février 2009


Lorsque j’ai vu cette vidéo chez Xyr, la première chose qui m’a interpellé, c’est bien évidemment l’interaction entre le rythme musical et les pendards d’une petite, sorte de coalescence entre la matière et les ondes musicales, vraiment grand. Il y a quelque chose qui relève des conditions de Plateau, mais plus loin, sûr. On en voudrait presque au mec avec son drapeau, il obstrue la science.

Le chanteur principal, c’te brutasse, impressionnant. Il me fait penser à un collègue stagiaire à Londres, très fier de venir de l’université de Münster alors naturellement, moi, Monster Munch, Monster, Muncher, Münster ?, mec pas très fantasque et pas franchement brillant. Les jambes de grenouille, tout droit sorti de The big Lebowski, bref, il y a un air de post-Histoire dans cette vidéo, j’aime bien. Post-Histoire, peut-être plus dans la fosse que sur scène, d’ailleurs. Et Dieu sait pourtant que le métal n’est pas ma tasse de thé… mais il faut s’ouvrir, n’est-ce pas.

Et puis, il y a de l’harmonica…

Autrement, beaucoup de the Tallest man on Earth depuis quelques mois, c’est vraiment grand. C’est le seul qui rivalise  sérieusement avec Zimmy dans mes playlists. Je ne m’égare jamais, comme en amitié, nul besoin d’aller voir autre part quand tout est là, sous vos yeux. Je vous conseille plutôt son EP, si vous êtes mélancolique. Plutôt son album, plus frais. Tout cela est disponible sur Itunes, et c’est tout à fait recommandable. Il mérite, et c’est le seul, le qualificatif typiquement journalistique, mais bon… de “nouveau Bob Dylan”. Mélancolie, voix, capacité à passer de la mélancolie à des trucs plus fantasques (encore que le fantasque se fait quelque peu attendre), véritable empreinte musicale etc., rien sur Deezer, mais j’ai vraiment travaillé ce dossier, je puis vous assurer que c’est très bon. Et surtout, surtout, il reprend des classiques comme Dylan l’a fait. Dylan avait commencé à écrire lorsqu’il estimait qu’il n’était pas à la hauteur des classiques, les sublimer, se taire ou chanter ses propres chansons. J’aime beaucoup cette façon de faire.

“Nouveau Bob Dylan”, filiation évidente, revendiquée, et légitime, bien plus en tout cas que les Charlie Winston et autres Jason Mraz, insupportable, tout le monde est le nouveau Bob Dylan.

Francis Cabrel et Carla Bruni ont repris Dylan…

Moi j’mange presque que des graines, c’est plus sain et j’suis végétarienne.

[...]

- J’ai un copain, il fait des études d’anthropologie et une fois je lui ai demandé pourquoi il met sa montre à l’envers. Il m’a dit que c’était plus simple, pour lui, qu’il avait une vision différente de la mienne. [Elle rigole]. Il est sympa’ mais il donne vite mal à la tête.

- Ouais, c’est comme l’arabe ou les mangas japonais, c’est pas le même sens de lecture mais j’veux dire, pour eux, c’est aussi normal que pour nous il est normal de lire comme ça. Tu vois ?

[...]

Ouais, ouais, on voit.

Prenez 15 minutes et lisez ceci. Juste brillant.

Alors qu’Hollywood a récompensé une fable gentillette à l’image survitaminée, film gnian-gnian digne d’un clip de tour operator, il faut revenir sur le dernier film récompensé. Big spoiler inside.

Je n’avais pas remarqué mais le bruit des chaînes des vélos est fortement similaire à celui de la chaîne descendant la tombe. Ces mecs sont juste géniaux.

Cette intro qui sentait déjà le film immense :

Avec la participation active du plus grand écrivain vivant. Ok, I’ll be part of this world.

J’ai beau chercher, à part Orange mécanique, dans le genre thriller métaphysique je ne vois rien d’aussi grand qui ait été accompli. Burgess/Kubrick et McCarthy/Coen Bros, s’i'ouplaît.

Autre chose que Swarup/Boyle ! Cela dit, le livre est paraît-il sympatoche. Du genre à lire dans le train un Dimanche brumeux côté couloir à côté d’une vilaine en col roulé et doudoune, rien à regarder.

