janvier 2009


Tailler le rhape tout en rendant hommage à la contribution des femmes à la construction de la pensée occidentale, il l’a fait.

Just classic !

Sur ce bleaugue qu’est le mien, bleaugue dont je vous recommande la lecture, nous parlions il y a peu de rupture. De celles qui vous font reconsidérer l’opportunité du service d’assiettes en carton, de celles que l’homme aux deux instruments accompagne. Jeunes gens, je devais donc vous faire part de ça :

Amie extrême, Ô suprême ennemie

-

Douce d’hier, qui ne m’épargne mie,

Coeur qui fut mien, chair qui sera d’autrui,

Voix qui m’a dit la tendresse éternelle,

Ô voix si tendre, et même voix cruelle,

Ô toute Toi, par qui je suis détruit.

-

Ces belles mains que j’ai tant caressées,

A d’autres jeux se feront empressées,

Et dans l’oublie d’inoubliables jours

Tu livreras ta secrète statue

En te disant, sachant ce qui me tue :

” On n’a qu’un corps pour diverses amours”

-

Peut-être aux bras dont tu te feras ceindre

Dans le moment que l’on te viendra joindre,

Pour t’imposer le poids de ton bonheur

Sentiras-tu quelque présence sombre :

Un rien de peine et mon ombre dans l’ombre

Traverseront tes noces sans honneur.

-

Paul Valéry in Corona et Coronilla

- Déjà, quelques nouveaux bleaugues comme i’faut. L’élection du Sauveur par des américainSS , la marche triomphale de la Diversité, le réchauffement climatique et ses – 15°C, ont semble-t-il suscité des vocations. Hank, Pirluit (avec un u comme Dus), Shériff et Neoarchan. C’est crès crès bien.

- Il faut absolument acheter ces badges édités par Causeur.

Excellent, c’est excellent.

- Rogeure Kéroutchaïe a officialisé son homosexualité. Secret de pouliche comme on dit pour celui qui appelait ses jeunes amis Tic & Tac rapport aux couleurs de leurs polos Ralph. Toute une époque… On attend impatiemment les révélations de Valérie.

- La fosse commune du cinéma français :

Vraiment pas de quoi soulever une feuille de vigne. Pourtant Mélanie Doutey, Mél !

C’est marrant quand j’ai vu cette affiche, au milieu d’une délégation Citoyenne pour une Paix Durable et Festive qui rêve de jeter les feujs dans la mer, j’ai immédiatement pensé au Bal des dégueulasses. J’aurais dû prendre une photo, on avait un beau portrait de la France moderne, avec cette affiche en arrière-plan.


Une présentation wiki :

[...] Entré à la SNCF en 1979, est un des fondateurs du syndicat SUD-Rail en 1996, et un de ses secrétaires fédéraux.

Il s’est notamment fait connaître lors des grèves des transports publics de novembre 2007.

Sur le plan politique, il a été membre de l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL), organisation à laquelle a succédé Alternative libertaire en 1991. Plusieurs autres responsables de SUD-Rail seraient également à Alternative libertaire[réf. nécessaire].

Ses parcours politiques (contestation lycéenne, mouvements libertaires) et syndicaux (CFDT à la SNCF puis création de SUD-Rail) sont liés à ceux d’Henri Célié, cheminot comme lui.

Ca ne s’invente pas.

Comme il est d’usage…

Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze.

Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m’adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.

Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.

Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.

J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis

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Des conneries et incohérences mais de rudes vérités aussi.

Remarquable billet de LBDD. Il faut le lire, tout y est.

J’ai tenté en vain de faire un classement de mes films préférés. Impossible sans faire une liste de 60 films et sans retoucher leur hiérarchie toutes les 30 sec, donc une petite série de classements thématiques en recours. Les plus grandes traques, les plus beaux paysages, les plus grandes scènes d’ouverture etc. Cette fois-ci, des couples d’amis. Que des couples d’amis mecs, l’amitié féminine, ça prend moins bien. J’ai essayé, à part Bagdad café, rien ne m’est venu instantanément à l’esprit. J’ai donc abandonné.

Ces couples rassemblent tous des marginaux un peu fantasques, parfois au langage fleuri, parfois écorchés vifs, parfois un peu paumés. Mes types de personnages préférés.

1 – Vol au-dessus d’un nid de coucou

McMurphy/The Chief

Hénaurme, Jack Nicholson signe la performance historique. Quand on pense que la scène de l’entrevue avec le dirlo a été improvisée, moi j’dis respect. Quelques scènes : celle de la beuverie, les mecs ils doivent s’évader mais ils s’endorment, comblés, heureux ! Mais aussi assommés par Bibine, comme le père du grand Chef. Celle de l’évasion aussi : ils ne vont pas voir le match, ils ne vont pas au Mexique, ou que sais-je, ils vont à la pêche dans un rafiot tout pourri ! Fantasque. C’est autre chose que Les évadés (film sur-évalué, encore un, je ferai un classement des films sur-évalués).Le personnage de Nicholson est vraiment remarquable. Je l’aurais placé en n°1 dans le classement des personnages de cinéma.

Sinon, film qui soulève de la fonte philosophique. I tried

2 – L’épouvantail

L’épouvantail / Lion

L’épouvantail parce que malgré sa palme d’or, c’est un film sous-évalué. C’est un très grand film, de grands sous-jacents, de grands acteurs, tout ! Les scènes du bar (les 2, avant/après), la scène de la fontaine, la scène de l’appel dans la cabine, on ne triche pas. Plus grande scène d’ouverture, celle de ma bannière. Je pense que les Coen ont repris en hommage la pelote de brindilles dans la scène d’ouverture de The big Lebowski et se sont inspirés de l’épouvantail pour le côté brute/obsessionnel (lavage de voiture/Vietnam) de Walter et l’histoire de la boîte pour Barton Fink.

3 – The big Lebowski

Dude/Walter

Film culte par excellence, le couple Dude/Walter est tout simplement un coup de génie. C’est improbable et pourtant crédible. J’aime beaucoup.

4- Les valseuses

Depardieu / Dewaere

Film de potes par excellence. Je connais chaque réplique de Depardieu. Tu vois, quand on nous fait pas chier, on se contente de joies simples ! Tu sais que t’es dans les bras d’un ténor ? Etc.

5- Un singe en hiver

Belmondo / Gabin

Parce qu’à 20/30 ans on est comme Bébel et que vers la fin on doit être comme Gabin. Film qui vise juste, donc.

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