On reproche souvent aux réacs de ne pas avoir de propositions concrètes. Alors, moi, à part les robes à fleurs, j’ai identifié deux choses concrètes, raisonnablement accessibles, qui sont 1) une fiscalité toujours aussi illisible 2) une liberté d’éducation. C’est simple, ça se lobbyise et c’est ce qu’il y a de plus fondamental pour une survie durable (le fric et les cerveaux).

1) Pourquoi une fiscalité illisible ? Ca filtre, et c’est fait pour cela. Plus une fiscalité est illisible plus elle est à l’avantage de celui qui a les moyens de la lire. Moyens intellectuels ou financiers (payer des mecs). Le SBA, c’est ça, dans l’idée. Assurer un crédit d’heures d’assistance aux PME. Le patron moyen, il n’a pas le réflexe (et sans doute pas les moyens), de payer un spécialiste en optimisation fiscale. Ca ne fait pas partie de sa culture (ça change certes), donc il se fait plumer. Tandis que la multinationale de La Défense elle a des services entiers et des prestataires dédiés entièrement à cette mission. Donc, il faut garder des niches fiscales et tous les tours de passe-passe qui permettent aux informés de ne pas être asphyxié. Le but étant toujours de se faire voler le moins possible par la République, son armée pléthorique d’incapables et son empire d’assistés. Puisqu’une baisse des impôts n’est pas envisageable à terme, il faut donc perpétuer cette tradition républicaine de l’illisibilité de la fiscalité. Tant pis pour les petits, les femmes et les enfants.

2)La liberté d’éducation, faut-il détailler ? Si l’Education Nationale poursuit son oeuvre, celui qui détiendra le savoir sera le roi. Il faut donc s’approprier les lieux d’excellence, et en constituer. Les USA ont créé ex-nihilo des universités d’excellence ( 8 sur 10 dans le dernier classement Shangaï) et ce sans tradition monastique (Oxford et Cambridge, les 2 autres du top 10).

Dans l’absolu, ça ne sert à rien de distribuer des tracts anti-IVG à des gens qui tournent toute la journée à Fun Radio et Ruquier et qui considèrent surtout ces derniers comme de la culture (on peut écouter de la merde en ayant conscience que c’est de la merde, ça ne pose alors aucun problème). Ca ne leur parle même pas. L’éducation est vraiment un défi-clé. Toute idée un brin réac (artistique, littéraire, catholique, économique) est inaccessible pour l’abruti moyen. Ne serait-ce qu’écrire à peu près correctement le français aujourd’hui vous situe dans les upper-classes. C’est ça, la réalité. Alors, citer Saint Thomas d’Aquin en latin sur des tracts confectionnés sur Paint distribués dans la rue, c’est tout de même être un peu à côté de la plaque. Alors oui, il y a de la bonne volonté, c’est mignon etc mais il y a aussi un devoir d’efficacité, la beauté du geste ne fait pas tout. Saint Thomas d’Aquin justement avait conceptualisé tout un schéma rhétorique  complexe qui structure toutes sa Somme. Pas folle la guêpe.

L’autre fois, en cherchant la citation de Schopenhauer sur l’islam, je suis tombé sur un passage 4 accolades (comment ai-je pu lire un tel pavé) où Schopenhauer disait qu’en qques sortes, les penseurs d’inspiration chrétienne apportent une autre dimension à toutes les Ecritures et la théologie et que celle-ci relativement à une époque fait sans doute plus pour le développement de la religion qu’une armée d’écclésiastiques. Pascal, Faulkner et Kierkegaard , même Montaigne (!) par exemple ont peut-être plus fait pour le développement de ma foi que la plupart des prêtres et des médias censés être catholiques que j’ai pu lire ou écouter.

Alors, ce sera mes deux nouvelles obsessions de la saison 2. Je développerai donc ces deux idées tout au long de la saison 2.

On commence par du lourd :

Un rapport de l’Institut Montaigne estime que la réalisation des objectifs fixés pour l’éolien lors du Grenelle de l’environnement va entraîner un surcoût d’un milliard d’euro par an jusqu’en 2020, puis de 2,5 milliards d’euros par an.

L’électricité issue du vent pourrait s’avérer coûteuse pour le contribuable. L’Institut Montaigne montre dans sa dernière étude que la réalisation des objectifs de développement de l’éolien fixé lors du Grenelle de l’environnement pourrait se traduire par un surcoût d’1 milliard d’euro par an d’ici à 2020, voire de 2,5 milliards d’euros par avant après cette date.

Voilà, faites vos calculs.

Evidemment, il faut aussi signaler le travail accompli par cette remarquable association.