Désignification


• Bleaugue : blog qui n’est pas branchouille et qui ne commence jamais par “un article très intéressant de la Pravda aujourd’hui”. Evite également le barbièrisme “je déjeunais avec mon ami Nicolas Sarkozy…”. Se contente des faits, bruts et bien gras, de notre époque.

Ne se rend pas à la République des blogs. N’est évidemment pas républicain. Ne se rend nulle part, en fait.

De Maistre, Kierkegaard, Céline, Bloy, Nicolas Gomez Davila, Burke, Hayek, Baudelaire, Faulkner, Balzac, Kundera, Saint-Augustin, de Tocqueville, de Bonald, Bukowski (et à peu près tous les Charles qui ont trempé la plume ou l’épée) etc. : génotype de la réacosphère. Il y a certes des allèles mais nos géniteurs n’étaient pas des dogmatiques racialistes. Il faut néanmoins avoir deux parents parmi cette courte liste.

Divers : l’Ôtre.

Fasciche : actualisation de la nomenclature de la Vigilance Citoyenne. A pour ancêtre la catégorie A3. Va du catho traditionaliste au païen, du néo-jacobin à l’honnête libéral, ce sont les gens à abattre.

LBDD : martyr. Notre maître à tous.

L’Ôtre : est victime de wacisme et de tout en fait. Même coupable, il reste victime. Nous est bien supérieur.

Réacosphère : groupement informel de l’Opus Dei et de l’Ordre de Saint-Michel. Vise à installer Louis XX. Judith, à l’origine, devait être l’icône de celle-ci. Après, il y a eu Adriana. Depuis, Adriana et Judith ne s’estiment guère. Vous savez, les femmes… Certains bleaugueurs comment à envisager le cas de Peggy, la cochonne. J’ignore ce qu’il en est.

Wacisme : tout ce qui nie la supériorité de l’Ôtre.

Le programme d’Avignon est… moderne :

« Si La Divine Comédie est un texte qui accompagne Romeo Castellucci depuis son adolescence, il n’en propose pas une « adaptation » littérale. Son travail est inspiré par ce texte, comme il l’écrit dans ses notes de travail : « Lire, relire, dilater, marteler et étudier à fond La Divine Comédie pour pouvoir l’oublier. L’absorber à travers l’épiderme. La laisser sécher sur moi comme une chemise mouillée. » »

Source.

Camarade moderne, l’adaptation littéraire (littérale), cette rigueur du texte, faut oublier tout ça maintenant, trop emmerdant.

Dante n’avait pas pensé au slam. Et si le destin d’une oeuvre c’était de s’adapter pour ne jamais être désuète ? Pourquoi je dis que c’est l’oeuvre de mon adolescence ? Parce c’est un pont, un passage, le carrefour d’un âge, un pont rejoignant plusieurs rives, dépassant le flot de notre existence, tu vois. Tu vois, j’crois que c’est notre rôle, adapter non pas en fonction du support ou du public, mais en fonction de l’époque, être intemporel parce qu’être ancré dans son temps, tu vois, on peut imaginer l’interprète infuser son texte, ne pas l’apprendre, non, l’éprouver, dans sa chair, dans son corps, le rapport au corps c’est important tu sais, et apparaître sur scène, le texte infusé, Dante s’épandre comme une nappe de thé dans du lait, tu vois, et l’interprète, l’emprunteur, le transporteur, le contenant, l’Ôtre c’est Dante, mais c’est aussi ton compagnon de salle, il n’y a plus de rôle, d’auteur, de spectateur, il y a synergie, symbiose, partage, tu vois, et donc, le compagnon, il peut exprimer ce qu’il a ressenti au fond de son corps, son sachet de thé, si tu veux,  le métissage du lait et du thé, le brun et le blanc, la sueur de celui qui éprouve au fond de lui-même Dante métissée à l’humidité d’un linge propre, sans textes, c’est fini ça, trop rigide, pas infusé, non pas s’adapter pour adopter Dante mais adapter Dante pour l’adopter, de l’improvisation sur la base d’une imprègnation d’un texte, tu vois, et après, pour improviser, parce qu’en fait l’interprète, c’est un peu le pont entre deux époques tu vois, le fil conducteur entre un public moderne et une oeuvre en arrière-plan, c’est ça le décor, c’est ça la disposition d’un théôtre et c’est ça une scène, tu vois,  mais il n’y a pas de disposition, il n’y a que des positions, modulables, interchangeables, et donc, une improvisation méditée sur une rythmique slam, non pas s’approprier Dante, mais le rendre approprié, moderne, accessible, le partager, le transcender, le transmettre, la continuité de l’esprit, l’Ôtre comme relai et comme récepteur, l’incarnation s’il fallait être rétrograde, parce que tu vois Dante, finalement, sa Divine comédie, bah, quelque part, c’est aussi la nôtre, nous l’Un, nous l’Universel, nous sommes Dante, tu vois ?

