On reproche souvent aux réacs de ne pas avoir de propositions concrètes. Alors, moi, à part les robes à fleurs, j’ai identifié deux choses concrètes, raisonnablement accessibles, qui sont 1) une fiscalité toujours aussi illisible 2) une liberté d’éducation. C’est simple, ça se lobbyise et c’est ce qu’il y a de plus fondamental pour une survie durable (le fric et les cerveaux).
1) Pourquoi une fiscalité illisible ? Ca filtre, et c’est fait pour cela. Plus une fiscalité est illisible plus elle est à l’avantage de celui qui a les moyens de la lire. Moyens intellectuels ou financiers (payer des mecs). Le SBA, c’est ça, dans l’idée. Assurer un crédit d’heures d’assistance aux PME. Le patron moyen, il n’a pas le réflexe (et sans doute pas les moyens), de payer un spécialiste en optimisation fiscale. Ca ne fait pas partie de sa culture (ça change certes), donc il se fait plumer. Tandis que la multinationale de La Défense elle a des services entiers et des prestataires dédiés entièrement à cette mission. Donc, il faut garder des niches fiscales et tous les tours de passe-passe qui permettent aux informés de ne pas être asphyxié. Le but étant toujours de se faire voler le moins possible par la République, son armée pléthorique d’incapables et son empire d’assistés. Puisqu’une baisse des impôts n’est pas envisageable à terme, il faut donc perpétuer cette tradition républicaine de l’illisibilité de la fiscalité. Tant pis pour les petits, les femmes et les enfants.
2)La liberté d’éducation, faut-il détailler ? Si l’Education Nationale poursuit son oeuvre, celui qui détiendra le savoir sera le roi. Il faut donc s’approprier les lieux d’excellence, et en constituer. Les USA ont créé ex-nihilo des universités d’excellence ( 8 sur 10 dans le dernier classement Shangaï) et ce sans tradition monastique (Oxford et Cambridge, les 2 autres du top 10).
Dans l’absolu, ça ne sert à rien de distribuer des tracts anti-IVG à des gens qui tournent toute la journée à Fun Radio et Ruquier et qui considèrent surtout ces derniers comme de la culture (on peut écouter de la merde en ayant conscience que c’est de la merde, ça ne pose alors aucun problème). Ca ne leur parle même pas. L’éducation est vraiment un défi-clé. Toute idée un brin réac (artistique, littéraire, catholique, économique) est inaccessible pour l’abruti moyen. Ne serait-ce qu’écrire à peu près correctement le français aujourd’hui vous situe dans les upper-classes. C’est ça, la réalité. Alors, citer Saint Thomas d’Aquin en latin sur des tracts confectionnés sur Paint distribués dans la rue, c’est tout de même être un peu à côté de la plaque. Alors oui, il y a de la bonne volonté, c’est mignon etc mais il y a aussi un devoir d’efficacité, la beauté du geste ne fait pas tout. Saint Thomas d’Aquin justement avait conceptualisé tout un schéma rhétorique complexe qui structure toutes sa Somme. Pas folle la guêpe.
L’autre fois, en cherchant la citation de Schopenhauer sur l’islam, je suis tombé sur un passage 4 accolades (comment ai-je pu lire un tel pavé) où Schopenhauer disait qu’en qques sortes, les penseurs d’inspiration chrétienne apportent une autre dimension à toutes les Ecritures et la théologie et que celle-ci relativement à une époque fait sans doute plus pour le développement de la religion qu’une armée d’écclésiastiques. Pascal, Faulkner et Kierkegaard , même Montaigne (!) par exemple ont peut-être plus fait pour le développement de ma foi que la plupart des prêtres et des médias censés être catholiques que j’ai pu lire ou écouter.
Alors, ce sera mes deux nouvelles obsessions de la saison 2. Je développerai donc ces deux idées tout au long de la saison 2.
Un rapport de l’Institut Montaigne estime que la réalisation des objectifs fixés pour l’éolien lors du Grenelle de l’environnement va entraîner un surcoût d’un milliard d’euro par an jusqu’en 2020, puis de 2,5 milliards d’euros par an.