Autrement, j’attendais avec impatience Benjamin Button, parce que Fitzgerald, parce que Cate Blanchett (Cate, plus loin, Blan, silence, Chett !), parce que Fincher… mais ce dernier est passé, à mon humble avis, complètement à côté du livre. Et puis, le maquillage, les effets et la direction artistique, bon, on n’est pas obligé de mettre la catégorie des Oscar sur la couverture du DVD, on peut se contenter de “Trois oscars”.

Ah oui, la blague du jour, c’est, ça devient une habitude, les journaleux franchouilles, depuis leurs lunettes de dentiste, qui pinaillent parce nos daubes sociales n’ont pas été récompensées. Grande déception qu’ils disent. Leaule, les cons. C’qu’ils sont bêtes.

Sinon, Sean Penn (immense, LA gueule -avec Day-Lewis peut-être et John Lurie, par Jarmusch, façon jazzman tout droit sorti d’une cave de New-Orleans dans les années 40-  depuis Belmondo, mieux vaut avoir une gueule comme eux qu’une tête de bellâtre minet, ces salauds ont tout compris, question de présence et de charisme) et le Joker, rien que du très mérité.

Ah oui, j’allais oublier… Une grande déception pour Entre les murs. Les cons, leaule.

Il faut lire Les Echos. Un, parce que Bernard Arnault est immense. Deux, parce que c’est le seul canard encore lisible. Trois, parce qu’on n’y trouve pas de tribunes de mecs qui trempent la plume en se grattant le menton. Zola, Watergate, la Cultûre, l’Investigation, le devoir des journalistes d’informer leurs lecteurs, la démocratie, oui, oui.

Dans le rayon “je vous l’avais dit” :

Bernard Kouchner, les limites d’une marque

[ 17/02/09  ]

Longtemps homme politique préféré des Français, Bernard Kouchner est également une marque. Attaquée, sa communication de crise laisse à désirer.

Parce qu’il est séduisant et convaincant, Bernard Kouchner suscite à la fois l’attirance (on voudrait être comme lui) et l’ironie. Une marque susceptible de volatilité », écrivait Marcel Botton, expert mondial des marques dans « Les hommes politiques sont des marques comme les autres » (*), en avril 2008. Et comme de nombreuses autres marques commerciales ou institutionnelles, la marque Kouchner a été soumise à rude épreuve ces dernières semaines.

Mi-janvier, c’est le site Backchich qui publie un premier article évoquant des « arrangements » entre le ministre des Affaires étrangères et Omar Bongo, le président du Gabon. Puis le magazine « Marianne » qui publie les bonnes feuilles du livre de Pierre Péan, « Le Monde selon K. » (Fayard). Gênant pour Kouchner qui, depuis quarante ans, façonne consciencieusement son image au point de surgir aujourd’hui comme une icône clef de l’humanitaire hexagonal, incarnant une forme de bonne conscience collective. Mais la sauvegarde de sa réputation est la contrepartie de ce rôle qu’il incarne. Il lui faut donc impérativement éviter tout ce qui peut l’entacher. Car les attaques qu’il subit ne peuvent que décrédibiliser la marque Kouchner. « Dans cette situation, analyse Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis Corporate, qui fut conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, il y a trois principes clefs à respecter : devenir le maître du tempo ; ciseler son argumentation ; miser sur des alliés. Or, sur les deux premiers points, Kouchner a été très faible ». Ce qui, en soi, étonne pour l’occupant du Quai d’Orsay, rompu aux cellules de crise et doté pour son ministère d’une structure ultramoderne.

