Histoire du déclin français


Il y a certainement des règlements de compte internes à Charlie Hebdo, il y a certainement plein d’autres choses. Ok. On ne revient pas sur les délires de toute-puissance des juifs. Moi, personnellement, je trouve grandiose une femme comme Jessica Darty qui certes branchouille, suit pourtant des cours  poussés de théologie, le sommet du savoir.

Mais, là n’est pas la question.

Simplement, et c’est ce qui est effrayant, Siné ne faisait que suggérer, ironiser tout au plus. Barbey d’Aurevilly (il me semble, c’est quelque part dans le dictionnaire des Oeuvres) a écrit de belles choses sur l’ironie maistrienne. Kierkegaard sur celle de Socrate. Il y a même vu le commencement de la philosophie.

Autant dire que l’ironie est une arme de l’esprit. La droite en a toujours fait un de ses outils préférés. Le sérieux et le dogmatisme de la gôche, certainement plus réels et lourdingues que la caricature qui a pu être faite de l’Eglise, nous y obligent.

Pour exemple, la réacosphère manie fort bien l’ironie, elle sait renverser les codes du langage médiatique, s’émerveiller du désastre pour mieux le pointer, discuter les irréconciliables visées du machin qui sert de package idéologique de France & Co. pour mieux le ridiculiser.

Il y a donc de quoi être inquiet. Plus que d’habitude, en tout cas. Ce procès en sorcellerie marque une nouvelle étape du recul de la pensée après l’adoption de nombreuses lois liberticides portées par des dirigistes -de la pensée-.

L’Occitane pourrait être cotée à HK. Le fonds souverain norvégien est n°1 au CAC. Intéressante interviou sur Causeur. Le sans-culotisme : culte du ressentiment et apitoiement misérabiliste de façade sur le sort des autres. Al Quaida n’a rien inventé. Le rectorat de Paris invente le camp de Tolérance : vous aviez choisi Fénelon pour votre fille ? Une erreur informatique dûe à un manque cruel d’effectifs dévoués et compétents pour réaliser la grande mission civilisatrice et égalitariste de la République qui déchire enregistrera le lycée Karl Marx d’Aubervilliers. C’est con, hein ? Nous sommes désolés Madame, nous ne pouvons corriger cette erreur, nos employés informatiques sont en grève pour protester contre le manque d’effectifs et le surmenage qui en résulte. Et puis, vous savez la Diversité, c’est Bien. Une seule adresse pour sauver ce qui reste à sauver : ici. La République n’en finit pas d’être ridicule : des youyous pendant la remise de la Légion d’Honneur. La HALT !  Achtung ! ouvre un bleaugue où le tutoiement et l’orthographe gnian gnian texto sont de rigueur. Le respect de l’Ôtre, qu’ils disent. On a l’impression que ce bleaugue est fait par et pour des demeurés. Son nom : Ouvert à tous. De la Diversité à l’échangisme, il n’y a pas grand chose, finalement, quand on y pense.

Bande de clowns.

Charlie était invité, grâce aux recommandations d’Alain Bécile. Vous pourrez entendre mon ami Alain dans l’extrait vidéo. J’ai pu capter en exclusivité quelques extraits des mots échangés entre Bernard et sa câline :

Rachida, avenante :

- Très buvable ce Champagne.

- Ah, oui c’est excellent, excellent.

- On a chaud, on a chaud ; alors on boit, vous comprenez. Vous dansez 5 minutes et vous recommencez.

- Vous savez quelques fois, il vaut mieux cocktailiser dans un endroit trop frais que trop chaud, n’est-ce pas ? Ne serait-ce que pour la transpiration, la sueur, n’est-ce pas ?

Etc.

Chez LGC SA, les employés respecteront une minute de silence en ce jour qui bien évidemment ne sera pas chômé. Les employés et la direction de LGC SA tiennent à saluer le courage politique de Nicolas Sarkozy qui montre, s’il en était encore besoin, que la République sait plus que jamais conduire la France aux sommets.

