En passant...
septembre 29, 2008
Signé CGB
Posted by Charles under Bon goût, En passant..., Histoire du déclin français, Réacosphère[5] Comments
septembre 21, 2008
Niouzes
Posted by Charles under Documents d'époque, En passant..., Histoire du déclin français, Lectures, On n'arrête pas le Progrès[8] Comments
J’ai enfin acheté un portable. Après deux semaines de bonne cogitation, de parasitage, d’emprunt et de débrouille, j’ai acheté. J’hésitais entre un ultra-portable, un mac, et un classique. L’ultra-portable, à la réflexion, fait vraiment trop petite fille jouant à la dinette. J’ai mis à peu près une semaine pour en arriver à cette conclusion qui fera encore date.
La semaine d’après, j’ai dû choisir entre le mac et le classique. Finalement, mon esprit réactionnaire l’a emporté. J’ai pris un bon vieux classique.
Là, n’est pas la question. Pendant quelques temps, ma cadette m’avait prêté son portable. J’avais pris mon DD externe et comme je veille à l’éducation des mes cadets, j’ai mis quelques petites choses sur son PC. Elle avait comme MDP le prénom de notre origine commune, c’que c’est mignon. J’ai pu à l’occasion visionner ses photos. Je suis serein, les rares types qui y figurent sont des types comme i’faut. Si j’ai quelques excès paternalistes, j’ai comme tout le monde, j’imagine, surtout la crainte que ma cadette ramène des choses peu fréquentables. Je suis donc soulagé. Je tiens à la santé de mes parents.
Mais mon paternalisme ne s’arrête pas là. J’ai mis quelques petites choses pour son développement personnel (il faut savoir parler aux femmes) dans un dossier du même nom. Pour ton développement personnel avec entre autres Barry Lyndon et Les visiteurs. Des choses que j’écoutais, que je lisais ou que j’aurais dû voir à son âge. Ce fut l’occasion de constater que je reviens de loin. Ouch. Mais c’est parce qu’il fallait que je revienne. Pour la Cause. Savez-vous qu’à 17/18 ans, j’écoutais l’anthologie sonore de la pensée française (je me souviens avoir chopé ça sur la Mule, j’étais fier, je croyais que ça causait de Maurras et tout vu le titre) et pire des conférences d’Onfray, dont une, il faut être honnête, très intéressante sur la vie de Nietzsche. C’était un truc sur France Cul’.
Je lui ai donc installé celle sur Nietzsche et l’Anthologie sonore, malgré tout. Nietzsche parce qu’il faudrait pas non plus qu’elle ramène un mou ou un lettreux (redondance?), je mise pas mal sur le potentiel répulsif de Fred et de Michel. L’Anthologie sonore, parce qu’il y avait des choses intéressantes, malgré tout, dont une éloge de la modernité toute en nuance de Merleau-Ponty.
Ce fut aussi l’occasion de récouter la chose. Et c’est de çà dont je voulais vous entretenir. J’ai écouté des conférences de la tête à claques n°1, Jean-Paul Sartre, dit JP le batracien.
Lisez un peu ce qui suit, c’est la République du silence, sur les covers du CD ils disent que c’est un édito de la BBC alors que sur internet c’est présenté sous une autre référence. Là, n’est pas la question (où est-elle?), de toute façon.
Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande. Nous avions perdu tous nos droits et d’abord celui de parler ; on nous insultait en face chaque jour et il fallait nous taire ; on nous déportait en masse, comme travailleurs, comme Juifs, comme prisonniers politiques ; partout sur les murs, dans les journaux, sur l’écran, nous retrouvions cet immonde visage que nos oppresseurs voulaient nous donner de nous-mêmes : à cause de tout cela nous étions libres. Puisque le venin nazi se glissait jusque dans notre pensée, chaque pensée juste était une conquête ; puisqu’une police toute-puissante cherchait à nous contraindre au silence, chaque parole devenait précieuse comme une déclaration de principe ; puisque nous étions traqués, chacun de nos gestes avait le poids d’un engagement. Les circonstances souvent atroces de notre combat nous mettaient enfin à même de vivre, sans fard et sans voile, cette situation déchirée, insoutenable qu’on appelle la condition humaine. L’exil, la captivité, la mort surtout que l’on masque habilement dans les époques heureuses, nous en faisions les objets perpétuels de nos soucis, nous apprenions que ce ne sont pas des accidents évitables, ni même des menaces constantes mais extérieures : il fallait y voir notre lot, notre destin, la source profonde de notre réalité d’homme ; à chaque seconde nous vivions dans sa plénitude le sens de cette petite phrase banale : « Tous les hommes sont mortels . » Et le choix que chacun faisait de lui-même était authentique puisqu’il se faisait en présence de la mort, puisqu’il aurait toujours pu s’exprimer sous la forme « Plutôt la mort que… ». Et je ne parle pas ici de cette élite que furent les vrais Résistants, mais de tous les Français qui, à toute heure du jour et de la nuit, pendant quatre ans, ont dit non . La cruauté même de l’ennemi nous poussait jusqu’aux extrémités de notre condition en nous contraignant à nous poser ces questions qu’on élude dans la paix : tous ceux d’entre nous - et quel Français ne fut une fois ou l’autre dans ce cas ? - qui connaissaient quelques détails intéressant de la Résistance se demandaient avec angoisse : « Si on me torture, tiendrai-je le coup ? » Ainsi la question même de la liberté était posée et nous étions au bord de la connaissance la plus profonde que l’homme peut avoir de lui-même. Car le secret d’un homme, ce n’est pas son complexe d’Oedipe ou d’infériorité, c’est la limite même de sa liberté, c’est son pouvoir de résistance aux supplices et à la mort. À ceux qui eurent une activité clandestine, les circonstances de leur lutte apportait une expérience nouvelle : ils ne combattaient pas au grand jour, comme des soldats ; traqués dans la solitude, arrêtés dans la solitude, c’est dans le délaissement, dans le dénuement le plus complet qu’ils résistaient aux tortures : seuls et nus devant des bourreaux bien rasés, bien nourris, bien vêtus qui se moquaient de leur chair misérable et à qui une conscience satisfaite, une puissance sociale démesurée donnaient toutes les apparences d’avoir raison. Pourtant, au plus profond de cette solitude, c’étaient les autres, tous les autres, tous les camarades de résistance qu’ils défendaient ; un seul mot suffisait pour provoquer dix, cent arrestations. Cette responsabilité totale dans la solitude totale, n’est-ce pas le dévoilement même de notre liberté ? Ce délaissement, cette solitude, ce risque énorme étaient les mêmes pour tous, pour les chefs et pour les hommes ; pour ceux qui portaient des messages dont ils ignoraient le contenu comme pour ceux qui décidaient de toute la résistance, une sanction unique : l’emprisonnement, la déportation, la mort. Il n ‘est pas d’armée au monde où l’on trouve pareille égalité de risques pour le soldat et le généralissime. Et c’est pourquoi la Résistance fut une démocratie véritable : pour le soldat comme pour le chef, même danger, même responsabilité, même absolue liberté dans la discipline. Ainsi, dans l’ombre et dans le sang, la plus forte des Républiques s’est constituée. Chacun de ses citoyens savait qu’il se devait à tous et qu’il ne pouvait compter que sur lui-même ; chacun d’eux réalisait, dans le délaissement le plus total, son rôle historique. Chacun d’eux, contre les oppresseurs, entreprenait d’être lui-même, irrémédiablement et en se choisissant lui-même dans sa liberté, choisissait la liberté de tous. Cette république sans institutions, sans armée, sans police, il fallait que chaque Français la conquière et l’affirme à chaque instant contre le nazisme. Nous voici à présent au bord d’une autre République : ne peut-on souhaiter qu’elle conserve au grand jour les austères vertus de la République du Silence et de la Nuit.
Deux choses. Un, son accroche serait sans doute l’occasion de quelques débats d’ordre pénal aujourd’hui. Deux, la femme de Céline avait rapporté l’attitude du batracien sous l’Occupation. Ce n’est de toute façon pas un scoop, mais c’est toujours drôle d’imaginer le batracien sur son petit vélo aller quémander audience auprès de Céline pour que ses pièces minables soient jouées. Simplement, ce texte est la caricature ultime de ce que les lettres peuvent et la démonstration que l’idéologie qui tient les cerveaux et/ou les grandes gueules est celle qui domine. A l’image de tous les imposteurs revanchards de la pseudo-Résistance, le culot de Sartre y est incroyable. Fondamentalement, ce texte est une imposture, de l’intellectualisme tout ce qu’il y a de plus grandiloquent, mais ça passe. Ca passe parce que Sartre use de tous les procédés classiques qu’il a reçu en éducation pour mieux les détourner au profit de ce qui s’avérera l’ennemi de tout l’héritage classique duquel il a pu ériger son pupitre intellectuel. Comme ces philosophes suiveurs de Jules Vallès qui dans des conférences de haute-tenue avec un français impeccable nous expliquaient que l’orthographe et la grammaire sont d’essence bourgeoises. Les IUFM ne s’en sont toujours pas remis.
