juillet 18, 2008
Art double-mineur ?
Posted by Charles under Bon goût, Cinéma | Tags: Marielle est grand |No Comments
Ce manteau…
juillet 18, 2008
Ce manteau…
juillet 18, 2008
On causait littérature il y a peu, alors rapidos, visez ce qui suit :
Voici l’homme dans l’immobilité héraldique des choses périmées
C’est d’Emmanuel Hocquard.
L’immobilité héraldique des choses, l’immobilité héraldique, c’est génial, non ? “Périmées” est peut-être de trop. C’que j’en dis, hein.
juillet 18, 2008
Lazy de Noir Dez (c’est comme ça qu’on dit dans la profession), final grandiose. Le son est un peu dégueulasse, c’est dommage.
Si vous avez une amoureuse qui se prénomme Louise, Lise ou Elise (Lizy), vous avez trouvé votre hymne. LGC a réponse à toutes vos attentes. Est-ce que j’ai le droit de dire que c’est le meilleur rock français ?
Peggy m’interrompt pour me demander si ce n’est pas discriminatoire de n’évoquer que des prénoms si peu Divers ? Pourquoi pas Rachidine ou Malikette me demande-t-elle ? Car, elle connaît la Diversité, mon amie Peggy.
Tout simplement, chère Peggy, parce que ces prénoms, aussi admirables soient-ils et nous savons ici avec notre cher Président de la République que l’Islam est une grande civilisation, ne peuvent être surnommés Lizy et donc ne peuvent avoir des sonorités proches de celles de lazy. Mais après tout, pourquoi pas, chère Peggy.
Donc, si vous avez une amoureuse qui se prénomme Malikette ou Rachidine (Lizy), vous avez trouvé votre hymne. Charlie a réponse à toutes -mais alors, vraiment toutes- vos attentes.
Autrement, rien que du classique comme i’faut. Le solo de Young avec la guitare qu’on dirait qu’elle pleure.
Une grosse dédicace à nos amis de gôche avec un Bella ciao repris par les chœurs de l’armée rouge. Ca leur fera plaisir, je le sais.
Et un petit Quand la musique est bonne, incontournable.
juillet 17, 2008
L’ami B&F m’invite à répondre à ce petit questionnaire lettré (je n’avais pas remarqué sa nouvelle citation d’en-tête, “Je proteste contre le monde moderne, mais j’adore ses femmes minces. (Nimier)”, excellent, un écho à une citation d’un auteur dont j’ai passé le nom qui raillait “ceux qui lisent Maistre en adoptant les mœurs de Sade”, à chercher dans les Oeuvres, c’est que’qu’part, sûr). La tradition veut que l’on taggue son prochain. Alors comme je suis plutôt du genre subversif, je vais tagguer un bleaugue mort et interviouver un bleaugue qui ne parle qu’avec des images. LBDD et Police du Monde Parodique, donc. Ils répondront indifféremment en commentaire ou sur leur bleaugue (manière d’inviter LBDD à rouvrir un bleaugue et PDMP à tremper la plume qu’il a acérée j’en suis certain).
1) Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?
Un souvenir externaliste (et oui, mon pote). J’ai appris à lire à ma cadette, lorsqu’elle était très jeune. Depuis, elle a réussi. Et mon père m’avait appris à compter très tôt également.
2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?
J’adorais les encyclopédies pour gamins de chez Nathan il me semble.
Conan Doyle, les contes médiévaux et tous les trucs de c’t âge là, quôa.
Les Fais-moi peur de Gallimard aussi, la honte.
3) Aimez-vous la lecture à haute voix ?
Seulement pour les passages sublimes et les lettres de motivation. Ces dernières ne sont pourtant pas sublimes.
4) Votre conte préféré ?
De Maistre ? Ah non.
5) La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?
The big sleep ou NCFOM, j’en sais rien. Barton Fink pour Naissance de la tragédie, p’têtre. En fait, cette question ne m’intéresse pas.
6) Apprenez-vous par coeur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?
Avant, oui. Maintenant, ça me lasse.
7) Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?
Oui, le Manifeste du parti communiste. Tout au fond.
8 ) Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?
Grand problème existentiel. J’ai toujours une dizaine de livres qui jalonne mon lit. Je peux jongler, indifféremment, selon les humeurs. Et des gens sur leurs bleaugues, dans les commentaires de mon bleaugue, dans mon entourage, dans des chroniques, parlent toujours de livres formidables et je n’en vois donc jamais le bout. Education catholique, je sais que tout finira, il faut se dépêcher. Alors, je réserve toujours un quota catholique dans ma tasklist. Au cas où… Ne partons pas égaré.
