- Islamophobie chimérique, christianophobie réelle, anti-islamophobie criminelle par Taguieff. En PDF, si vous préférez. C’est long mais c’est bien.
Bon WE, hein.
août 29, 2009
Bon WE, hein.
août 21, 2009
Dans des versions plus récentes, on trouve de nouveaux couplets dont celui-ci :
J’aimons les filles,
Et j’aimons le bon vin
J’aimons les filles,
Et j’aimons le bon vin
De nos bons drilles
Voilà tout le refrain / Voilà le gai refrain
J’aimons les filles
Et j’aimons le bon vin !
août 21, 2009
Je crois que ce roman est honnête – j’entends par là qu’il s’interdit toute virtuosité destinée à impressionner, et, pour aller plus loin dans la fatuité, qu’il a constamment gardé l’émotion en sourdine, pour éviter que les larmes coulent en trop grande abondance sur le gigantesque visage de carton-pâte, qui observe ce qui se passe par-dessus la tête des personnages.
Fitzgerald, préface de Gatsby le Magnifique, 1934
août 20, 2009
Si ce n’est pas un pseudo du terroir, ça…
Excellent nouveau bleaugue, à lire. L’originalité c’est qu’il est tenu par une réac. Une réac qui n’est ni des beaux quartiers ni de la middle class du tertiaire complètement brainwashée et amorphe -contrairement à une bonne partie d’entre nous je pense. Marie-Thérèse Bouchard est une fille de prolos, c’est elle qui le dit. Elle semble évoluer sur ce qu’on appelle en géologie le horst, la partie soulevée par l’affrontement de deux plaques. La gigantesque faille qui se précise de plus en plus, elle est juste sous sa fenêtre. Cette France qui n’intéressera jamais les sociologues mais qui pourtant parvient à s’élever tant bien que mal sur terrain glissant. Elle fait son truc tranquillement et petitement cette France, elle pousse ses enfants à l’étude, à la démerde, à vite se casser de là. Elle n’a que sa culture mais on veut la lui retirer. Alors, par la formidable contrainte qu’exerce la Diversité, elle œuvre chaque jour pour se tirer de ce traquenard.
Cette réac se présente comme étant dérangée. Dérangée parce qu’il faut bien sortir du rang quand l’horizon que l’on vous propose est fait de, je la cite, manifestation du genre « Ecrire contre la Discrimination », « Chanter contre le Racisme », « Manifestation Inter Culturelle », cf sa dernière note. Dérangée parce que lorsque l’exercice de vos plus simples libertés, comme celle d’aller et de venir, est dangereux, vous n’êtes pas paisible. Alors, il n’existe plus que la clandestinité de la culture française. Fêter Noël, discrètement. Sortir du rang.
Il est absolument surprenant de constater à quel point 1) la réacosphère se développe 2) attire des talents divers et variés, d’horizons, à l’évidence, différents, tout ça 3) se constitue par strates successives, à l’échelle du temps d’internet, il y a les historiques (F+ par exemple – qui n’en finit pas d’exploser le ratio bons billets/billets parus, cf sa dernière note), les anciens nouveaux (LBDD etc.), les nouveaux nouveaux et les nouveaux très nouveaux. Chacun a été un temps le lecteur du précédent avant d’ouvrir son propre bleaugue qui à son tour suscite des vocations, etc., et ma foi, la civilisation réac se perpétue ainsi.
Et c’est très bien.

De dos, les premiers réacs historiques observant, émus, leurs descendants s’épanouir dans un espace champêtre. Libres.
août 20, 2009
Bonus :
Vous commencez à connaître la règle : trouver le film dont est tiré l’image.
Je n’ai pas mon DD externe donc il y a du réchauffé et du franchement facile. Il y a aussi quelques difficultés. Des indices, donc :
1 – Scène d’ouverture. Des femmes, une fontaine, des lectures de salle d’attente, un gynécologue. La question féminine sera donc le thème majeur de ce film. En filigrane, on comprend que c’est un film qui se propose de porter une réflexion sur le sexe, les rapports homme-femme, et sur l’esprit du siècle. Un film important.
2 – Dans un monde idéal, ce devrait être facile. Film immense. La mort est le propos principal de ce film qui entretient un rapport plus ou moins séquentiel avec le roque (Jim Morrisson et un guitariste fort célèbre, notamment).
3 – Classique, je ne peux pas en dire plus.
4 – On ne dirait pas mais il s’agit d’une scène comique. Deux adultes voient un fantôme, frayeur.
5 – Il y a sur cette prise les deux acteurs principaux, donc difficile de donner un indice. Premier film d’un grand réalisateur. On y lit Lautréamont, on y baise, et on y fume des clopiots; le tout sans notion d’endroit ni d’envers mais plutôt de travers, en fait. C’est gentil.
6 – Film de genre dont les moments clés se situent dans un bois, à la croisée des chemins. Facile.
7 – Très facile. Le plan et l’expression du visage disent tout du réalisateur. L’esthétique rouge informe sur le personnage principal et de fil en aiguille sur le titre.
8 – Scène immense d’un film tout aussi immense. Très facile.