Ce n’est pas inédit, encore aujourd’hui, on trouve des artistes, des écrivains, qui détournent leur solide éducation classique et en font un style en soi. Qu’est-ce que le cinéma des Coen (désolé pour l’obsession) sinon un cinéma de détournement fait par des bons élèves ? Godard etc. On pourrait même y voir l’essence du conservatisme, innover sans abolir comme disait l’autre. Simplement, tout dépend de la finalité d’un tel détournement. Les philosophes d’obédiance marxiste ont usé de leur magistère intellectuel pour que plus rien ne repousse comme dirait Poutine. Une haine de soi, une haine de l’héritage reçu, un utilitarisme de la déconstruction. Bref.
Ah oui, j’ai aussi mis le bleaugue de l’AFE en page de démarrage mais je crois qu’elle n’a pas trop apprécié la gamine. De manière générale, les femmes n’ont pas l’humour réac. Doit-on le regretter, je vous pose la question.
septembre 9, 2008
Devant de la scène
Posted by Charles under En passant..., Femmes inactuelles, Réflexions qui soulèvent de la fonteNo Comments
En tapant vite, comme tout le monde (souvent des le grznd charles par exemple) je suis tombé sur cette italienne facebookienne Sarah Palli (oui, je tape vite). Pensez-vous que son profil va être plus consulté grâce à l’auguste Sarah Palin et aux aléas de gougule ? Pensez-vous que Sarah Palli est cousine avec Carla Bruni ? Pourquoi Melle Palli brunit quand Melle Bruni pâlit ?
Ce sont là des questions essentielles qu’il nous faut aujourd’hui poser.
août 31, 2008
En attendant…
Posted by Charles under Bon goût, En passant..., Toute la musique que j'aime1 Comment
Petit break comme on dit à Fox River. Des bisous.
août 26, 2008
Dhimmitude
Posted by Charles under En passant..., Hantez, faites comme chez vous, Histoire du déclin français, Le pire est toujours certain[4] Comments
Cette note explique aussi pourquoi tout projet politique offert à ces populations (Soral, Kemi Seba, Besancenot…) est voué à l’échec : ils ont déjà tout ce qu’ils veulent, et quoiqu’ils fassent ils obtiennent toujours plus au prix de moins d’effort. Entre le traffic de cannabis toléré par la police, le plan banlieue annuel en milliards d’euros, la discrimination positive sans statistiques ethniques pour l’appuyer, et l’exonération permanente en cas d’émeutes, de meurtres et de viols, cette population a déjà TOUT ce qu’une population exogène pourrait réclamer en terre conquise. Immunité, tribut, respect craintif. Tout projet politique ne ferait que revendiquer ce qu’ils ont déjà, avec la possibilité de le montrer et donc de le perdre.
Ceci étant dit, je pense que le logiciel “Camp des saints” est entrain de gripper. Avant hier, j’ai lu sur Google qu’un algérien s’est fait lyncher sur une plage en Italie, quand il a essayé de kidnapper une gamine. Il est de bon ton chez les natios de dire qu’on vit le roman “le Camp des saints” de Raspail, mais en fait, ce ne sont que les politiques qui sont aveugles sourds et muets. Les citoyens, eux, sont parfaitement conscients qu’on devra en découdre, et que l’Italie n’est que le premier pays à entrer dans la lutte pour la survie.
On va vivre des choses extrêmement palpitante. Le matraquage télévisuel en faveur des casseurs et des clandestins effectue un formidable travail de propagande inverse.
Commentaire du regretté LBDD sur un billet d’XP.
Je n’ai pas de parts à la NRH mais il y a un très bon dossier sur le sort réservé aux dhimmis. Je voulais le recopier, mais, beaucoup trop long. A l’époque, la discrimination fiscale (ce que les conquérants nomment aujourd’hui, la discrimination positive, question de point de vue), les privations, l’humiliation ont entretenu chez les chrétiens un fort ressentiment.