L’électricité issue du vent pourrait s’avérer coûteuse pour le contribuable. L’Institut Montaigne montre dans sa dernière étude que la réalisation des objectifs de développement de l’éolien fixé lors du Grenelle de l’environnement pourrait se traduire par un surcoût d’1 milliard d’euro par an d’ici à 2020, voire de 2,5 milliards d’euros par avant après cette date.
Voilà, faites vos calculs.
Evidemment, il faut aussi signaler le travail accompli par cette remarquable association.
août 19, 2008 at 3:24
Content de vous voir de retour…
Pour ce qui est de l’eolien, il apparait de plus en plus clairement que seuls les margoulins qui en vendent vont en profiter… Maintenant que j’y pense, je vais peut etre changer de secteur!
août 20, 2008 at 9:11
Ces cochonneries commencent à pousser dangereusement dans le petit coin d’Auvergne où je vais me réfugier une partie de l’été. Il semblerait que des fripouilles hantent nos campagnes et persuadent les agriculteurs qu’ils ont à y gagner en plantant un de ces machins sur un champ un peu surélevé. Sauf que dans la plupart des cas lesdits machins ne tournent jamais et ne servent à rien, EDF n’ayant besoin que très occasionnellement de leurs services. Il y a visiblement une escroquerie à vaste échelle qui se développe et ruine lentement nos beaux paysages…
août 20, 2008 at 10:06
L’adulte est dit pervers s’il impose au dépend de l’autre une situation qui le satisfait lui. Les traits caractéristiques de ce mécanisme de défense sont donc la manipulation et le refus des envies et besoins de l’autre au profit des siens. La perversion sexuelle n’en est qu’une expression, alors pour éviter l’amalgame induit par le sens courant, on parle aussi de perversion morale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion
Elle ne vise aucune cible, qu’il disait.
Si, le ” paradis “. Uniquement ;D
août 21, 2008 at 1:46
J’ai rien compris à cette histoire de fiscalité.
août 21, 2008 at 7:30
@ Woland :
Hihi, c’est reparti pour une nouvelle saison. Le désert se porte toujours aussi bien ?
@ AF :
Ca, sûr que c’est une horreur. Et j’imagine les contrats sodomiques qu’ils font signer aux paysans. Une horreur.
@ Machin :
J’imagine que votre allusion -certes laborieuse- me vise. Est-ce que faire payer de force une fortune à la communauté pardon à ceux qui se sont enrichis par le MAL pour imposer une nouvelle économie fabriquée de toutes pièces, fondée sur une peur (édition bilingue gauchisante : VOUS JOUEZ SUR LA POEUREUH) pseudo-scientifique (rappelez-moi le nombre d’universitaires et leur CV par la même occasion qui ont signé la pétition du MIT ?, rappelez-moi les capacités modélisatrices des matrices censées retranscrire une atmosphère de 5X10^8 KG évoluant dans une superstructure -ça, toi comprendre ?- infinie répondant à des interactions mal définies et des cycles quasi-inconnus selon un bilan radiatif lui aussi difficilement déterminable (cf Scarab) sur échelles-temps RIDICULEMENT insignifiantes ?) elle-aussi fabriquée de toutes pièces (édition bilingue gauchisante : JT DE TF1 + 21/04/2002= PAS BIEN) , c’est vouloir imposer ses délires aux autres ?
@ Rob’ :
Je ne suis pas pédagogue, trop impatient et fainéant.
L’idée c’est que plusu ne fiscalité est complexe, plus il y a un effet dissuasif pour le contribuable qui voudrait payer moins d’impôts. Il y a des dizaines de niches fiscales etc.
Le patron de PME, il n’a pas le temps, les connaissances, la culture d’aller consulter un mec à 200€ horaire pour payer moins d’impôt. Donc, il paye ses impôts, sans poser de questions. Si bien que l’illisibilité de la fiscalité profite à ceux qui peuvent se permettre de payer des mecs pour les alléger.