Flash-back. Entouré de ses plus proches collaborateurs, dont Jacques Baudouin, son conseiller presse et communication, Kouchner réfléchit dans un premier temps à chaud, essaie de rassembler ses esprits et de trouver la meilleure manière de contre-attaquer. Puis, second temps de la riposte, fait appeler pour lui un influent cabinet de lobbying, Image Sept, dirigé par Anne Méaux, conseil de certains des plus importants patrons du CAC 40. Depuis septembre 2008, Image Sept, en effet, est sous contrat avec le ministère des Affaires étrangères et tout particulièrement avec son ministre Bernard Kouchner. « C’est Michel Sarrazin, ancien journaliste, devenu consultant qui nous a passé un coup de fil », explique Nicolas Beau, rédacteur en chef de Backchich. « Le message est simple : avant que vous réécriviez un deuxième papier, il faut que nous vous rencontrions. » Sarrazin confirme sans pour autant accepter de préciser qui l’a mandaté. Certes, il n’est pas rare de voir un cabinet privé travailler pour un ministre. Sauf qu’Anne Méaux est également une grande amie de Christine Ockrent, directrice générale du holding France Monde et de son président, Alain de Pouzilhac, tous deux sous la tutelle de Bernard Kouchner.

La bataille du temps

Quoi qu’il en soit, aux yeux des professionnels de la communication, cette défense, qui apparaît bien artisanale, n’est ni habile ni efficace : le ministre, tout comme son entourage, semble alors très largement sous-estimer l’impact de cette crise et être dépassé. « Dès le départ, Kouchner perd pied, explique Arnaud Dupui-Castérès. En laissant filer les rumeurs sur Internet, il s’est placé dans une logique de réaction et non d’anticipation. Il a couru derrière les révélations et perdu la bataille du temps .» A chaque nouvelle divulgation, Kouchner accorde une interview, toujours pugnace, toujours argumentée, mais borne là sa stratégie. Des réponses, jamais des initiatives, y compris dans sa prise de parole à l’Assemblée nationale. Un expert en communication de crise confirme : « Bernard Kouchner aurait dû traiter en amont le problème. Après le buzz sur Internet, il devait savoir que cela lui pendait au nez. »

Des alliés de tous bords

Effectivement, dans ce type de cas, faire l’autruche expose toujours à des conséquences plus graves que d’anticiper la parution attendue d’un scoop. En revanche, dans un troisième temps, Kouchner a su montrer qu’il avait des alliés nombreux, anciens et puissants : au PS, à l’UMP, mais aussi à l’étranger avec Kofi Annan ou encore Hillary Clinton. Leur « effet-rempart » a joué à plein. « Le travail de fond de longue haleine sert formidablement lorsque une marque est attaquée, note Dupui-Castérès. Pour Kouchner, cette dernière carte a été essentielle : elle lui a permis d’atténuer l’effet des «révélations» », de les contrebalancer. Ou comme le soutient plus brutalement un professionnel du secteur : « Sans leur appui, il était viré car sa communication a été à peu près aussi désastreuse et aussi peu convaincante que celle d’Hervé Gaymard en son temps. D’autant que tous les jours, on apprend des détails supplémentaires sur ses activités en Afrique sans qu’existe en face une défense crédible. Et ce n’est pas l’accusation d’antisémitisme à l’égard de Péan qui redore sa communication… »

AYMERIC MANTOUX (**)
Appréciez le langage, les mots-clés, les “marques”, le personal branding, les noms des boîtes etc. Alain Bécile est immense. Je les vois déjà en phase de re-writing, sur des drafts (si, ils parlent comme ça) etc.
Excellent article au passage, qui passera bien évidemment inaperçu, sauf pour les lecteurs de LGC SA. Une nuance, la comparaison avec Gaymard est soit une blague, soit juste impertinente. Puisque le brave Hervé a dû faire place pour un hongrois hyper-actif et instable, lorsque Bernard Kouchner s’est juste pris une volée parce que quelqu’un a gratté le vernis.
Faut vite en finir avec ces gens-là, vraiment, votez PBFL.

L’info sur le Fig (quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe aux Antilles ?), petite dépêche, l’air de rien.

Une propulsion nucléaire et des Trident 2ème génération qui se rencontrent, rien de bien menaçant, non. C’eût été drôle de finir là-dessus, l’absurde total. La technique, la vieille rivalité anglo-françoise, la probabilité quasi-nulle mais pourtant existante, la défaite totale…

Sous réserve des plans de suppléance, nous avons été vulnérables pendant quelques heures, c’est charmant.

Les deux marines et les personnels embarqués ne sont pas réputés pour être des branques, mais il va peut-être falloir arbitrer en faveur du court-terme si à chaque mission de SNLE en mode indétectable il y a un risque de collision avec d’autres sous-marins de même classe.