Vive la République ! Vive Bouteflika ! Vive el-Assad !

Le programme d’Avignon est… moderne :

« Si La Divine Comédie est un texte qui accompagne Romeo Castellucci depuis son adolescence, il n’en propose pas une « adaptation » littérale. Son travail est inspiré par ce texte, comme il l’écrit dans ses notes de travail : « Lire, relire, dilater, marteler et étudier à fond La Divine Comédie pour pouvoir l’oublier. L’absorber à travers l’épiderme. La laisser sécher sur moi comme une chemise mouillée. » »

Source.

Camarade moderne, l’adaptation littéraire (littérale), cette rigueur du texte, faut oublier tout ça maintenant, trop emmerdant.

Dante n’avait pas pensé au slam. Et si le destin d’une oeuvre c’était de s’adapter pour ne jamais être désuète ? Pourquoi je dis que c’est l’oeuvre de mon adolescence ? Parce c’est un pont, un passage, le carrefour d’un âge, un pont rejoignant plusieurs rives, dépassant le flot de notre existence, tu vois. Tu vois, j’crois que c’est notre rôle, adapter non pas en fonction du support ou du public, mais en fonction de l’époque, être intemporel parce qu’être ancré dans son temps, tu vois, on peut imaginer l’interprète infuser son texte, ne pas l’apprendre, non, l’éprouver, dans sa chair, dans son corps, le rapport au corps c’est important tu sais, et apparaître sur scène, le texte infusé, Dante s’épandre comme une nappe de thé dans du lait, tu vois, et l’interprète, l’emprunteur, le transporteur, le contenant, l’Ôtre c’est Dante, mais c’est aussi ton compagnon de salle, il n’y a plus de rôle, d’auteur, de spectateur, il y a synergie, symbiose, partage, tu vois, et donc, le compagnon, il peut exprimer ce qu’il a ressenti au fond de son corps, son sachet de thé, si tu veux,  le métissage du lait et du thé, le brun et le blanc, la sueur de celui qui éprouve au fond de lui-même Dante métissée à l’humidité d’un linge propre, sans textes, c’est fini ça, trop rigide, pas infusé, non pas s’adapter pour adopter Dante mais adapter Dante pour l’adopter, de l’improvisation sur la base d’une imprègnation d’un texte, tu vois, et après, pour improviser, parce qu’en fait l’interprète, c’est un peu le pont entre deux époques tu vois, le fil conducteur entre un public moderne et une oeuvre en arrière-plan, c’est ça le décor, c’est ça la disposition d’un théôtre et c’est ça une scène, tu vois,  mais il n’y a pas de disposition, il n’y a que des positions, modulables, interchangeables, et donc, une improvisation méditée sur une rythmique slam, non pas s’approprier Dante, mais le rendre approprié, moderne, accessible, le partager, le transcender, le transmettre, la continuité de l’esprit, l’Ôtre comme relai et comme récepteur, l’incarnation s’il fallait être rétrograde, parce que tu vois Dante, finalement, sa Divine comédie, bah, quelque part, c’est aussi la nôtre, nous l’Un, nous l’Universel, nous sommes Dante, tu vois ?

- Va niquer ta mère

- Laquelle ?

Civilisation du loisir, papa pédé post-pacsé, maman divorcée redécomposée, les mères porteuses sont d’actualité. Très bon billet d’Il Sorpasso.

Toujours la même logique progressiste et la même chronologie diabolique : sémantique de l’apitoiement, du misérabilisme, victimisation, cas de détresse sociale, reportage TF1 sur une femme infertile RMIste, violée, handicapée, vide juridique, il faut faire quelque chose, ridicules traditions, catastrophistes discours réactionnaires (vous feriez un excellent réalisateur d’Apocalypse now disait l’autre, faut dire que l’actualité nous discrédite jour après jour) un être humain ne peut rester stoïque devant de tels cas de détresse sociale etc.