Ressentiment qui fut le moteur de la libération. Question de point de vue.
août 25, 2008
Les restaurants me les brisent, faudrait un périmètre d’au moins 40m2 autour de chaque table, histoire de ne pas à avoir à supporter les discussions insipides des autres, déjà que chez toi c’est pas brillant, alors, enfin bon, parfois il y a des petits moments savoureux.
L’autre jour, une fifille avec papa à côté de Charlie, himself. La gonzesse a 26 ans. L’année dernière elle avait fait une grande fête pour ses 25 ans, alors comme j’ai lu un peu Doyle, des polars et plein de trucs, j’en conclus qu’elle a 26 ans ou bientôt 26 ans. Voilà.
Le père, avocat, notaire, gestion de patrimoine ou un de ces genres de métiers où être l’esclave des riches est en soi un privilège. Bref, un métier où il faut avoir du contact-client chicos. Il a vraiment du charisme, il envoie du bois, c’est évident. Du coffre, maîtrise du ton, langue simple mais précise, personnage business-minded mais class, et tout, le quinqua qu’envoie du bois quoi. Pas regardé s’il avait des armes quelque part mais ça m’étonnerait pas que ce soit un anachronique.
Sa fille, une tête à claques. Débit de parole : un rappeur bpmisé par David Guetta, des “tu vois” en guise de ponctuation. La fille est stressante de façon épidermique, sa voix, sa façon de parler, ses mimics, une perpétuelle suffocation. Je mets 100€ qu’elle est mal… enfin bon, tu vois. 100€ aussi qu’elle bosse dans la “comm’”.
Le père, fantastique. Un cynique total, j’adore. Oui, oui, oui, oui, oui, oui, il est bon ce fromage, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, merci monsieur, oui, oui, oui, oui. Et l’autre dinde qui continue de jacasser. Elle les lui brise, et lui s’en met plein la panse, la tête haute, c’est grandiose. Avant de recommander du pinard, il conclut logiquement : tu sais, faut que tu sois moins exigeante. Je ne sais même pas s’il l’a écoutée, il balance sa réplique-type.
“Monsieur, vous nous remettrez la même, je connaissais pas, c’est très bien, vous en avez toujours ou c’est ponctuel ? Ah, je reviendrai. Vous pourrez me laisser l’étiquette ou une carte ? Vous me l’apportez ? Merci monsieur, c’est formidable. Donc, tu disais ?” Le mec efficace quoi, qu’a du métier, qui ne perd pas de temps. J’ai remarqué ça, les papas sont toujours efficaces, ils ne perdent jamais de temps, ils font toujours un truc utile tandis que nous autres jeunots sommes condamnés au frivole, aux trucs foireux et aux petits rendements. Par exemple, un quinqua, il s’arrangera toujours pour être bien accompagné ou pour bien manger voire concilier les deux impératifs. Alors que toi que les soirées avec des connes et des trucs imbouffables, tu les comptes par dizaines. Par exemple, tu as un trajet, de 5 minutes à pied, qu’est-ce que tu vas faire ? Regarder la dernière couv’ du Point “Sarkozy : comment il a conquis le monde”avec un Sarko en Ray-Ban en fond, regarder les robes à fleurs et deux trois autres trucs frivoles. Lui, le quinqua, il passera deux coups de téléphone et aura déjà réservé un restaurant et confirmé son rendez-vous de demain. Question d’efficacité.
Et donc en pensant où il allait caser les deux caisses de pinard qu’il allait commander une fois les coordonnées acquises il relance sa fille qui n’en avait pas vraiment besoin de toute façon. Patati patatata oui, oui bulles : à moins que je revende le rosé dégueulasse, ça fera de la place, oui, oui, oui, oui, mais ça sert toujours l’été, oui, oui, oui, oui, j’en parlerai à Louis il a acheté sur internet des étagères montables qui prennent peu de place, oui, oui, oui, oui, “je peux te prendre du pain ?”, oui, oui, oui, oui, ah mais merde Louis il ne revient que Lundi, oui, oui, oui, oui, c’est emmerdant, il est vraiment bon ce Bordeaux, oui, oui, oui, oui, où est-ce que je pourrai le foutre, j’ai plus de place nulle part, oui, oui, oui, oui, et ça supporte mal les voyages ces choses-là, oui, oui, oui, oui, il émerge, “au fait tu as de la place dans ta cave ?” qu’il dit à sa fille.
