Quelques lectures.
La découverte pour LGC SA, Larry Brown. Big bad love. Un des écrivains préférés de Dylan, alors je n’ai pas réfléchi et ai suivi les recommandations du vieux. C’est glauque, absolument pas grandiose, ça sent le motel pourrave avec l’aileron du ventilo, les volets mi-clos etc, ça casse des briques. Chez Larry Brown, les couples ne passent pas des après-midi champêtres, nus sur Vélib dans un champ de colza en fleur, makin’ love & singin’ Julien Clerc, en mangeant du chocolat noir au piment. Non, le mari dit à sa femme écrivain sans talent qu’elle écrit bien pour pouvoir la démonter, le mari hésite à sortir du lit parce qu’il préfère rêver et rester sous la couverture chauffante (une invention géniale) etc. J’adore.
Ethan Coen, Almost an evening, la pièce qui a fait un carton à Broadway il y a peu. Troisième livre d’Ethan Coen (celui qui fait étudiant attardé), j’ai préféré les deux autres, son recueil de poèmes et de nouvelles. C’est brillant, comme d’habitude, mais c’est trop dans la veine de Beckett, ça commence comme Barton Fink, etc., un peu trop déjà-vu. On pense avoir compris que les Coen aiment l’absurde. Bon, cela dit, ça se lit très bien, et c’est vraiment pour pinailler. Pas besoin de savoir lire Faulkner en VO pour le lire, je précise.
Panorama du film noir américain de Borde & Chaumeton. Paraît-il que c’est un classique du genre. A la vérité, c’est plutôt chiant. L’idée séduisante est que le noir n’est pas si noir (Valéry) et que derrière le noir c’est noir persistent de l’ironie latente et de l’humour. Un truc vaguement dandy, donc.
Enfin, le livre qui casse des briques, La crise des subprime – Origines de l’excès de risque et mécanismes de propagation de Laure Klein. Patronyme peu péchu, il est vrai. De ce que je connais, les femmes juives sont soit des brunâtres du 17 avec des grosses meules et des grandes tignasses qui rendent fou, soit des maîtresses de maison qui savent compter. Au vu de la photo de quatrième et du contenu du livre, plutôt deuxième option. La damoiselle en question a 23 ans et est étudiante à Sciences po Strasbourg, je ne savais pas que ça existait. On doit certainement y manger de très bonnes choucroutes. Le tout est édité par la revue Banque (à lire également leur introduction au Private equity). Bref, c’est vraiment très bon, succint, biblio excellente.
Bonus :