Bonus : Un film avec l’une des plus belles photos de l’histoire du cinéma. Un jeune garçon y est passionné d’astronomie. Le seul film à ma connaissance où un +/- SDF est l’acteur principal. Facile.
août 19, 2009
Vu sur FDS
Petite recherche rapide et on apprend que Zakia est en réalité une marque de l’entreprise Ferico qui elle-même appartient à Panzani, qui lui-même appartient à 100% au groupe espagnol Ebro Puleva lui-même détenu à hauteur de 8.654 -ce qui en fait le deuxième actionnaire après la famille historique (représentée par la société Institudo machin si j’ai bien compris)- selon la documentation réglementaire par Alimentos y Aceites elle-même détenue à hauteur de 91.96% par la SEPI, sorte de fonds gouvernemental relevant de l’Etat espagnol -type CDC, la SEPI est aussi actionnaire d’EADS ou d’Iberia par exemple- et plus précisément du Ministère de l’Economie espagnol.
Autrement dit, économiquement parlant, le gouvernement espagnol vend du halal en France. L’est pas belle la mondialisation ?
août 17, 2009
Les 4 premiers français préférés des français… Yannick Noah, Dany Boon, Gad Elmaleh, Zinédine Zidane… Si c’est pas mignon… La 5ème est une personne de petite taille – qui n’est pas (encore?) Président de la république. On aura connu des peuples wacistes plus coriaces, il faut bien en convenir.
Pour dépoussiérer votre TV, un Melville Le deuxième souffle sur Arte, ce soir. Possibilité de prolonger par la 6, gentiment, Le grand blond avec une chaussure noire (avec la BO de Cosma, un peu le Morricone français version Cioran). C’est con mais c’est bon.
août 17, 2009
août 16, 2009
Evlis Presley – Tomorrow is a long time (Bob Dylan)
août 15, 2009
Ou peut-être n’est-ce pas non plus manque de courage : pas de la lâcheté, qui refuse d’affronter cette maladie située quelque part à l’origine première de cette trame de faits d’où l’âme prisonnière, distillant ses miasmes, monte sans cesse tumultueusement vers le ciel et le soleil, remorque ses veines et ses artères ténues et prisonnières et emprisonne à son tour cette étincelle, ce rêve qui, tandis que l’instant sphérique et parfait de la libération reflète et reproduit (reproduit? crée, réduit à un fragile globe évanescent et irisé) tout l’espace et le temps et la masse de la terre, se défait du magma méphitique anonyme et grouillant qui durant toutes les années du temps ne s’est appris aucun des bienfaits de la mort, mais seulement à recréer, à recommencer ; et qui meurt, évanoui, disparu : plus rien – mais qui est cette véritable sagesse capable de comprendre qu’il existe un aurait-pu-être plus vrai que la vérité, d’où le rêveur s’éveille non en disant “Ai-je simplement rêvé?” mais plutôt, accusant toute la puissance du ciel en personne, demande : “Pourquoi me suis-je éveillé, puisque éveillé jamais plus je ne me rendormirai?”
Faulkner, évidemment. Absalon! Absalon!, évidemment.
Edit : Dans le prolongement, à signaler le reportage -plutôt honnête, il faut le dire, AMHA- de France Info sur l‘esprit réagissant du CGB et détourné à la CiGiBi. Vous en profiterez pour lire cet excellent billet de Todomodo d’une lucidité qui fait plaisir à voir. Extrait :
La FSSPX est forte parce qu’elle a su garder le dogme. Essai sur l’indifférence en matière de religion (chapitre 7) : “D’une doctrine indigente naît un culte indigent comme elle. Ainsi plus une secte a conservé de dogmes, plus son culte a de vie, de grandeur et de pompe”.
Les messes indigentes célébrées par des prêtres rouges sont à l’image de leur doctrine molle qui se limite à un humanisme de patronage, l’amour universel, la défense des clandestins. Que nous disent-ils de la grâce, de la chute, du pêché originel, de ceux qui seront sauvés et des autres, damnés de toute éternité?
Leopardi reprend cette idée et l’intègre dans son propre système (athée) des illusions et citant cette phrase de Lamennais écrit dans son Zibaldone du 29 novembre 1820 : “Sans illusion capable de convaincre, il n’est ni vie ni action pour l’homme puisqu’il ne peut agir sans convictions et quand ce qui le persuade ne naît pas d’une illusion mais vient de la raison l’homme n’agit pas ; au contraire la raison l’en détourne et le plonge dans l’indifférence”.
Bonne fête de l’Assomption. Puis, tant qu’on y est, un dossier lui aussi honnête sur le père de Louis XIII -qui donna une signification particulière à cette fête pour tout françois- du Point de cette semaine. Et une édition spéciale de Philosophie magazine sur l’AT, avec entre autres, Kierkegaard et brièvement Ellul. Et une page de Jaurès, étonnante, j’ignorais. Vous verrez.
Et, évidemment, vive le Roy !
août 15, 2009
Le deuxième clip, cette fois plus cinématographie que photographique :) Violemment génial et très paritairement incorrect. Une chanson d’amour clippée qui peut choquer quelques vierges, faites attention avant de cliquer sur PLAY, au cas où.
C’est Bob Dylan, évidemment.