En cherchant des infos sur Prosper Amouyal, candidat à la reprise de Lacroix, je suis tombé sur cet article… intriguant.
Voyez par vous-mêmes :
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Les réseaux de Dalil Boubakeur
A l’écouter parler de la France et des Français, on finirait par oublier que Dalil Boubakeur connaît et aime autant l’Algérie – où il est né et où il se rend souvent pour visiter sa famille, qui vit à la lisière du Sahara. Une double culture qui fait toute sa richesse.
Homme de foi et de culture, le président du Conseil français du culte musulman prône un libéralisme humaniste.
Médecin, philosophe, musicien et recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur a été réélu cet été à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM). Depuis, ce petit homme rond né il y a soixante-quatre ans à Skikda (Algérie) représente les 5 millions de musulmans de France. Théologien sans être imam, humaniste féru d’ésotérisme, c’est un libéral convaincu. « La liberté d’entreprendre et la libre circulation des biens garantissent la prospérité de l’être humain », professe-t-il devant un thé à la menthe, dans son bureau-salon de la Mosquée de Paris.
Cet ancien cardiologue, brillant intellectuel, ne fréquente guère les décideurs économiques. « Dalil ne connaît pas grand monde dans les milieux d’affaires », prévient Yazid Sabeg, le patron de CS (l’ex-Compagnie des signaux). Soit. Mais cet homme d’influence ne manque jamais une occasion de faire campagne pour inciter à l’investissement et soutenir la croissance des 150 000 entrepreneurs de sa communauté : « Le Coran interdit le prêt avec intérêt, pas l’argent investi dans le travail d’hommes qui enrichissent la communauté », rappelle-t-il en s’offusquant des lourdeurs du Code du travail.
Cette sympathie pour l’économie de marché et son talent pour défendre un islam ouvert et tolérant lui valent d’être invité dans les cénacles économiques. Son cercle de connaissances et de relations s’est dès lors élargi aux hommes d’entreprise, aux leaders syndicaux et aux responsables politiques. Ainsi l’ancien patron des patrons Ernest-Antoine Seillière lui a-t-il demandé d’intervenir lors de l’université d’été du Medef, en 2003. A Davos, Dalil Boubakeur s’est lié avec Marc Blondel lorsque ce dernier dirigeait encore Force ouvrière. A Crans-Montana, il a rencontré Jacques Lebigre, chargé de la politique de la ville à Corbeil-Essonnes (40 000 habitants, dont un quart d’origine musulmane). « Il m’a fourni des conseils d’une grande clarté sur le bien-vivre avec l’islam », raconte cet élu, qui l’a souvent revu avant de le présenter au sénateur et maire de Corbeil-Essonnes, Serge Dassault (propriétaire du Groupe Express-Expansion). Une rencontre qui a donné à ce dernier l’idée de réunir imam, rabbin, pasteur et prêtre pour célébrer le 11 novembre le souvenir de la diversité religieuse des poilus de la Grande Guerre.
Dans les affaires, Dalil Boubakeur est un ami de longue date de Djilali Mehri – un temps propriétaire du chauffagiste Chaffoteaux et Maury -, algérien francophile, collectionneur des oeuvres du peintre orientaliste Etienne Dinet, mais aussi homme charnière du business franco-algérien. Aux rangs des hommes d’affaires proches de Dalil Boubakeur figure depuis des dizaines d’années Prosper Amouyal, le récent acquéreur du porcelainier limougeaud Haviland. « Dalil est un homme droit et sans sectarisme, un peu trop retenu pour s’imposer dans le panier de crabes de l’islam français », soupire ce confident auquel le recteur demande avis et conseils en politique politicienne.
« Les “barbus” sont tristes et leurs règles étouffent la poésie de l’islam », lâche Dalil Boubakeur, qui prône un islam français ouvert sur les autres religions. Lui-même entretient des relations très suivies avec leurs représentants. Chez les catholiques, il discute avec Mgr Lustiger, ancien archevêque de Paris. Il a rencontré plus de dix fois le dalaï-lama, et la communauté juive l’apprécie. Il a déposé auprès de l’instance juive Yad Vaschem une demande pour que la Mosquée de Paris reçoive le titre de juste pour avoir hébergé des juifs sous l’Occupation. Bernard Kanovitch, professeur de médecine avec lequel il a cosigné l’ouvrage L’Appel au dialogue, sollicite son expertise musulmane sur les problèmes de bioéthique médicale. En compagnie de Moïse Cohen, président du consistoire, il parraine les Amitiés judéo-musulmanes de France.
Son ouverture d’esprit, Dalil Boubakeur la tient de l’éducation de lettré et de scientifique que lui a donnée son père, Hamza Boubakeur. Professeur, député au temps de l’Algérie française, ce dernier est l’auteur d’une excellente traduction française du Coran et a précédé son fils à la tête de la Mosquée de Paris.
Dalil Boubakeur a siégé dix-huit ans au conseil de l’ordre des médecins, dont il était à la fin vice-président. Souvenir de sa jeunesse de carabin, il voit toujours celui qui fut son maître de thèse, l’urologue Ady Steg. « J’aime la France avec l’intransigeance d’un maurrassien », affirme le recteur, époux d’une Aveyronnaise. Il rencontre régulièrement Jacques Chirac mais, soucieux d’équilibrer droite et gauche dans son carnet d’adresses, il attribue aussi des qualités d’« homme d’honneur » à Jean-Pierre Chevènement. Il apprécie Laurent Fabius, qui fut le premier des Premiers ministres de la République à se rendre en visite officielle à la Mosquée de Paris, connaît bien Marie-George Buffet et déjeune avec François Hollande. Avec Bertrand Delanoë, natif de Tunisie, il nourrit une « relation attachante, profonde ».
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Ami des pédés, ami des réacs, ami des épiciers, lettré… mais quel bel homme !
juillet 30, 2009 at 10:56
Il a même accordé plusieurs entretiens à l’ Action française 2000 !
juillet 30, 2009 at 1:14
Nous tenons notre nouveau Jâck !
juillet 31, 2009 at 1:27
Leaule. Etrange personnage ou construction médiatique et conseils en douce d’Alain Bécile ?
Quand même l’impression qu’il mange à tous les râteliers le père Dalil.
N’empêche, « J’aime la France avec l’intransigeance d’un maurrassien », c’est bien, c’est beau.
août 5, 2009 at 1:13
pour moi dalil babakeur ne represente pas les 5 milions de musulman en il se represente pluto lui meme comen pourait on suivre une personne com lui ki na phisykmen aucune ressemblence au prophete pas de barbe ect…
aussi j aimerai souligner qui etes vous ou plutot ki vous a placer la ou vous etes pour dire que vous representer l islam et lese 5 milion de musulman la honte que dieu te pardonne
août 8, 2009 at 8:03
Incapacité à comprendre le sens et les sens cachés d’un texte de 4 lignes, orthographe répulsive, on devine aisément de quelle religion vous êtes adepte.
Avec toute ma tolérance,
C.