Puisque Woland ouvre le bal et puisqu’on reproche souvent aux droitards d’être uniquement dans la critique, le Parti pour un Bonheur Fruitier & Légumier se propose de lancer une vaste réflexion sur les moyens de relève.  Proposition d’une rare pertinence en ces temps d’effondrement, n’est-ce pas. Quelques idées portant sur le cœur du programme :

- SECESSION FISCALE ! Point non-négociable comme on dit entre blazers. Grande rafle des spécialistes des pays à fiscalité privilégiée comme on dit poliment. Ils seront auprès du Roi.

Avec l’immatérialisation des valeurs et 20% des plus gros foyers fiscaux français, on fait ni plus ni moins TOMBER la république. Nombreux sont les pays qui se sont effondrés suite à l’exil de leurs élites.

Ensuite, une fois le chaos dans la république, rappatriement des capitaux dans notre territoire, qui sera au moins aussi avantageux fiscalement. C’est le nombre qui compte, les roros ou la démographie.

- Interdiction, évidemment, de l’avortement. Système conditionné à l’activité procréatrice de retraite. Dérogation pour les personnes les plus illustres du Royaume qui auront contribué, par leur activité intellectuelle, religieuse, artistique ou économique à porter le Royaume au rang des plus brillantes nations.

- Baptême de l’Elysée en Musée des arts pornographiques. Un truc bien trash et bien laid, ce doit être violent. La peinture à Jeff Koons, le design à Jean Nouvel, la musique d’attente téléphonique au gagnant de la Star Ac’, faut vraiment que ça soit dégueulasse, à la hauteur de la république.

Ou alors, on en fait un squatt à junkie, mais il faut du trash.

- Politiquement, nous proposons un régime anarcho-monarchiste avec un système -à créer- de renouvellement de l’aristocratie par les marges (selon la belle expression de Renaud Camus). Un Etat royal minimal, forte présence sur les plus grandes écoles et les activités stratégiques, pression étatique minimale sur les classes moyennes (il n’y aura pas de pauvres). Un truc à la Voltaire (n’ayons pas peur), des élites éclairées, pourquoi pas subversive (Molière), et un peuple libre parce que disposant de repères stables à travers les siècles.

- Droit d’asile pour toutes les femmes russes, italiennes, suédoises, israéliennes, pour la Diversité et la réduction du malheur dans le monde (ça nous préoccupe beaucoup au PBFL).

- Revendication de tout l’Ouest, de Saint-Jean de Luz à Caen. L’Ouest parisien, aussi, évidemment. L’Ouest pour des raisons historiques, l’Occident etc. on trouvera bien des mecs un peu branlette pour faire un joli manifeste. On cède volontiers Strasbourg, Nancy etc. au Gouvernement Inter-Populaire Européen et Autre, on s’en branle, l’Est ne m’intéresse pas. Marseille, Lille, et toutes ces villes Diverses, on donne, s’il faut payer pour s’en débarasser, on le fait, pas de problème.

- Capitale royale à Paris-Ouest, Versailles ou dans une ville comme i’faut.

- Des fleurs partout, toutes les femmes avec des prénoms de fleurs ou de fruits, 5 par jour.

Sur délégation du Comité Central de Direction Générale et Stratégique,

Le Parti pour un Bonheur Fruitier & Légumier

Ils nous soutiennent :

Géant Vert

Le lapin de Bonduelle

Apple

L’association cantalaise des Maraîchers maurrassiens

A vous. Du brainstorming ! Des trucs sympa’, festifs et Citoyens, pour l’amour de Dieu !

La vérité, as usual. Les concernés, si je puis dire.

Le rabbin Yehuda Levin, qui dirige l’association Jews for Morality et représente plus de 1000 rabbins en Amérique du Nord connus pour des positions clairement pro-vie et pro-famille, a jugé adéquate la réaction du Vatican dans l’affaire Williamson.

Il salue le retour de la Fraternité Saint Pie X, et dit comprendre l’importance de ramener des traditionnalistes dans le giron de l’Eglise, malgré le fait que l’un d’entre eux soit un «fou négationniste». Leur retour au bercail serait bienvenu afin de contrer les «gauchistes qui font un tort immense à la foi.»