Tout cela est bien évidemment voulu par le législateur et ce sont des cadeaux de classe. C’est le patron de PME qui se plaint de la fiscalité illisible, pas Bernard Arnault qui a mandaté 20 mecs en externe et qui a 5 mecs en interne pour payer moins d’impôts. LVMH a une imposition affutée, vous pouvez être sûr qu’ils ne paient pas un € de plus du seuil de légalité. Tandis que le patron de PME (je caricature mais on se comprend), lui il raque et paye plein-pot. Il n’a pas idée des niches fiscales, des crédits d’impôts, des défiscalisations, il a peut-être entendu ces noms lors d’une réunion CGPME-Cantal mais pas plus. 90% des fiscalistes doivent se situer à Paris/IDF (et encore Neuilly et Courbevoie), déjà.
Et donc, l’illisibilité de la fiscalité est une opportunité. Etant entendu qu’il n’y aura pas de baisse d’impôts, c’est précisément la seule.
août 21, 2008 at 1:46
Merci de vos explications réitérées, Grand. En fait, j’avais bien compris cette partie, et je suis bien d’accord. Ce qui m’échappe, c’est que vous soyez pour le maintien de cette illisibilité (sauf erreur). Vous n’êtes pas patron du CAC 40, pourtant.
Le président de l’IFRAP écrit aujourd’hui: “Pour rétablir les marges de manœuvre financières du gouvernement, il faut, les Anglais sont en train de le faire, réduire nos 3 000 programmes d’incitations diverses aux entreprises à moins d’une centaine ; il s’agit d’un fromage d’une vingtaine de milliards d’euros, dont la plus grande partie est absorbée par les effets d’aubaine et dont l’efficacité sur l’activité économique est, pour la plupart d’entre eux, à peu près nulle.”
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/08/21/01005-20080821ARTFIG00352-relancer-le-pib-trois-suggestions-a-francois-fillon-.php
août 21, 2008 at 2:02
Ce sont des cadeaux de classe. Dans l’absolu, c’est choquant parce que c’est l’efficacité économique de ces mesures est quasi-nulle, absolument. Mais lisez le président de l’IFRAP par ailleurs sans doute respectable. Il parle de “retrouver des marges de manoeuvre” càd améliorer les perfs fiscales de l’Etat. Et le ton sentencieux est bien là : “des effets d’aubaine” qu’il dit. Moins de niches, c’est plus de rentrées fiscales. C’est de ça dont il parle. Donc ça veut bien dire que quelqu’un va payer plus que ce qu’il ne payait. Par principe, ça me plaît moins.
Et j’ai caricaturé. Ces niches ne sont pas valables que pour les patrons du CAC40. Mais elles ont plus tendance à profiter à ces catégories de personnes qu’à d’autres. Il y en a partout. Moi, ce qui m’intéresse, dans l’idée, c’est que 1) c’est le seul moyen de payer moins d’impôts (exemple, le plan Sarko pour l’ISF ou pr certaines reprises de PME, pyramides des âges etc) 2) c’est accessible à celui qui se donne les moyens.
août 21, 2008 at 2:08
Moi, je me verrai bien investir dans la foresterie, même si je m’en fous à peu près autant que l’actualité du PS du Pas-de-Calais, si ça me permettait de payer moins d’impôts. Après, l’allocation efficace des ressources patati patata, ça me semble contestable à l’heure des prestataires à chaque niveau et de la sous-traitance généralisée (vous savez par exemple qu’il y a même des prestataires aujourd’hui qui peuvent moissonner pour 500€/ha il me semble). Et de toute façon, tous ces problèmes ne se poseraient pas si on avait une fiscalité raisonnable, point barre.
août 21, 2008 at 2:12
Et c’est champêtre la foresterie.
août 21, 2008 at 2:18
Evidemment, je dis tout cela en postulant que la grosse ficelle “en supprimant ces niches on va ainsi pouvoir mieux répartir l’impôt et faire payer moins aux classes moyennes” est entendue par tout le monde comme une gigantesque blague. Le but c’est de ramasser, pas d’alléger les asphyxiés des classes moyennes, j’espère que tout le monde a compris.