- Intervention législative, tirage aux sorts dans un couloir de celui qui fera le pitre à grands coups de citations bibliques, maquillage, raie sur le côté, costar ou tailleur ridicule (loi sur la parité), agrandissement des sourcils, air mauvais. Putain, encore moi, faites chier avec vos conneries. Ca ne me fait pas rire, moi ! dira soeur Christine. Une main au cul en guise d’encouragement et la vie continue. Ses collègues se marrent, elle n’a toujours pas compris le tour de passe-passe de la paille à taille modulable. J’ai un quinze ans d’âge, tu m’en diras des nouvelles qu’on croit entendre au détour d’un couloir. Maurice, toujours aussi rouge, est euphorique. Vivement que ça s’finisse ces conneries. Il a soif.

- 20 ans après, généralisation, délinquance délirante, suicide de masse, avortement première cause de décès en Europe, immigration défigurante, week-ends chez Papa fille, SMS de Maman homme, absent(e), aura 40 minutes de retard (plan cul avec un performer), équilibre psychologique du français (ce qu’il en reste) moyen similaire à celui d’un rédisent de Fox River.

- Les pédés auront des enfants, les blancs des petits noirs, les stériles une famille africaine, les moins de 12 ans des relations sexuelles et tout ira mieux, tellement mieux, finie cette nature rétrograde et bornée.

Des petits bourgeois lynchés, des guerres inter-ethniques à la machette, une femme blonde violée pour non-port du voile, des familles blanches en banlieue qui vivent cloîtrées, voient leurs enfants tourner festivement ou abandonner citoyennement le rasoir, un hebdomadaire qui titre presque “exilez-vous du chaudron : le classement des villes où vos soeurs et filles ont le moins de chance de se faire violer par des Jeunes en situation de détresse sociale”, bienvenue en France & co, le pays multicul qui compte ses chances par millions.

Alors, oui, évidemment, il y a la gastronomie du Monde, le piment, la viande avariée, le coca, la fête du Monde en fait (musique, tout…), la satisfaction affichée de quelques crétins qui croient résumer le monde sur une scène ou dans une assiette, c’est dire s’ils méprisent le monde et sa véritable diversité,  passons, les échanges culturels (échanges de maillots Divers tombés du camion), la solidarité dans l’épreuve (avance sur KG de cannabis), des histoires d’amour transcivilisationnelles, transtout en fait (Diana, Diverse, se convertit au salafisme en vue d’épouser Abdel, chômeur mais Divers : Lorsque l’amour rapproche les peuples, ce soir sur Arte) et tout plein de vertus citoyennes.

Nos antifascistes hallucinés qui croient voir en la personne d’un breton lettré vaguement antisémite la réincarnation d’un chef nazi, ces comédiens, ces imposteurs, ces héros à peu de frais, donc, sont vraiment les pires ordures que ce pays ait porté. Ils vous feront virer un chef de cabinet anglais pour avoir dit “ils peuvent toujours repartir“, mais vous justifieront par des détresses sociales, une descente, car c’est bien de ça dont il s’agit, de Jeunes dans un quartier. 15 Jeunes qui entrent dans un wagon, un son de barbare au portable, vous avez  en réaction 40 citoyens qui baissent le regard ou se mettent à contempler le paysage pourtant fort laid.

J’imagine que les juifs avaient la même réaction lorsque la Gestapo descendait.

- S’il m’arrive quelque chose et que tu es épargné, tu diras à ton père que je l’aimais, mon petit.

- Mais, il a déjà été tué par des Jeunes, maman.

- Ah, j’lui dirai moi-même, alors.