En ce moment (car je crois que c’est la question) : Dictionnaire de rhétorique et de poétique, Le réel : traité de l’idiotie, En attendant Godot (c’est marrant, j’avais écrit Goriot), les Confessions de Saint Augustin (celles en Poche du moins), Eglise contre bourgeoisie, et La Contre-Révolution de Molnar. Counter Revolution of science bientôt aussi, Barre n’ayant pas tout traduit. Un peu réac sur les bords le Charlie, donc.
9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?
Roh, bah, Baudelaire, hein.
10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?
Le plus rapidement, ces derniers temps (dans ma jeunesse, je bloquais des soirées jusqu’à la fin d’un livre, maintenant je vieillis), ce serait De sang froid de Truman Capote. Indescriptible, je suis complètement rentré dans l’histoire et il me fallait absolument le finir. Cette famille naïve presque parfaite, ces deux crapules, on sent que ça va mal finir mais on ignore comment. Pourquoi cet auteur, cette histoire ? Je ne sais pas. Le lendemain, je n’étais pas frais (pourtant je ne dors pas beaucoup).
Le plus lentement, sans aucun doute Voyage au bout de la nuit. Pour avoir un membre de ma famille célinien, j’en avais tellement entendu que je voulais absolument déguster (façon de parler) chaque passage. C’était sacré.
11) Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?
Les poches, on a moins de complexe à les plier et les annoter.
12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?
Rah, quand je me sens décadent, j’aime bien sortir puis feuilleter L’Imitation mis comme i’faut par Corneille. Et je suis souvent décadent…
13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?
Avant des épreuves, je lis souvent debout. Des cours ou des passages 4 accolades pour le style, selon le degré de révision.
Autrement, assis la plupart du temps (transports).
14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?
Ouiiiii. Au crayon de bois, c’est mal mais c’est mieux que le Stabilo Boss (truc de gonzesse).
J’ai tout un système de code : de une à quatre accolade pour le style, entourer une page pour un développement intéressant etc.
15) Offrez-vous des livres ?
Oui, j’aime bien offrir des trucs anachroniques au milieu d’Ipod etc. Donc, des livres, oui. Si possible, des trucs assez bien comme i’faut, les Oeuvres de de Maistre, offerts plusieurs fois. Histoire de donner une chance.
16) La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’offrit ?
Confidentiel.
17) Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)
“Le rapport sensuel au livre”, leaule, c’que c’est mignon. Un truc de lettreux, j’imagine :).
Les vieux bouquins de ma tendre mère, allez. Pour l’idée que je parcoure ce qu’elle a parcouru, pour l’odeur des vieux papiers.
Autrement, j’ai un rapport utilitariste à la lecture. Je sais, c’est inesthétique. Je n’aime pas perdre mon temps. Du style, de l’intelligence sinon ouvre un blog.
18 ) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ?
Le Colonel de la Rocque (dans ma jeunesse, j’avais une fascination pour ce personnage), sa bio colossale par Nobécourt, ses vieux bouquins sur le service public quasi-introuvables. Je dois être un des rares français (le seul ?) à avoir autant lu sur lui, c’est délirant.
Mais, oeuvres intégrales, c’est-à-dire les articles, les inédits etc ? Ca me semble quasiment impossible.
Hemingway, Hayek, Baudelaire, Faulkner, Balzac (même un Pléiade de sa correspondance paru il y a peu), Chandler, Maistre, et d’autres, j’ai lu plus de la moitié, je pense. Après, beaucoup de classiques mais ça n’a aucun intérêt, tout le monde les a lus, tout a été dit. Et d’autres… mais quel est l’intérêt de poser une question sur l’accomplissement d’une chose irréalisable ? Combien y-a-t-il de Pléiade de Balzac, Molière, Montaigne ?
19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?
Il y a un peu de temps, un personnage m’a beaucoup amusé. C’est le gardien latino à moitié barré et pédé d’un polar de Chandler.
La scène : il s’agit d’un asile pour artistes maudits (!) au fin fond d’un canyon, et un espèce de vieux docteur fauché, pédé et très précieux veille sur ce petit monde en compagnie d’un gardien latino pas franchement recommandable, violent et à moitié pédé. Un écrivain à succès, dépressif et alcoolique repose secrètement dans cette maison de fou. La manière dont il parle du gardien pédé est vraiment drôle. Un détective foireux (Marlowe) s’infiltre à la James Bond. Etc.
20) Un livre qui vous a particulièrement ému ?