août 21, 2008 at 2:33
J’ai lu la tribune, bon, c’est sympathique, c’est l’IFRAP quoi, mais ce qu’il propose dans l’idée c’est ni plus ni moins transférer les défiscalisations de la foresterie sur les gazelles. Concilier incitation fiscale et grosse efficacité économique. Seulement, sauf faire une fiscalité taillée sur-mesure pour les gazelles, de réformer le système universitaire et ses partenariats (façon de parler) avec le privé, de changer les statuts des Junior Entreprises (dossier délirant et souvent une gazelle, en tout cas pour celles qui sont montées par des anciens étudiants, est soit le prolongement d’une JE soit le prolongement d’un travail d’étude -thèse par exemple-) et de changer à peu près toute la vision française des jeunes entreprises c’est pas demain la veille qu’on en aura autant que le Japon. Donc, c’est de l’abstraction, à mes yeux. De la bonne abstraction, mais de l’abstraction.
août 21, 2008 at 2:43
Et j’en finis, tout reporter sur les gazelles, comme l’a fait Sarkozy, pour le coup, c’est vraiment taillé pour les patrons du CAC comme vous dites, parce que les gazelles, pour les connaître et avoir une lisibilité sur leur business (Buffett !), faut sortir du top 5 des écoles d’ingés.
août 22, 2008 at 12:36
Moui. Ben moi j’ai un raisonnement plus con. A chaque fois que je m’occupe de mes impôts, je suis confronté à l’illisibilité.
Et sur des impôts de plouc, hein, pas sur des montages défiscalisants à double plafonnement arrière décompensé par une réduction d’assiette à taux marginal sur-progressif.
Je suis obligé de passer des heures à relire dix fois chaque phrase rédigée par un planqué de Bercy qui s’amuse à cacher des notions simples sous un verbiage absolument incompréhensible, qui est peut-être écrit en dialecte papou du XIIème siècle avant Mahomet mais sûrement pas en français.
Hé ben ça ne m’amuse pas du tout, parce que non seulement j’y passe la nuit, mais en plus je sais que mes impôts vont servir à payer le salaire de ce connard dont la seule utilité est de me compliquer le calcul de mon impôt.
C’est d’une perversité vertigineuse.
Par ailleurs, je suis très sceptique sur l’hypothèse cadeaux de classe de l’illisibilité. Je crois que c’est beaucoup plus prosaïque. L’illisibilité vient de l’étatisme, et de la croyance obsessionnelle dans l’incitation fiscale: l’impôt sert à punir ou à récompenser tel ou tel comportement.
Du coup, les exceptions s’accumulent les unes sur les autres à un rythme d’enfer, on en invente sans cesse de nouvelles pour corriger les effets pervers des précédentes, et personne ne s’y retrouve dans le merdier résultant.
Et puis, surtout, il faut des fonctionnaires, plein de fonctionnaires, pour concevoir, gérer et contrôler ces multiples règles, sous-règles et contre-règles, lois, règlements et décisions…
C’est la logique infernale d’auto-croissance du corps fonctionnarial.
Un bon impôt est un impôt simple, modéré, facile à comprendre et vite payé. Pour ça, il suffit de tailler à la hache dans les effectifs publics, en supprimant tous les parasites dont le seul boulot est d’épaissir sans cesse cette illisibilité.
Double effet kiss-cool: on économise un paquet de milliards en arrêtant de payer des branleurs, et on libère l’énergie des salariés et des entrepreneurs qui peuvent consacrer plus de temps à produire davantage de richesses dont ils garderont une plus grande part.
août 22, 2008 at 9:22
Oui, Charles et l’IFRAP.
Mais la principale collectivisation du travail, le grand prélèvement, l’exception française, ce sont les charges sociales. Le coût total pour l’employeur supérieur au double du revenu de l’employé, avant impôt sur le revenu (et pire encore dans certaines branches, telles le BTP).
Or ces charges sociales n’écrasent pas les entreprises allogènes et leurs salauds de donneurs d’ordres ; Mamans affectueuses inclues, parce qu’elles pensent que “quelques” exonérations, importations, régularisations et copies de pièces d’identités, leur sont dues comme leur épanouissement par le travail fun ou public, et les études ultralight et/ou publiques.