Toujours plus loin, voilà le slogan du progressisme. On a pu encore le constater. L’inconvénient de n’écouter Finky que par Podcast, c’est que l’on rate certaines choses. Vu sur Causeur (je vous encourage à lire l’article d’Elisabeth Lévy dans son intégralité) :

Samedi dernier, pour annoncer “Répliques”, l’émission d’Alain Finkielkraut qui est le fleuron de la chaîne, voilà en effet la petite déclaration dont il s’est fendu, déclaration que chacun peut écouter sur le site : “Aujourd’hui, Alain Finkielkraut débat avec Renaud Camus. Personnellement, je ne trouve pas d’ailleurs qu’il y ait matière à débat avec Renaud Camus, surtout après le livre qu’il vient de publier. Mais c’est un avis très personnel. Allez passons, oublions. Finie l’amertume de la pseudo-déculturation. Et tiens, je vous propose de se quitter avec un bon antidote, généreux, un hymne à la diversité. Et je vous le dis comme je le pense : c’est plutôt ça, ma France à moi, celle que j’aime, et pas celle de Renaud Camus.” On ne s’en étonnera pas : producteur dans une chaîne qui s’appelle France Culture, Frédéric Martel n’a rien trouvé de mieux à opposer à la passionnante réflexion de Camus sur La grande déculturation (Fayard) que la chanson de la grande artiste Diam’s Ma France à moi.

Le membre du clergé médiatique qui fait ses annonces après la Messe, tout est normal au pays des radios d’Etat. La diffusion du son de l’autre sur france cul (un antidote généreux et un hymne à la Diversité qu’il dit, sans crainte du ridicule… Si c’est pas mignon) est un moment collector de bêtise militante. On ne cesse d’être surpris par  la doxa règnante. Pauvres progressistes qui n’ont plus que Diam’s et Cali pour vendre leur soupe. Bref. Frédéric Martel (ami d’Alain Bécile) qui doit éprouver quelques difficultés d’ordre psychologique avec un patronyme si peu Citoyen, ne trouve rien de mieux que l’autre anti-sexuelle pour répondre au paraît-il très bon essai de Camus. Même le Cultural Gang Bang n’y aurait pas pensé.

Nous sommes entourés de caricatures, c’est à peine croyable. Et évidemment, comme le rapelle Elisabeth Lévy, dans le pays de la Diversité, on aime tous les avis à la seule condition qu’ils répondent à l’idéologie officielle et très étroite de la Diversité. Les Divers et affiliés ne tolèrent qu’eux-mêmes. Rien ne doit arrêter la marche heureuse et triomphale du Progrès. C’est ainsi.

En regardant cette vidéo, j’ai repensé à la grande Djack’ qui disait de de Villiers qu’il serait un excellent réalisateur pour un remake d’Apocalypse now, avec l’arrogance, le crétinisme et l’assurance caractéristiques des gens de gôche. Le cynique moderne par excellence charria le crétin mais pas trop qui a(vait?) encore une once de bon sens en s’attachant à la tradition considérée dans son sens le plus réactionnaire, à savoir une méfiance en réaction à toutes les poussées modernistes de ceux qui considèrent tout ancêtre, tout savoir de plus de 5 ans comme arriéré. Le bougisme disait l’autre. Rien ne doit rester,  pas même le plus censé et le plus beau. Les millénaires -et les traditions qui en ont résulté- qui nous précèdent sont l’œuvre d’arriérés qui ne connaissaient même pas les droâdlôm et le rap, les cons.

Et donc, via FDS, ça bouge en Belgique, ils n’ont pas peur de l’avenir ces gens-là, quel élan, quelle vie, quelle osmose avec son temps, vraiment le pied, la Modernité, mon pote :

Dans la logique progressiste, au nom de quoi cette femme n’aurait pas le droit de présenter la météo ? La Laïcité qui a illuminé le monde ? La même qui finance les mosquées par pression et crainte de l’influence salafiste (raisonnement si l’on peut dire au-delà de tout ce qu’a su faire la république jusqu’ici, c’est donc du très haut niveau) ?

J’interrogerai mon consultant bien-pensance Alain Bécile sur cette question car ces argumentations me lassent, j’espère juste que je verrai le grand Clash. Si j’en crois les projections démographiques, je serai encore opérationnel.

Dans le genre intégrale du beauf, le téléphone jamais éteint. Au cinéma, au restaurant, en cours, tout le temps, il faut montrer que l’on est sollicité parce qu’on est quelqu’un d’important, tu vois.

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