A mon sens, il est très important de remplir les bancs de l’église catholique non avec des ‘catholiques culturels’ et des gauchistes qui aident à détruire l’Eglise catholique et à en corrompre les valeurs [...] cette corruption a un effet de contamination sur chaque communauté religieuse du monde entier. [...] Que fait le Pape ? Tenter de ramener les traditionnalistes parce qu’ils ont des choses très importantes à apporter, pour le plus grand bien du catholicisme.

De même, la semaine dernière, la Rabbin Irwin Kula (photo) a, dans le Washington Post, jugé tout à fait exagérée la réaction de la communauté juive aux propos de Mgr Williamson «un vieil homme obscur, acariâtre et dénué de toute pertinence». Benoît XVI pourrait aller en Israël du 8 au 15 mai, un voyage qui commencerait par Amman en Jordanie pour se poursuivre à Jérusalem, Nazareth et Bethléem.

Source

Que des évidences, mais elles sont bonnes à rappeler.

Benoit XVI est immense, il faut le soutenir. Sus aux bourses molles !

Rythme beaucoup plus faible de publication à prévoir, je vous laisse en bonne compagnie.

Les faits et les dates Le 1er novembre 2008, Mgr Richard Williamson qui procède aux ordinations diaconales au séminaire de Zaitzkofen, en Allemagne, accepte de répondre aux journalistes de la télévision suédoise SVT qui sont là pour l’abbé Sten Sandmark, ancien pasteur luthérien suédois converti au catholicisme (voir DICI n° 140 du 5 août 2006). Au cours de cet entretien, les journalistes viennent à demander à Mgr Williamson des précisions sur des propos négationnistes tenus au Canada, il y a plusieurs années. Le prélat anglais avertit explicitement que ses déclarations sont passibles de la prison en Allemagne. Dès le lundi 19 janvier, le magazine allemand Der Spiegel consacre un article hostile au rapprochement que le pape pourrait bientôt opérer en direction de la Fraternité Saint-Pie X. Le journaliste allemand avertit que parmi les évêques de la Fraternité il y a un négationniste, et il annonce la diffusion de l’émission suédoise “Uppdrag gransning” (mission investigation) pour le mercredi 21, reprise par la suite sur Internet. Le décret du cardinal Re est signé du mercredi 21, il sera publié le samedi 24. Y a-t-il simple coïncidence de dates ?

Un rapport au Vatican

Le vaticaniste Paolo Rodari dans Il Reformista du 3 février fait état d’un rapport remis au pape qui dénonce un montage : « Derrière le choix de la diffusion de la télévision publique SVT se cache une tentative de discréditer le pape Benoît XVI. Des personnes ont agi de l’extérieur avec une aide interne. Ce dossier veut démontrer que la télévision suédoise a été influencée afin qu’elle diffuse son reportage trois jours avant la publication du document signé de la levée de l’excommunication. Le dossier émet l’hypothèse que la journaliste française, Fiammetta Venner, aurait suggéré de poser une question sur le sujet (de l’holocauste, ndlr). » « Fiammetta Venner, qui intervient personnellement dans le reportage de la télévision suédoise, est une militante active du mouvement homosexuel français, également pour l’avortement et la laïcité ». Selon Rodari, « c’est une conférencière habituée du Grand Orient de France sur la question laïque. En septembre dernier, à l’occasion du voyage de Benoît XVI en France, elle a adressé à la presse un livre co-signé avec sa compagne, Caroline Fourest, et intitulé de façon très explicite : “Les nouveaux soldats du pape. Les légionnaires du Christ, l’Opus Dei et les traditionalistes” (éd. Panama) ». – Dans Le Monde du 5 février, Fiammetta Venner se défend d’avoir eu connaissance de l’agenda du Vatican, et cette collaboratrice de l’hebdomadaire gauchiste Charlie Hebdo précise à propos du retrait du décret d’excommunication : « La question est de savoir si l’”unité de l’Eglise” se fera au détriment de ceux qui restent attachés à Vatican II, à son œcuménisme ». Désormais les déclarations contre Mgr Williamson se sont étendues et transformées en attaques contre le pape et la Fraternité Saint-Pie X. En Allemagne, l’hebdomadaire Der Spiegel et le quotidien Bild dénoncent, cette semaine, l’opposition du Vatican et de la Fraternité Saint-Pie X à tous les « acquis » de la modernité en matière d’idées et de mœurs. Le théologien progressiste, Hermann Häring, n’hésite pas, ce lundi 2 février, à recommander au pape de démissionner. “Si ce pape veut faire du bien à l’Eglise, il doit quitter ses fonctions. Ce ne serait pas un scandale : un évêque doit remettre son poste à disposition à 75 ans, un cardinal perd tous ses droits à 80 ans. On ne voit pas pourquoi précisément le pape (qui a aujourd’hui 81 ans, ndlr) ne pourrait pas se tenir à ces règles sages”, a-t-il déclaré au journal de gauche Tageszeitung.