Ces pourquoi l’honnête Français moyen productif n’a pas fini de payer et d’émigrer. Mais comme il a presque toujours des parasites et des salauds dans sa famille, il n’a qu’à s’en prendre qu’à ses goûts et à sa lâcheté.
Les grandes entreprises ne payent pas les mêmes impôts, ni les mêmes charges sociales que les autres parce que leurs redressements sont négociés dans des services nationaux (impôts), et étouffés ou évités par l’absence de contrôle (URSSAF départementale, grosses bouffes à Paris et à Deauville). Les nouvelles lois, gazelles ou autres, n’ont rien à voir dans le coût du travail pour les constructions d’immeubles et la proliférations des boutiques de blanchiment.
Dans un pays en pleine allogénisation, ou les jeunes, susceptibles de créer des entreprises, sont au moins pour un tiers, des “jeunes, les lois n’ont aucune importance.
Quant aux éoliennes, si le cours du cuivre se maintient à un niveau suffisant, les “voyageurs” du monde entier les neutraliseront en volant leurs fils de cuivre. En Afrique du Sud, on vole des kilomètres de fils ferroviaire, même en zone habitée, ce qui interrompt la circulation des trains pendant des périodes de durée inconnue.
A quelque chose, allogénisation est bon.
(L’électricité des éoliennes a une fiscalité négative, sinon les campagnards ne signeraient pas les contrats d’EDF. Encore de la collectivisation de nos richesses).
Dans la France d’Après, tous ces débats sur le sexe des impôts nous feront rire.
août 22, 2008 at 9:59
Mes astuces pour payer moins d’impôts :
- remplir les formulaires en temps et en heure, même mal. Il est légal de déposer ensuite un formulaire rectificatif.
- arrêter de snober les fonctionnaires et assimilés. Mettez-vous à leur niveau et parlez-leur. Les Français plus diplômés que leurs parents ou héritiers d’un gros confort moral croient intelligent de consulter un voyant fiscal ou de sortir dîner entre “diplômés” plutôt que de mettre des chiffres dans des cases avant la date limite, et de veiller à ce que les enfants de leur tribu en fassent autant sur leurs copies. De plus, les fonctionnaires, sont évidemment à écouter avec de multiples nuances. Or la grande majorité des Français, parce qu’elle refuse de connaître les problèmes mortels de ses concitoyens, arrive désarmée devant les fonctionnaires. Les bourgeois de toutes sortes ne payent que leur isolationisme et leur démagogie malsaine. Ils ont le devoir de connaître et de reconnaître le language et les erreurs des autres, en particulier, en contactant autant de fonctionnaires que nécessaire, pas de passer leurs loisirs avec eux, ni de leur confier leurs enfants ou leurs biens.
La plupart des gens se font casser les pieds par les agents du collectivisme, parce qu’ils leur ont d’abord longtemps cassé les pieds, au moins en ne rendant pas leurs copies à temps. “Mais ce n’était pas le même service !” Quand on est bête au point de penser cela, on est fait pour payer.
La vie est plus simple et économique, une fois admis que personne n’est dispensé de se savonner une fois par jour et de cuisiner trois fois par jours pour ses enfants. Les malheureux en impôt sont tout simplement des gens mal élevés.
août 22, 2008 at 2:53
Très marrant Rob’ mais vous avez mordu. Vous pensez que ça va changer qqchose au nombre de fonctionnaires à Bercy, que ça va faciliter le paiement, l’établissement et la perception de l’impôt alors que soyez-en sûr s’il y a un Ministère où il n’yaura jamais de coupe c’est Bercy et notamment les impôts. Tenez, par exemple, pour leur voler les 100e qu’ils vont vous voler pendant 20 ans pour poser des trucs immondes dans les campagnes, il y a des incitations pr les fenêtres qui économisent de l’énergie. Et puis si chacun fait geste pour Dame Nature, tout ira mieux, hein.
Et d’accord avec Agathe. Les charges sociales sont le scandale absolu.
Pour les métaux, j’ai ouï dire qu’il y a même des paysans qui se font piquer des masses, vous voyez les trucs qu’ils mettent devant pour garder le centre d’inertie au niveau de la cabine. Voleurs de poules et de masses !
