun peut écouter sur le site : “Aujourd’hui, Alain Finkielkraut débat avec Renaud Camus. Personnellement, je ne trouve pas d’ailleurs qu’il y ait matière à débat avec Renaud Camus, surtout après le livre qu’il vient de publier. Mais c’est un avis très personnel. Allez passons, oublions. Finie l’amertume de la pseudo-déculturation. Et tiens, je vous propose de se quitter avec un bon antidote, généreux, un hymne à la diversité. Et je vous le dis comme je le pense : c’est plutôt ça, ma France à moi, celle que j’aime, et pas celle de Renaud Camus.” On ne s’en étonnera pas : producteur dans une chaîne qui s’appelle France Culture, Frédéric Martel n’a rien trouvé de mieux à opposer à la passionnante réflexion de Camus sur La grande déculturation (Fayard) que la chanson de la grande artiste Diam’s Ma France à moi.
Le membre du clergé médiatique qui fait ses annonces après la Messe, tout est normal au pays des radios d’Etat. La diffusion du son de l’autre sur france cul (un antidote généreux et un hymne à la Diversité qu’il dit, sans crainte du ridicule… Si c’est pas mignon) est un moment collector de bêtise militante. On ne cesse d’être surpris par la doxa règnante. Pauvres progressistes qui n’ont plus que Diam’s et Cali pour vendre leur soupe. Bref. Frédéric Martel (ami d’Alain Bécile) qui doit éprouver quelques difficultés d’ordre psychologique avec un patronyme si peu Citoyen, ne trouve rien de mieux que l’autre anti-sexuelle pour répondre au paraît-il très bon essai de Camus. Même le Cultural Gang Bang n’y aurait pas pensé.
Nous sommes entourés de caricatures, c’est à peine croyable. Et évidemment, comme le rapelle Elisabeth Lévy, dans le pays de la Diversité, on aime tous les avis à la seule condition qu’ils répondent à l’idéologie officielle et très étroite de la Diversité. Les Divers et affiliés ne tolèrent qu’eux-mêmes. Rien ne doit arrêter la marche heureuse et triomphale du Progrès. C’est ainsi.
juin 19, 2008 at 11:01
Ma foi, ça cogne sur Causeur. Merci pour le lien.
juin 20, 2008 at 9:06
oui, c’est pitoyable. la prolétarisation intellectuelle dont parle Camus.
l’intolérance absolue de ces cuistres qui se prétendent généreux.
quelle résistant ce Martel….porte bien mal son nom cette crevure
juin 20, 2008 at 9:33
Ouiiiii, j’avais entendu le petit aparté très citoyen du Frère Martel qui officie dans la Chapelle de St-France Cul.
J’ai eu l’impression, en plus de me ramasser un méchant coup de crucifix républicain sur le crâne, de me prendre une balle sociologique dans la tête!
juin 20, 2008 at 11:26
Au nom du CGB, je te remercie de toute cette propagande régulière pro-CGB. Que ton nom soit sanctifié et que ton avenir soit à la hauteur de tes espérances et de ton talent.
Amicalement,
Paracelse
juin 21, 2008 at 2:42
Au fond, c’était assez amusant : Martel a donné pleinement raison à Renaud Camus, avant même que celui-ci ait pu ouvrir la bouche.
(Comment ça, j’ai déjà dit ça chez Hoplite ?)
juin 21, 2008 at 8:50
@ Paracelse :
Vous êtes bien aimable. Par ce commentaire, j’officialise ma fidélité au CGB. 4ever et pour toujours !
@ Didier Goux :
Vous, ici ?
Passé cette porte, vous serez définitivement catalogué réactionnaire. Achtung ! Huhu, sachez que j’apprécie le ton de votre blog.
Autrement, je crois savoir que vous êtes un fidèle du sieur Camus. Je n’ai pas lu sa Grande déculturation, mais j’ai écouté mon ami Finky converser avec Renaud Camus, survivance esthétique et donc insolent en ces temps d’égalitarisme (”scandale ambulant” dirait Finky), et j’ai relevé une notion tout à fait intéressante proposée par ledit écrivain, celle du renouvellement par les marges. L’idée d’un centre névralgique, une aristocratie culturelle (ou simplement une aristocratie dirais-je mais passons), qui se renouvelle aux marges, me plaît grandement. Un parfum XVIIème. A approfondir et à lire, donc !
Bien à vous.