Golias

A ce propos, il n’est pas inutile de reprendre la présentation faite des Nouveaux soldats du pape en septembre 2008, sur le site Internet http://nouveauxsoldatsdupape.wordpress.com/ : « Le catholicisme donne parfois le sentiment d’avoir réussi son aggiornamento. Pourtant l’élection de Benoît XVI signe le triomphe des intransigeants au détriment des catholiques modernistes. Jusqu’où ce virage réactionnaire de l’église (sic) catholique ira-t-il ? Jusqu’à faire du Concile de Vatican une parenthèse bien vite refermée ? Jusqu’à Vatican moins II ? » – On peut noter au passage que l’expression « Vatican – 2 » se retrouve aujourd’hui sous la plume de Christian Terras de Golias : « 50 ans après le concile – 22 janvier 2009. De Vatican II à Vatican moins II ». Golias que Fiametta Venner défendait dans le quotidien communiste L’Humanité du 11 septembre 2008 : « Dès que Témoignage chrétien ou Golias font un dossier trop militant, il y a une reprise en main de l’évêché, avec des pratiques de mises à l’écart, de diffamations envers des catholiques démocrates ». Le site de présentation du livre de Fiametta Venner et Caroline Fourest disait déjà en septembre 2008 leur hantise d’une levée des excommunications : « Les traditionalistes excommuniés par Jean-Paul II vont rentrer peu à peu dans le rang, non en faisant pénitence mais comme des ‘gagnants gagnants’ : Ils vont pouvoir dire la messe comme ils l’entendent et la plupart de leurs idées vont être reprises officiellement par l’Eglise ! »

Source

Je l’avais annoncé il y a peu de temps. Rien de neuf sous le soleil, si ce n’est que l’Eglise ne doit plus se faire avoir dans des plans comm’ perceptibles à des kilomètres et sortir de l’artisanat sympathique mais naïf. En face, ils sont très offensifs, c’est entendu. Instrumentalisation, Fiammetta Venner, porte-parole des Oubliés progressistes de l’Eglise(!), qui feint d’être attachée à Vatican II (quelle blague…), etc., méthode bien connue.

Des organisations tout ce qu’il y a de plus catholiques mais moins lourdes ont su le faire, l’Eglise doit être intraitable sur ce point, sans mépris pour ces petites choses car c’est là-dessus que ces gens-là allument des contre-feux. Il faut être au taquet sur tout, c’est ainsi.

En parlant de tout cela, je vous conseille de lire -rapidement- ceci winston_churchill_decideur-synthese1. Ca parle de communication de crise et de toutes ces choses-là, rassurez-vous ce n’est pas trop Alain Bécile Consulting, personal branding etc. Ca reste très business-minded (désolé pour les allergiques) mais il y a des choses intéressantes et des points de vue de personnes tout à fait recommandables. D’aucuns feraient bien de s’en inspirer, peut-être.

Ah, oui, la fiche wiki de la miss. Entre autres (laïcisme, antiracisme etc.), elle a commis des choses comme Extrême France. Les mouvements frontistes, nationaux radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes et provie. Une véritable colleuse d’étiquettes, ma parole. Et exhaustive ! La liste du Mal en une thèse, tout à fait.

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