C’est not’monde qu’est malade.
août 22, 2008 at 2:58
Ah, en parlant de ça, j’ai entendu parler d’un truc tout à fait dans l’esprit post-1789 (de rien, ça me fait plaisir). C’est l’histoire d’un truc compliqué, avec des bureaucrates et tout, des mecs à l’air fantasque et qui respirent l’enthousiasme, qu’avaient dit que les pompes à chaleur, c’était cadeau fiscalement. Et alors, bah les mecs enthousiastes et plein de vie, ils ont changé d’avis. Et donc, seules les pompes à chaleur d’intérieur ou d’extérieur je ne sais plus étaient effectivement chouchoutées fiscalement. Et les autres, bah, il fallait rembourser. Formidable.
Poujadiste ? Et comment !
août 22, 2008 at 5:57
@ Robert Marchenoir
Je suis certain qu’existent des sites vulgarisateurs sur la fiscalité. En cherchant bien.
août 22, 2008 at 8:47
Charles,
Cette histoire de pompes est fausse mais vos crétins sont sûrement réellement déçus.
Comme je le disais plus haut les prétendus écolos de la classe moyenne sont tellement mal élevés qu’ils ont pris leur rêve pour des réalités : jouir sans entrave. Divers appareils (sans mains d’oeuvre) dont des pompes à chaleur sont tous au moins (de 25 à 50%) aussi déductibles que les fenêtres (25%), mais il faut se taper les deux docs en ligne dans le site de Bercy (le second est PLUS généreux que le premier), et “analyser” le texte. Il s’agit en fait trouver sa case dans la grille après une aimable conversation avec son chauffagiste, pour savoir ce que l’on pose (ou “c’est quoi qu’on a posé” dirait le fonctionnaire). Et enfin respecter la rédaction de facture en deux lignes : le prix du matériel séparé, sinon, rejet.
Seulement vos amis des grandes écoles et des grands logements, trouvent que les fonctionnaires sont de mauvais domestiques gratuits, et comme ils ne savent pas se faire servir (ie produire avec des gens différents), ils préfèrent demander le recrutement de gens plus soumis et débiles que les précédents qui laisseront filer leurs factures. Ca vient !
A baffer.
août 22, 2008 at 9:07
Robert Marchenoir,
Il y aura moins de fonctionnaire lorsque les classes moyennes au moins cesseront de demander des crêches, des spy, des cantines, des loisirs “intelligents”, des HLM, des domestiques variés : profs, auxilaire de vie, femmes de ménage, assistants juridiques, mono, artistes… et des études sans salaires de sortie, le tout déductible ou gratuit. Or c’est le contraire qui se produit : les gémissements montent l’échelle sociale. Désormais, chaque bourgeois est fier de ses nouveaux accès de paresse et de soumission, fier de découvrir de nouveaux champs de masochisme. “Choisissez les gens qui entrent chez moi et ceux qui parleront de politique et de sexe à mes enfants !”
Tous les partis leur obéissent avec joie, et leurs associations citoyennes prennent leur pourcentage. Le parent qui demanderait le retour au déjeûner “sandwich plus fruit” des enfants minces (mais si !), passerait pour un abruti violent. Même si notre libération en dépend.
août 22, 2008 at 9:32
“Très marrant Rob’ mais vous avez mordu. Vous pensez que ça va changer qqchose au nombre de fonctionnaires à Bercy, etc”
Heu, Charles, je suis sûr que vous êtes très intelligent et que vous, vous ne mordez à rien, mais vous n’avez en tout cas pas mordu à ce que j’ai écrit. Je veux dire: vous n’y avez rien compris.
Je ne “pense” rien, au sens où vous l’entendez. J’expose le mauvais mécanisme actuel tel qu’il me paraît fonctionner, et j’expose le mécanisme qui, à mon avis, serait vertueux.
Vous semblez m’attribuer des interprétations sur les dipositifs fiscaux imaginés par le gouvernement. Il n’y en a aucune dans mes commentaires. Je me garde bien de lire dans le marc de café.