“Mais, Papa, je te parle de trucs sérieux et tu me demandes si j’ai de la place dans la cave, j’ha-llu-ci-ne”. Sa fille lui explique alors qu’elle s’est encore faite avoir par un mec, il lui répond : “ah, oui, c’est toujours compliqué ces choses-là et tes réactions ne font rien pour faciliter les choses”. Réplique-type, il a autre chose à penser, il a deux caisses de pinards à placer. “Mais je ne cherche pas une histoire d’amour mais au moins du respect ” qu’elle lui répond du tac-au-tac. Elle a dû dire la même chose à sa copine la veille, en illimité le soir à partir de 21 heures vers tous les opérateurs, CGV disponibles en agence. Déjà, une fille qui dit ça, vous situez un peu le niveau de casse-couillitude qu’elle a elle-même intégré. Elle connaît ses handicaps, c’est déjà ça. La fille était désespérée, c’était marrant. Elle m’aurait demandé mon avis, je lui aurais parlé du plan Borloo, de Calvin ou de Reagan voire de Mao. Là, cocotte, faut tout remettre à plat, c’est pas possible autrement.
Et après, je suis parti.
A vrai dire, je ne m’inquiète pas pour le père, il trouvera vite une alternative pour stocker son pinard. Pour la fille, ce sera beaucoup plus compliqué mais c’est marrant, je n’en ai sincèrement rien à foutre.
août 19, 2008
Enjeux majeurs
Posted by Charles under A l'attention des Jeunesses Citoyennes, En passant..., Histoire du déclin français, On n'arrête pas le Progrès, Politically incorrect[22] Comments
On reproche souvent aux réacs de ne pas avoir de propositions concrètes. Alors, moi, à part les robes à fleurs, j’ai identifié deux choses concrètes, raisonnablement accessibles, qui sont 1) une fiscalité toujours aussi illisible 2) une liberté d’éducation. C’est simple, ça se lobbyise et c’est ce qu’il y a de plus fondamental pour une survie durable (le fric et les cerveaux).
1) Pourquoi une fiscalité illisible ? Ca filtre, et c’est fait pour cela. Plus une fiscalité est illisible plus elle est à l’avantage de celui qui a les moyens de la lire. Moyens intellectuels ou financiers (payer des mecs). Le SBA, c’est ça, dans l’idée. Assurer un crédit d’heures d’assistance aux PME. Le patron moyen, il n’a pas le réflexe (et sans doute pas les moyens), de payer un spécialiste en optimisation fiscale. Ca ne fait pas partie de sa culture (ça change certes), donc il se fait plumer. Tandis que la multinationale de La Défense elle a des services entiers et des prestataires dédiés entièrement à cette mission. Donc, il faut garder des niches fiscales et tous les tours de passe-passe qui permettent aux informés de ne pas être asphyxié. Le but étant toujours de se faire voler le moins possible par la République, son armée pléthorique d’incapables et son empire d’assistés. Puisqu’une baisse des impôts n’est pas envisageable à terme, il faut donc perpétuer cette tradition républicaine de l’illisibilité de la fiscalité. Tant pis pour les petits, les femmes et les enfants.
2)La liberté d’éducation, faut-il détailler ? Si l’Education Nationale poursuit son oeuvre, celui qui détiendra le savoir sera le roi. Il faut donc s’approprier les lieux d’excellence, et en constituer. Les USA ont créé ex-nihilo des universités d’excellence ( 8 sur 10 dans le dernier classement Shangaï) et ce sans tradition monastique (Oxford et Cambridge, les 2 autres du top 10).