Via FDS, visez ce petit morceau de bravoure :


Mise en place par le Centre Francophone de Bourgogne, cette action citoyenne de reconnaissance et de partage, met
en lumière 22 portraits de femmes de toute origine qui jouent un rôle non négligeable et parfois primordial dans la société plurielle qu’est notre société française. Son objectif est non seulement de lutter contre la discrimination et l’exclusion mais également de montrer la présence active et effective des femmes issues des immigrations successives.
En présence de Claude Thomas, Président du Centre Francophone de Bourgogne et adjoint à la Culture du Breuil, de Bernard Paulin, adjoint à la Culture à la Ville du Creusot, de Renée Gauthier, Présidente de l’Office Municipale de La Culture du Breuil, mais également de Nathalie Bonnot, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité et d’Andrée Karpoff, chargée de mission départementale pour l’éducation à la solidarité internationale et francophone, c’est le respect des droits des femmes qui a été à l’honneur au cours de cette soirée.
De fait, le Centre Francophone de Bourgogne, actif dans la promotion du dialogue des cultures en région Bourguignonne se veut d’être un espace de découverte, de rapprochement, de rencontre et de formation mais aussi et surtout un acteur de tolérance.
Par le biais de cette exposition de portraits, chacun a pu réaliser, au travers des différentes vies savamment mises en texte mais aussi en image par le photographe Rodolphe Pont, que les femmes représentent des valeurs justes [ndC : c'est ma préférée celle-là, les femmes sont des "valeurs justes", grandiose] non seulement en Bourgogne, en France ou dans le Monde mais aussi dans leurs associations ou leurs quartiers [ndC : là, c'est très bon aussi. Dans la Bourgogne, la Fraônce et le Monde -mission civilisatrice, pardon, universelle. Et pourquoi pas la Lune, les associations et les quartiers aussi !]. Ce sont des vecteurs de stabilité et de dialogues [on devine le vainqueur du grand Prix littéraire du Creusot qui a eu l'infime honneur de se voir confier, pour ses mérites Citoyens et littéraires, la rédaction de cet acte de Bien]
La vocation [ndC : car c'en est une !] de cette exposition itinérante, qui prendra bientôt la route de Dijon et de Mâcon, est donc de permettre à la discrimination qui exclu de se transformer en diversité qui enrichi [ndC : sans commentaire].

Un petit classique :

Lu chez FDS :

Le Monde :

A Lyon, entre 1 550 à 2 000 personnes ont manifesté avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “Laissez les grandir ici”, “Résistanceou Si tu veux un pays, prends le mien“.

En route vers la barbarie.

Le progressisme est définitivement une hérésie sectaire. Ecoutez les mots de la possédée de l’IUFM que cite cette prof de français courageuse (via FDS encore une fois attaqué).

Don’t forget to pray ’cause there’ll be hard times. Courage aux parents, ce doit être un enfer de savoir ses enfants sans cesse menacés par l’épée de la modernité, de la bêtise et de toute la crasse pédagogiste. Même le privé catho est touché, c’est véritablement catastrophique.

A rajouter avec la Diversité lors du prochain Congrès:

Les individus meurent libres et égaux en droits.

Quand IAM reprend une scène de Funes et quand Tunisiano tient un discours de réac.

A 1:40 :

Via FDS

Le Progressisme est une hérésie qui a marché, il est une ouvre d’hérétiques qui n’ont eu de cesse de se détourner du Sens. C’est l’idée développée (entre autres mais chez lui c’est particulièrement brillant et clair) par Maritain. Tenez, au-delà des petites piques ironiques, visez un peu ce qui suit.

C’est par la tête que le poisson pourrit, Maurras aime à citer ce proverbe. Si l’on peut dire avec M. Seillière, à propos de Jean-­Jacques Rousseau, que le monde moderne dérive d’une hérésie mystique, combien cela est plus vrai de Luther que de Jean-Jacques! C’est par l’esprit que tout commence ; et c’est au fond de l’âme de quelques hommes, dans la vie de ce nonz qui, comme dit Aristote, n’est rien du tout quant au volume et quant à la masse, que tous les grands événe­ments de l’histoire moderne se sont formés. La cellule où Luther a discuté avec le diable, le poêle où Descartes a eu son fameux songe, l’endroit du bois de Vincennes où Jean­-Jacques, au pied d’un chêne, a trempé son gilet de pleurs en découvrant la bonté de l’Homme naturel, voilà les lieux où le monde moderne a pris naissance.

[...] A ce point de vue, ce qui distingue le père du pro­testantisme des autres grands hérésiarques, c’est que ces derniers partaient avant tout d’une erreur dogmatique, d’une vue doctrinale fausse; quelles qu’en soient les origines psy­chologiques, c’est une déviation de l’intelli­gence qui est la cause de leurs hérésies, et leurs aventures personnelles n’importent que dans la mesure où elles ont conditionné cette déviation. Avec Luther, il en va tout diffé­remment. C’est sa vie, son histoire qui im­porte. La doctrine vient par surcroît. Le lu­théranisme n’est pas un système élaboré par Luther; c’est le débordement de l’individua­lité de Luther. Il en sera de même avec Rous­seau, c’est un procédé essentiellement ro­mantique. C’est ce qui explique l’immense influence du « Réformateur » sur le peuple allemand. C’est pourquoi un luthérien comme Seeberg ne peut pas se contenir d’admira­tion devant cet homme vraiment démoniaque, comme il dit, devant cette figure colossale de la surhumanité, qu’il est blasphématoire de pré­tendre juger. La question est de savoir Si tout débordement est beau et bon par lui-même, et s’il suffit qu’un fleuve se répande sur les cam­pagnes pour qu’il mérite notre reconnaissance.

Je parlerais plus de déformation, de détournement que de débordement (ce qui insinuerait qu’il y ait surplus de sens) mais l’idée est là.