Quant à l’interventon d’Agathe (inspectrice des impôts? fonctionnaire?): “Arrêtez de snober les fonctionnaires et assimilés. Mettez-vous à leur niveau et parlez-leur”, la réponse est non. Par tous les bouts.
Si quelqu’un doit se “mettre au niveau” de l’autre, c’est le fonctionnaire. Pour une raison simple: c’est son boulot. Nous le payons pour cela. Ca fait partie de son travail.
Mais la mentalité du fonctionnaire français, effectivement, est que l’usager “est un con”, “qu’il ne comprend rien”, qu’il fait toujours tout de travers (c’est à dire pas comme le voudrait le fonctionnaire), etc. C’est ce qu’on constate quotidiennement dans les rapports avec eux. Ce sont eux-mêmes qui prononcent ces mots.
Le focntionnaire français est enfermé dans son château dont il ne sort jamais, et il considère que les manants doivent porter leurs suppliques à ses pieds. Le fonctionnariat est la continuation de la noblesse d’Ancien régime, moins les devoirs qui allaient avec (en gros, obéir au Roi et se faire tuer pour lui à la guerre). L’arnaque est donc considérable. Le foutage de gueule, énorme et séculaire.
C’est pareil pour le commerçant, hein, si ça peut consoler le fonctionnaire. C’est un trait français. M’enfin, le commerçant est forcé d’écouter un tout petit peu son client, parce que sinon, il fait faillite. Le fonctionnaire, non. Il lui suffit de faire grève. Et l’Etat cède.
Ensuite, personne ne “snobe” les fonctionnaires. On retrouve ici la confusion omniprésente et malhonnête, intellectuellement et politiquement, entre la personne et l’institution.
D’ailleurs cette phrase est bien curieuse: “snober” les fonctionnaires, de la part des non-fonctionnaires, supposerait que ces derniers leur soient supérieurs. “Se mettre à leur niveau” suggère que ce seraient des handicapés mentaux auxquels il faudrait parler très lentement et en articulant.
Drôle de façon de défendre les fonctionnaires. Curieuse façon de faire intervenir des complexes de supériorité ou d’infériorité dans ce qui n’est, en réalité, qu’une lutte pour le pouvoir. Les fonctionnaires défendent leurs sinécures, tout simplement.
Après, on peut toujours se battre pour dire nan, c’est pas les impôts, c’est les cotisations; ou nan, c’est pas les cotisations, c’est les impôts.
La vérité est que les prélèvements obligatoires sont trop élevés et trop complexes. La question de savoir qui tient le plus gros pistolet dans le hold-up (l’URSSAF? l’Etat?) est parfaitement secondaire. Dans les deux cas, à toutes fins pratiques, c’est la puissance publique. Le reste est de l’enculage de mouches (au stade où on en est).
Enfin je passe sur la fausseté et l’arrogance terminale de phrases telles que “Quand on est bête au point de penser cela, on est fait pour payer”, ou “Les malheureux en impôt sont tout simplement des gens mal élevés”.
août 25, 2008 at 2:08
Oh, Agathe, je vous vois bien au fisc’. Vous en avez le ton en tout cas. Pour les hommes qui travaillent au fisc’, c’est donc vrai. Vous semblez être sur les nerfs. Je vous taquine, ce n’est pas très élégant.
Plus frivolement, oui, pour les pompes à chaleur, z’avez raison, j’avais entendu ça dans la bouche d’un pater qui se lamentait de l’avancement des travaux pour sa maison de campâgne. Toutefois, votre explication me laisse perplexe et me convainc dans la nécessité de déléguer toute cette paperasserie à des professionnels.
Robert Marchenoir,
“La question de savoir qui tient le plus gros pistolet dans le hold-up (l’URSSAF? l’Etat?) est parfaitement secondaire. ”
Très bon ça.
Autrement, je ne vous ferai pas le coup de la Pensée de Pascal entre l’homme boiteux et la pensée boiteuse. Ca serait pédant et ce serait romancer le simple fait que foncièrement nous sommes d’accord mais que nous pensons mal notre convergence de pensée. Tout simplement. Je peine à lever un désaccord majeur avec vos dires, voilà tout.