Dans l’absolu, ça ne sert à rien de distribuer des tracts anti-IVG à des gens qui tournent toute la journée à Fun Radio et Ruquier et qui considèrent surtout ces derniers comme de la culture (on peut écouter de la merde en ayant conscience que c’est de la merde, ça ne pose alors aucun problème). Ca ne leur parle même pas. L’éducation est vraiment un défi-clé. Toute idée un brin réac (artistique, littéraire, catholique, économique) est inaccessible pour l’abruti moyen. Ne serait-ce qu’écrire à peu près correctement le français aujourd’hui vous situe dans les upper-classes. C’est ça, la réalité. Alors, citer Saint Thomas d’Aquin en latin sur des tracts confectionnés sur Paint distribués dans la rue, c’est tout de même être un peu à côté de la plaque. Alors oui, il y a de la bonne volonté, c’est mignon etc mais il y a aussi un devoir d’efficacité, la beauté du geste ne fait pas tout. Saint Thomas d’Aquin justement avait conceptualisé tout un schéma rhétorique complexe qui structure toutes sa Somme. Pas folle la guêpe.
L’autre fois, en cherchant la citation de Schopenhauer sur l’islam, je suis tombé sur un passage 4 accolades (comment ai-je pu lire un tel pavé) où Schopenhauer disait qu’en qques sortes, les penseurs d’inspiration chrétienne apportent une autre dimension à toutes les Ecritures et la théologie et que celle-ci relativement à une époque fait sans doute plus pour le développement de la religion qu’une armée d’écclésiastiques. Pascal, Faulkner et Kierkegaard , même Montaigne (!) par exemple ont peut-être plus fait pour le développement de ma foi que la plupart des prêtres et des médias censés être catholiques que j’ai pu lire ou écouter.
Alors, ce sera mes deux nouvelles obsessions de la saison 2. Je développerai donc ces deux idées tout au long de la saison 2.
Un rapport de l’Institut Montaigne estime que la réalisation des objectifs fixés pour l’éolien lors du Grenelle de l’environnement va entraîner un surcoût d’un milliard d’euro par an jusqu’en 2020, puis de 2,5 milliards d’euros par an.
L’électricité issue du vent pourrait s’avérer coûteuse pour le contribuable. L’Institut Montaigne montre dans sa dernière étude que la réalisation des objectifs de développement de l’éolien fixé lors du Grenelle de l’environnement pourrait se traduire par un surcoût d’1 milliard d’euro par an d’ici à 2020, voire de 2,5 milliards d’euros par avant après cette date.
Voilà, faites vos calculs.
Evidemment, il faut aussi signaler le travail accompli par cette remarquable association.
juillet 23, 2008
Les CB pour réacs et autres
Posted by Charles under En passant..., On n'arrête pas le Progrès[4] Comments
Ce qui est formidable avec cette époque c’est que même lorsqu’on n’a rien à dire, on trouve quand même quelque chose à dire. Tu vois ? Il suffit de faire un tour sur un “site d’information” ou de regarder autour de soi. Je ne comprends pas comment un réac peut ne pas avoir d’inspiration.
Alors, aujourd’hui J’ai vu des CB (roh, cartes de paiement) personnalisées. Je me suis donc renseigné. La SG, par exemple.
Je suis fasciné par le culot des commerciaux et autres marketeux. Leur volonté d’épouser chaque pan de la société est remarquable. On commence par la collection Elles. Des motifs rosâtres et gnian-gnian, mais surtout des prestations accessoires :
Le plus :
En plus des services et avantages des cartes MasterCard, la collection pour elles vous offre :# L’assurance vol de sac à main (1) qui vous rembourse jusqu’à 200€ (400€ pour la Gold MasterCard) l’achat de votre nouveau sac.
# L’assistance dépannage à domicile 24h/24 : une fuite, une vitre cassée, une panne d’électricité… un simple coup de fil et vous êtes dépannée. Le déplacement et l’intervention sont pris en charge jusqu’à 300€ par an.
Tarif de l’option collection pour elles : 24€ par an (hors cotisation carte).
Le remboursement du sac, formidable.
Alors, ils n’ont pas fait de collection “Hommes”. Les femmes à pouâle, ils n’ont pas encore osé.
Mais ils ont pensé aux réacs. Hé oui. Ca s’appelle la collection Patrimoine.
Disponibles en :
- Carte Visa Premier
Le plus :
Le signe distinctif des passionnés du patrimoine français.
C’est limité et disponible qu’en Première. Car le réac a du pognon et voyage, c’est bien connu. Chenonceau, la tour Eiffel, Saint-Michel, le Sacré-Coeur, il n’y a que ça. Respectivement, le Roy, le rayonnement de la Frônce, Dieu et le Sacré-Coeur pour le réac international (Aaaah, Pôrisse, Tchants-Alysés, le Saké-Sir, le Mouline Wood, magic !). Mais c’est déjà bien d’avoir pensé aux réacs.