Bah, le Colonel de la Rocque, c’est ‘achement triste, quand on y pense. Il y a comme qui dirait de la tragédie antique dans la vie de ce personnage. L’ambiguïté du personnage, le tiraillement, la difficulté à se décider, la fin tragique, l’absence de reconnaissance (de Gaulle a su être élégant, pour une fois)…
Des souris et des hommes, la fin, aussi.
21) Le Livre qui vous a terrifié ?
Orange mécanique, malgré son argot chiant à décrypter dans les annexes. En fait, aucun.
22) Le livre qui vous a fait pleurer ?
Le Colonel Chabert m’avait ému. Enfin, surtout le film. Balzac, finit sur le métier d’avoué -qu’il a pratiqué-, sa place d’observateur de la vie mondaine quand le film s’intéresse plus à l’abandon de Chabert, par l’Etat, sa femme, ses amis (sauf le notaire) pour finalement ne trouver hospice que chez les Soeurs. J’aime bien.
23) L’avertissement / l’introduction qui vous a le plus marqué ?
La photocopie tue le livre.
24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?
Instinctivement, Ethan Coen : The drunken driver has the right of way : Poems.
C’est génial. Le titre, le rythme, la ponctuation, l’association de “Poems” à un titre contre-poétique etc.
25) Décrivez votre bibliothèque.
Bordélique.
26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?
Peu. Un manuel de Stiglitz, des trucs de maths et des problèmes de Ian Stewart. Des BD archéo-futuristes machin-truc, aussi.
27) L’endroit le plus insolite où vous lisez ?
C’était à Londres, en fin de soirée, je me suis retrouvé seul dans une méga-zone où règne la Diversité, j’étais complètement anachronique à lire sur un banc en costar. Et il y a peu de banc à Londres.
28 ) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?
L’imitation.
29) Votre livre d’art préféré ?
Un bouquin sur Bastien-Lepage, il me parle ce type comme on dit dans la profession. Les croutes de Bob Dylan, aussi, j’achèterais bien ça.
30) La bibliothèque idéale ?
Roh, s’il faut la faire internationale et droit au but, disons Faulkner, Balzac, Dostoïevski. Les gens qui lisent des bios de Zweig sont généralement intéressants (j’ai remarqué ça). Alors, à l’étage biographies, que du Zweig.
Et la Bible, cela va de soi.
31) L’incipit qui vous a le plus marqué ?
Roh, bah le Voyage, c’est très bien non ? Il suffit de fermer les yeux.
32 ) La clausule qui vous a le plus marqué ?
Celle d’Une vie de Maupassant, sans hésitation.
“La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit”. Toute la vanité de la -petite- littérature, tout, absolument tout, est là. C’est bête, terriblement bête, mais profondément juste.
Tout ça pour en arriver là.
juillet 15, 2008
Une petite playlist de derrière les fagots ! Session de rattrapage dylanesque pour les fous ignorants, petits agréments sudistes, touche réactionnaire diverso-sceptique, tout y est !
juillet 12, 2008
Promis, un jour, j’arrêterai.
juillet 10, 2008
Le Conservateur a eu des mots d’une remarquable intelligence. Je ne sais plus où figurait ce commentaire ou ce billet mais là n’est pas la question. Selon lui, la politique est un guet-apens. Il faudrait par voie de conséquence être plus subtil : aborder seulement les sujets qui n’intéressent que les blancs.
On ferait ainsi d’une pierre deux coups. Théologie, sciences, idées, économie, histoire, littérature, musique, alcool, vieilles voitures, robes à fleurs… des trucs de civilisés, quoi. Non plus défendre les blancs mais les armer. C’est excellent, j’y réfléchis. Salut au Conservateur donc.
En attendant, je vous laisse avec ma petite gauchiste Joan qui reprend ici un classique sudiste bien comme y faut (pourtant écrit par des canadiens, la Cause sudiste est internationale).
juillet 9, 2008
Natalie Maines lorsqu’elle n’est ni vulgaire ni colérique peut avoir une beauté so blue-blooded. On la verrait volontiers, ensemble bleu marine et jupe légèrement fendue comme seules les anglo-saxonnes savent les porter, se promener dans le Fellows garden de Corpus Christi College, une pile de livres recueillie dans le creux de ses bras… Je commence déjà à m’égarer. Un clip esthétique, particulièrement le 2ème couplet :
La parodie aussi charmante et bien dans l’esprit Mad TV. Crès, crès bien tout ça :
Sinon, dans le genre nouvelle française énervée, il y a ça :
On a les altermondialeuses que l’on mérite, hein.