A signaler également des cartes Graffiti. “Des cartes très inspirées par le “street art”, qu’ils disent.
Collection caritative, aussi. Il y a l’Ordre de Malte. Mais j’aime beaucoup le plus de cette carte selon les marketeux :
“Une carte citoyenne qui donne du sens à chacun de vos achats.”
Oh, oui. Une carte citoyenne, fantastique. Et du sens à chacun de nos achats, parce qu’il faut consommer durablement et intelligemment, hein. C’est notre rôle de consommateur Citoyen. Et si chacun fait geste, bah, ça ira mieux, sûr.
Voilà, voilà. Grâce à Charlie, vous pouvez oublier votre chéquier 20cmX10cm pour être véritablement anachronique. Une petit bout de plastique estampillé Chenonceau suffira dorénavant.
C’est le Progrès, qu’ça s’appelle.
juillet 20, 2008
Centre de formation réactionnaire
Posted by Charles under Bon goût, En passant..., Politically incorrect | Tags: rhétorique |[37] Comments
A l’avenir lorsqu’on vous opposera “les hétérosexuels ont bien un mariage, j’vôa pas pourquôa les homosexuels n’auraient pas le drôa d’avoir la même chôse, l’amûr ne connaît pas les lôuas”, vous répondrez :
“Sombre conasse, tu es vraiment exaspérante”
“Considère le cas suivant, chère Kimberley. Un père reproche à son fils d’être l’amant de sa grand-mère. La grand-mère du fils, la mère du père, donc. Le fils répond ainsi aux reproches du père :
Tu couches bien avec ma mère, au nom de quoi n’aurais-je pas le droit de coucher avec ta mère ? Ce serait injuste.”
Inspiré librement d’un cas du Traité de l’argumentation de Perelman.
juillet 16, 2008
Le délit de sous-entendu, nouvelle entrée au code pénal de la République
Posted by Charles under Clergé médiatique, En passant..., Histoire du déclin français, Inquisition citoyenne, On n'arrête pas le Progrès[5] Comments
Il y a certainement des règlements de compte internes à Charlie Hebdo, il y a certainement plein d’autres choses. Ok. On ne revient pas sur les délires de toute-puissance des juifs. Moi, personnellement, je trouve grandiose une femme comme Jessica Darty qui certes branchouille, suit pourtant des cours poussés de théologie, le sommet du savoir.
Mais, là n’est pas la question.
Simplement, et c’est ce qui est effrayant, Siné ne faisait que suggérer, ironiser tout au plus. Barbey d’Aurevilly (il me semble, c’est quelque part dans le dictionnaire des Oeuvres) a écrit de belles choses sur l’ironie maistrienne. Kierkegaard sur celle de Socrate. Il y a même vu le commencement de la philosophie.
Autant dire que l’ironie est une arme de l’esprit. La droite en a toujours fait un de ses outils préférés. Le sérieux et le dogmatisme de la gôche, certainement plus réels et lourdingues que la caricature qui a pu être faite de l’Eglise, nous y obligent.
Pour exemple, la réacosphère manie fort bien l’ironie, elle sait renverser les codes du langage médiatique, s’émerveiller du désastre pour mieux le pointer, discuter les irréconciliables visées du machin qui sert de package idéologique de France & Co. pour mieux le ridiculiser.
Il y a donc de quoi être inquiet. Plus que d’habitude, en tout cas. Ce procès en sorcellerie marque une nouvelle étape du recul de la pensée après l’adoption de nombreuses lois liberticides portées par des dirigistes -de la pensée-.
juillet 12, 2008
Quand j’étais petit, j’avais eu l’idée d’appeler le ballon de foot par le prénom de notre Maîtresse. Ca nous faisait marrer de l’appeler par ce prénom. “On va jouer avec…, passe-moi…” etc. C’était un sujet inépuisable de blagues. Agacée d’entendre son prénom à tout bout de champ, elle a demandé à ce que l’on cesse ça tout de suite. Les gens de l’Education Nationale sont tellement sinistres.
J’aime éviter du regard les belles. Il y a beaucoup trop de nécessiteuses, il faut être économe de ses regards. Et puis, en confiance, elles sont arrogantes. Il faut toujours maîtriser les règles du jeu, c’est une loi éprouvée par le temps. J’aime néanmoins regarder dans le reflet d’une vitrine ou d’une vitre si elles me regardent. Mais elles ignorent que je les regarde, puisque c’est à travers la vitre que cela se fait. Hihi.
J’ai toujours eu l’impression d’avoir trop vécu, d’être un sociologue qui a pondu une thèse sur chaque groupe social possible et imaginable, de connaître toute la galerie de personnages et ce dès l’entame de conversation. C’est pourquoi j’aime les personnages fantasques, l’évasion et le cinéma. Je suis beaucoup trop lucide pour être un émerveillé, c’est dramatique. Ou alors, les gens sont beaucoup trop prévisibles pour être surprenants. Je ne sais pas. En tout cas, seuls les paysages et les réflexions des enfants me surprennent à coup sûr.
J’aime beaucoup le Dimanche matin. Il n’y a que des blancs dans les rues (Peggy, si tu nous lis, je parle des royalistes, of course), c’est plaisant.
Je connais un vieil aristocrate qui, tous les matins à 7H30 pétantes, costar impeccable, promène son chien. Je trouve ça grandiose.
Dans le château d’un ami, dans un recoin, il y a un mur où figurent les tailles datées des enfants à chaque étape de leur croissance. Ca va du XVIII à aujourd’hui. Je trouve ça grandiose.
Je me suis toujours demandé comment les gens stériles ou les pédés pouvaient vivre heureusement. Une tante (Peggy si tu nous lis, il s’agit de quelqu’un de ma famille), déclarée irrémédiablement stérile depuis sa jeunesse a suivi tous les traitements possibles et imaginables, a consulté plusieurs grands spécialistes etc pendant 20 ans. Puis, elle a eu une fille. Depuis, elle va à la messe et les médecins jadis catégoriques et désolés n’y vont toujours pas. Peut-être sont-ils des tantes, je ne sais pas.
Je me suis toujours demandé comment on peut être jury ou recruteur sans réussir à fixer quelqu’un dans les yeux plus de 20 secondes. Manquerait plus qu’ils deviennent cow-boys pour que l’imposture soit complète.
Parmi mes meilleurs amis (oui, je sais), il y en a un qui a trouvé une planque dans un coin paradisiaque. Il passe ses journées à manager des serveuses et à gérer le stock de charbon (je résume, hein). Un air de Thierry Lhermite, vraiment. Un autre, s’est réorienté pour devenir notaire. Faire raisonnablement du fric tout en ayant un cadre de vie champêtre, voilà la combine. Le notariat, j’aurais dû y penser.
Ce qui m’emmerde le plus chez la gent féminine, c’est cette manie typiquement féminine de ne pas dire ce qui ne va pas tout en sous-entendant que ça ne va pas. Et ensuite, de s’étonner que l’on ne comprenne pas ce qui ne va pas, de s’étonner qu’on ne comprenne pas ce qui ne va pas puisque c’est tellement évident au point de ne pas avoir à l’expliciter tout en éprouvant le besoin de suggérer que ça ne va pas. Ca, c’est un raisonnement 100% féminin.
J’ai une admiration inconditionnelle pour Bernard Arnault. Un de mes modèles, oui. Un jour, je lui dirai “j’aurais aimé avoir un fils comme vous”. Il esquissera alors un bref sourire devant la drôlerie de la remarque relative à nos âges respectifs, je le sais. Mais, pas plus.
Je le trouve éloquent, tout en retenue, précis, fantasque, élégant, droit, puissamment intelligent, inflexible et je lui devine cette manière aristocratique d’écarter d’un revers de la main toutes les petites tracasseries insignifiantes de la vie quotidienne. Sûr que son ambition vient de là. Se consacrer à la Beauté du vrai, le reste n’est qu’illusion chimèrique. S’extirper du grand rien comme disait Xyr ; heideggerien l’élégant, sûr ! Il doit être une terreur en réunion, j’aime beaucoup. Le genre de pesonnage qui dit à ses collaborateurs, ses financiers ou son avocat ou que sais-je : faites que ce soit possible, le reste ne m’intéresse pas. Il a épousé une pianiste en secondes noces (bon…). Comment peut-on faire plus élégant ? Une violoncelliste, peut-être (à drouate) ? Bref, maximum respect !




